CAN 2019 : le Gabon toujours en danger malgré ses victoires contre le Soudan du sud

Illustration Panthères du Gabon @ DR

Libreville, 16 octobre (Gabonactu.com) – Les Panthères du Gabon sont toujours dans une zone de forte turbulence 4 journées après le démarrage des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) Cameroun 2019.
 
Actuellement les poulains de Daniel Cousin pointent certes à la 2ème place du groupe C avec 7 points (+2). Cependant, le Mali occupe le fauteuil de leader du groupe avec 8 points (+4).
 
Le Mali aligne plus d’atouts favorables que le Gabon. Lors de la 5ème journée, les Aigles affronteront les Panthères à Libreville. Au match aller, les gabonais s’étaient inclinés à Bamako (1-2). Ces dernières années, les duels entre les deux pays tournent toujours en faveur du Mali. C’est à cause du Mali que le Gabon était éliminé en quart des finales de la CAN 2012 à Libreville. Le match de novembre (5ème journée) se jouera au stade de l’amitié à Angondjè où les maliens avaient douché les gabonais en 2012.
 
Le Mali jouera ensuite sa dernière rencontre contre le Soudan du sud, la plus faible équipe du groupe. Les Aigles peuvent espérer avoir une réserve certaine des points grâce aux sud-soudanais.
 
En revanche, les gabonais n’ont plus que des morceaux pénibles. L’affrontement de Libreville contre le Mali et le difficile match retour contre le Burundi, l’une des révélations de ces éliminatoires. Après avoir contraint les maliens au nul en aller et retour, les burundais pourraient mettre les gabonais « dans la sauce » comme au match aller à Libreville (1-1). Le partage des points avec Libreville pourrait expédier le Burundi au Cameroun après sa victoire possible contre le Sud Soudan  lors de la 5ème journée.
 
Les prévisions sont donc en défaveur du Gabon, pays où les dirigeants peinent à former l’union sacrée autour de la sélection nationale. La fédération et le ministère des Sports ne cachent plus leur inimitié. Un troisième acteur vient de s’ajoute sur cette liste : le Fonds national de développement du sport (FNDS).
 
« Il faut une prière de délivrance entre ces trois acteurs pour sauver la sélection », a suggéré un supporter dans les réseaux sociaux.
 
Maintenir le statu quo actuel c’est faire preuve d’un laxisme qui profiterait inévitablement au Burundi. Et les gabonais resteraient malheureusement scotchés à la maison pour regarder la CAN 2019 à la télévision.

Carl Nsitou

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