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Quid de la détention préventive largement dépassée de Magloire Ngambia ?

Quid de la détention préventive largement dépassée de Magloire Ngambia ?

A qui profite la détention préventive prolongée de Magloire Ngambia, incarcéré à la prison centrale de Libreville selon le mandat de dépôt du 10 janvier 2017, alors que, conformément aux lois en République gabonaise, les délais de détention préventive sont largement dépassés ?

Or, 153 prisonniers dont la détention préventive avait largement expiré ont recouvré la liberté ce 13 août au cours d’une cérémonie présidée à la prison centrale de Libreville par le secrétaire général du ministère de la Justice, François Mangari, ceci « suite aux très hautes instructions du Président de la République, Chef de l’Etat sur l’accélération des procédures pénales ».

« Et comme le gouvernement s’y était engagé, le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, de la Justice, Garde des Sceaux a mis en place une commission présidée par Monsieur le Secrétaire Général de la Chancellerie ; commission chargée d’examiner les causes de la surpopulation carcérale de l’ensemble des prisons du pays. Et S’agissant particulièrement de la Prison centrale de Libreville, les conclusions de ladite commission ont révélé que les durées des détentions préventives et des condamnations de 153 détenus ont expiré. Par conséquent, il sera procédé le mardi 13 août 2019 à la libération immédiate des intéressés »,  selon un communiqué publié par le ministère de la Justice.

Fort étonnamment, les prisonniers dits de l’opération « Mamba », parmi lesquels l’ancien ministre des Travaux publics Magloire Ngambia, qui croupit sous la forme de détention préventive dans les geôles de Gros-Bouquet, la prison centrale de Libreville, depuis janvier 2017, n’a toujours pas recouvré la liberté. Son nom ne figurait nullement sur la liste des 153 prisonniers libérés ce mardi.

Il est donc clair, selon ses proches, « que Magloire Ngambia est victime d’un acharnement politique qui profiterait à certains détracteurs tapis dans l’ombre ».

Malgré les multiples appels de ses conseils à l’endroit des juges et des différentes instances judiciaires au sujet de la « détention arbitraire et prolongée de ce dernier, qui va devoir encore subir injustement la détention dans une prison de Libreville dont les conditions carcérales sont en violation adéquate avec les droits de l’homme dans notre pays ».

Pour sa famille,  Magloire Ngambia aurait dû être libéré depuis le 10 janvier 2019 comme ses coaccusés déjà libérés.

Camille Boussoughou

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