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Plusieurs élèves asphyxiés  par les gaz lacrymogènes tirés par des gendarmes

Plusieurs élèves asphyxiés  par les gaz lacrymogènes tirés par des gendarmes

Un élève secouru par ses camarades @ gabonactu.com

 

 

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Près d’une dizaine d’élèves du lycée privé Mbelé, dans le 6ème  arrondissement de Libreville a été asphyxiée par des gaz lacrymogènes tirés par des gendarmes, en direction de l’établissement, en vue, selon des témoins, d’y déloger plusieurs élèves des autres établissements qui s’y seraient introduits pour perturber les classes.

 

 

L’incident est survenu après que des élèves des établissements publics, notamment ceux du lycée Mohamed Arissani et du lycée public de Nzeng Ayong (6e arrondissement de Libreville) ont organisé une marche de protestation contre la grève des enseignants qui dure depuis février dernier.

 

Ils ont tenté de déloger leurs camarades du privé afin que leur mouvement ait une résonance.

 

 

Cette élève prise en charge par un passant a perdu connaissance @ gabonactu.com
Cette élève prise en charge par un passant a perdu connaissance @ gabonactu.com

« Ils sont arrivés avec  des cagoules pour nous chasser. Ils étaient  violents », a déclaré Serge N’nang, un élève du lycée EPI, pour justifier sa fuite de l’établissement.

 

 

Depuis le 9 février dernier, les enseignants des établissements publics sont entrés en grève après que le syndicat Dynamique unitaire, en conflit d’intérêt avec l’Etat, a demandé aux fonctionnaire de rester à la maison jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.

 

 

Selon des témoins, les policiers sont arrivés en nombre important pour disperser les manifestants. Certains élèves perturbateurs se seraient réfugiés au lycée privé Mbelé.  Ils ont été poursuivis au sein de l’établissement par les agents des forces de Défense.

 

 

Pour K. G, une élève de la classe de seconde dont la camarade a inhalé la fumée des bombes lacrymogènes « les gendarmes ont tiré dans les salles de classes. Ils croyaient que les manifestants étaient à l’intérieur alors qu’il y avait personne « .

Vue partielle des gendarmes pourchassant   des fauteurs de troubles @ gabonactu.com
Vue partielle des gendarmes pourchassant des fauteurs de troubles @ gabonactu.com

 

Les élèves asphyxiés étaient abandonnés à eux même. Ils ont eu la vie sauve grâce à l’intervention de  bonnes volontés. Un agent de la santé militaire très sensible a pris en charge un jeune garçon qui suffoquait.  Aucun élève ne serait en danger de mort, selon une source médicale.

 

Lundi, de nombreux élèves, étudiants, grévistes et hommes politiques ont tenté de marcher en direction de l’Assemblée nationale, mais leur initiative a été étouffée par par la police qui a fait usage des gaz lacrymogènes.

 

 

Sydney Ivembi

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1 Commentaire

  1. Erica

    Oui ils étaient au lycée. C’était la panique totale. Ces élèves ne sont pas entrés dans le but de se réfugiés, mais de nous faire sortir! Ils ont cassé les portails et prit des bois. Puis ils sont retournés. Comme Madame Mbele ne voulait toujours pas nous faire sortir (nous étions coincés dans les étages du lycée), ils sont revenus, et là c’est devenu violent. Les policiers on ne savait pas trop qui ils protégeaient, ils lançaient des bombes lacrymogènes dans les classes (dont une m’a provoqué une crise d’asthme) et poussaient certains élèves. C’était l’horreur. Ou que nous allions il y avait un problème. Les personnes asthmatique tombaient comme des mouches. D’autres avaient les yeux irrités à cause du gaz. Je ne regrette pas que cette triste journée soit terminée.

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