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Un enseignant porte plainte pour exiger plus de boulot

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Sylvestre Ngadi Koumbi, enseignant d’Art dramatique a porté plainte contre son proviseur qui ne veut pas lui donner beaucoup de travail, a-t-il confié à Gabonactu.com

 

L’enseignant se dit marginalisé. Ses 14 autres collègues de l’éduction artistique et lui considèrent que le proviseur de leur établissement, le lycée Jean Baptiste Obiang Etoughé (LJBOE) de Sibang situé dans le 6ème arrondissement de Libreville n’a que du mépris pour leur matière.

Et pour valoriser sa discipline et mieux transmettre la plénitude de ses compétences à ses élèves, l’enseignant a adressé sa plainte à l’Inspection d’académie provinciale de l’Estuaire, organe compétent. Selon le plaignant, l’administration de l’école décide chaque année, contre toutes les dispositions réglementaires, de réserver 1 heure de cours au lieu de 2 heures chaque semaine comme le prévoit la loi.

L’arrêté N°000049/MEN/PPG du 25 juillet 2011 fixant les coefficients et les volumes horaires de l’enseignement de l’éduction artistique dans les établissements scolaires du premier et du seconde degré dispose dans son article 3 que « le volume hebdomadaire de l’enseignement de l’éducation artistique dans les établissements scolaires est fixé comme suit : Premier degré : deux heures trente par semaine reparties en séances quotidiennes ; second degré : quatre heures par semaine reparties en deux séances d’enseignement-apprentissage ».

violation de la loi

« Cette situation qui est volontairement entretenue par les responsables administratifs et pédagogiques, dure déjà depuis quatre ans », a souligné en substance dans sa requête l’enseignant marginalisé. Le mis en cause immédiat dans l’affaire est Yvon Blaise Tsielo, proviseur du LJBOE. Le patron du l’établissement secondaire semble ne pas prendre en considération les desiderata de ses collaborateurs plaintifs.

Les 15 enseignants d’éducation artistique lésés sont repartis en trois groupes à savoir 8 pédagogues dispensant les cours d’Arts plastiques, 6 autres concernant les arts dramatiques et enfin un autre pour l’économie familiale et sociale.

« Inscrites dans les programmes scolaires, ces disciplines artistiques contribuent, au même titre que les autres, à l’épanouissement des élèves, au développement de leur personnalité et à leur insertion sociale. Pourquoi donc un traitement à part ? », S’interroge Sylvestre Ngadi Koumbi visiblement gêné dans sa plainte.

Une marginalisation entretenue

Selon le plaignant, la marginalisation au lycée de Sibang a atteint son paroxysme. En début d’année scolaire 2014-2015, tout le département de l’éduction artistique a été purement et simplement oublié dans les emplois du temps. Lors de l’affichage, de ces documents il n’y figurait aucune colonne réservée à cette matière.

Le lycée de Sibang n’est pas le seul a ignorer sinon zapper cette matière. C’est une situation quasi-générale dans tous les établissements publics à travers le pays. Nombreux sont ces chefs d’établissements qui rechignent de donner aux enseignants de l’éducation artistique la place qui leur revient de droit.

Sydney IVEMBI

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