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Vague d’enlèvements d’enfants : un gabonais brûlé vif et un autre admis en soins intensifs (Communiqué)

Vague d’enlèvements d’enfants : un gabonais brûlé vif et un autre admis en soins intensifs (Communiqué)

Un gabonais a été brûlé vif et un autre gravement blessé et admis en soins intensifs à Libreville, a annoncé tard dans la nuit de vendredi à samedi le ministre de l’Intérieur, Lambert Noël Matha faisant le bilan d’une journée de violences urbaines suite à des rumeurs d’une vague d’enlèvements d’enfants à des fins fétichistes.

Voici l’intégralité du communiqué du gouvernement lu par le ministre de l’Intérieur Lambert Noël Matha :

Depuis plusieurs jours, des informations fortement relayées par les réseaux sociaux font état de nombreux cas d’enlèvement d’enfants dont le dessein est de semer le trouble, la peur et de justifier une justice populaire en s’attaquant à des innocents. 


Cette pratique aura coûté la vie en début d’après-midi à un compatriote, Stanislas MBA NGOUA, qui a eu le malheur d’être au mauvais endroit et au mauvais moment. Plusieurs victimes de ces manipulateurs assassins dont Patrick EYEGHE se trouve actuellement au Centre Hospitalier Universitaire de Libreville 

Le Gouvernement de la République condamne avec la plus grande énergie ces actes manipulatoires et déplore la perte de ce jeune compatriote. Pour tous ces cas, des enquêtes ont été ouvertes. 

Le Gouvernement tient à préciser que du 1er janvier 2020 à ce jour, aucun service de 

Police ni de Gendarmerie n’a enregistré de plaintes pour enlèvement d’enfants, à l’exception de celle de la famille du jeune NGOUA ABAGHA Anderson Rinaldi, enregistrée à Bitam dans la province du Woleu-Ntem et dont les enquêtes sont en cours. 

Face à cette psychose savamment entretenue, le Gouvernement annonce un déploiement conséquent des Forces de Sécurité et de Défense sur toute l’étendue du territoire national avec une plus grande concentration aux abords des établissements scolaires. 

Des fouilles systématiques des véhicules seront effectuées par les Forces de l’ordre dans le respect des droits humains et des Conventions internationales. 

Le Gouvernement rappelle par ailleurs que la propagation des fausses nouvelles via les réseaux sociaux ou tout autre moyen, qui trouble l’ordre public expose son ou leurs auteurs et complices à des peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 5 ans, conformément aux dispositions de l’article 227, alinéa 1er du Code Pénal.  Le Gouvernement de la République appelle les uns et les autres au devoir de vigilance et de responsabilité.

Gabonactu.com

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