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Un nouveau « tsunali » décapite des intouchables d’hier

Un nouveau « tsunali » décapite des intouchables d’hier

Ali Bongo donne un nouveau rythme à son second septennat ©  DR

Depuis le conseil des ministres du 7 novembre dernier, un très mauvais vent souffle sur l’administration publique et parapublique gabonaise. L’on évoque un nouveau « tsunali », en référence au coup de balai qui avait permis à Ali Bongo de nettoyer le palais du bord de mer et certaines administrations dès sa prise de pouvoir en fin 2009.

La bourrasque actuelle s’attaque notamment à une catégorie de personnes bien précise : les personnalités qui ont pris les commandes du navire Gabon au lendemain de l’Accident vasculaire cérébral (AVC) dont a été victime le 24 octobre 2018 le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba.


Comme pendant un tsunami, personne ne sait exactement ce qui se passe à l’intérieur comme à l’extérieur du territoire soufflé.

La justice ne communique quasiment pas sur le nombre, les noms et les fonctions des personnes actuellement jetées au gnouf. Le Procureur de la République, Olivier N’zahou a simplement indiqué dans un communiqué lapidaire que les droits des personnes en garde à vue seront sinon sont respectés.

Mercredi, un collectif de six avocats défendant les personnes gardées à vue a annulé sine die une conférence de presse alors que des journalistes attendaient depuis plus de deux heures dans la salle retenue pour l’évènement. A la place, un communiqué écrit a été distribué via WhatsApp à la presse. Le texte n’aide pas également à faire la lumière sur la liste des personnes actuellement gardées à vue.

Impossible aussi d’en savoir plus sur les personnes prises dans cette rafle. Les avocats ont simplement repris la formule bateau du gouvernement parlant des personnalités issues de l’administration publique, parapublique et des établissements bancaires.

A y voir de très près, c’est une bonne partie de la haute administration qui est soufflée. Ce jeudi, plusieurs sources annoncent l’interpellation du porte-parole du président de la République, Ike Ngouoni, un des visages clés du régime. Si cette mise aux arrêts est confirmée, la situation serait alors davantage inquiétante pour toutes les personnes qui ont été aux affaires entre octobre 2018 et maintenant. L’évocation de certaines personnalités prises dans ce mauvais filet en est une parfaite illustration.

Il s’agit pour les cas les plus connus de Renaud Allogho Akoué, ex patron de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS), Ismaël Ondias Souna ex DG de la Société Equatoriale des mines (SEM) passé également par la Caisse de stabilisation et de péréquation (CAISTAB), du DGA de Gabon Oil marketing (GOM), Jeremy Ayong. Une source bien informée a confirmé à Gabonactu.com la présence dans les lcaux de la Direction générale des recherches (DGR) où sont stockés les « Gardés à vue », Hermann Nzoundou Bignoumba, patron de la Caisse de dépôts te des consignations (CDC), la banque de l’Etat.

Dans sa déclaration mardi dernier, le Premier ministre Julien Nkoghe Bekalé a exclu une chasse aux sorcières, parlant de la vague d’arrestations en cours. Cependant, tout semble laisser croire qu’il s’agit bien d’une chasse ciblée.

Quasiment toutes les personnes gardées à vue dont les noms circulent dans les réseaux sociaux ont une filiation de près ou de loin avec l’AJEV ou son président Brice Laccruche Alihanga. Les mêmes gardés à vue sont ces personnes qui ont été présentées comme les petites perles qui vont renouveler la classe politique et l’administration. Ils ont eu le pouvoir et l’argent.

Qu’à cela ne tienne, les gabonais veulent savoir la finalité de l’opération en cours. Est-ce pour récupérer les prétendus milliards volés afin de les investir dans le social ou simplement le développement du pays ? Est-ce un réel changement de paradigme dans la gestion de la chose publique ou un simple règlement de comptes pour ôter de là les uns au profit des autres ? Wait and see.

Daniel Etienne

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1 Commentaire

  1. ENDUNDU

    On veut des tsunali suivi des effets aux sanctions exemplaires afin de dissuader les éventuels réfractaires et contrevenants. Plus des effets d’annonce. 2023 sanctionnerait si l’on continue comme en 2009.

    Reply

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