Putsch raté du 7 janvier 2018 : finalement 9 militaires et 1 civil jetés en prison

Kelly Ondo Obiang, chef des putschistes le matin du 7 janvier 2018 filmé par Ballack Obame l’unique civil jeté en prison ©  Ballack Obame 

Libreville, 9 février (Gabonactu.com) – Le procureur de la République, Olivier N’zahou a annoncé vendredi dans une déclaration réservée exclusivement à la presse d’Etat que 9 militaires et un civil ont été jetés en prison le 7 février dernier dans le cadre de l’enquête suite au coup d’Etat manqué du 7 janvier dernier.
Les militaires placés sous mandat de dépôt à la prison centrale de Libreville par le juge d’instruction militaire sont : Lieutenant Ondo Obiang Kelly, Adjudant Nze Minko Dimitry Wilfried, Adjudant Bidima Manongo Estimé, Sergent chef Ango Alain Abdel, Adjudant Sadibi Ibinga Paul, Maréchal de logis chef major Afana Ango Armelle Ulrich, Marechal de logis chef Mfoumbi Wora Bell, Marechal de logis chef Mintsa Guy Roger et Marechal de logis chef Yoka Gille.
L’unique civil qui accompagne les militaires en prison est Edwine Ballack Obame Meviane (jeune leader d’opinion proche du parti de l’opposition Union nationale).
Selon le procureur de la République, le Ministère public a ouvert une information judiciaire pour les chefs d’accusation « d’association de malfaiteurs, vol qualifié, atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, complicité d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, séquestration et dégradation des biens publics ».
« Tous ont été placés sous mandat de dépôt par le juge d’instruction militaire à l’effet de poursuivre sereinement les investigations judiciaires », a précisé le procureur.
Dans une première déclaration le 9 janvier dernier que l’opération avait été menée dans la maison de la radio par six soldats dont 2 étaient tués lors de l’assaut des forces spéciales gabonaises qui avaient rapidement neutralisé les putschistes.

Le procureur n’a pas précisé les circonstances et les lieux d’interpellations des autres personnes qui se sont ajoutées sur la listes des quatre premiers prévenus.

Carl Nsitou

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