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Ouverture de l’atelier visant la création d’un réseau de lutte contre la corruption en Afrique centrale

Ouverture de l’atelier visant la création d’un réseau de lutte contre la corruption en Afrique centrale

Photo @ CEA

 

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) –  Les institutions nationales de lutte contre la corruption de tous les pays membres de la CEEAC et la CEMAC  ont entamé mercredi à Libreville un atelier visant la création d’un réseau des institutions nationales anti-corruption (RINAC), a constaté un reporter de Gabonactu.com

 

La cérémonie d’ouverture de cet atelier a été présidée par le 1er vice Premier  ministre, chargé de la Justice, Séraphin Moundounga qui représentait le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba, empêché.

 

« La criminalité qui exploite la fongibilité des frontières, aggravées par les évolutions technologiques, est devenue une menace sécuritaire multiforme dont les tentacules ne peuvent être contrôlées et anéanties par des actions cloisonnées de chaque Etat », a estimé M.  Moundounga.  Aussi,  s’est-il  félicité du projet de la  «  mise en réseau d’organismes nationaux de lutte contre la corruption de l’espace sous-régional d’Afrique centrale » et que les « parties déviantes peuvent mieux être handicapées grâce aux mécanismes synergiques que vous mettriez en place. »

 

Le Réseau permettra entre autres, de renforcer les capacités de ses membres, d’accroître le partage de connaissances, d’informations et de bonnes pratiques  afin de  mieux lutter contre  la corruption dans la sous-région.

Au cours de la réunion, des experts des pays de l’Afrique centrale, de la CEA, de la Commission de la CEMAC, du Secrétariat général de la CEEAC, de la Commission de l’Union Africaine, de la BAD, du PNUD, de la Banque Mondiale et d’autres institutions partenaires examineront et valideront plusieurs documents dont un premier plan triennal du RINAC. Ce plan qui couvrira la période 2015-2017 sera axé sur la création de la visibilité du Réseau, l’établissement de sa crédibilité et le développement de ses dispositions institutionnelles.

Situation préoccupante

Selon l’édition de 2015 du classement  du climat des affaires Doing Bussiness publié par la Banque Mondiale, seize des pires pays en termes d’aisance pour réaliser  des affaires sont africains. Parmi les seize, un quart se trouvent dans  la sous-région d’Afrique centrale.

Et selon la deuxième édition du Rapport sur la gouvernance en Afrique, réalisé par la CEA, la corruption est l’une des principales entraves au développement de l’Afrique en générale et l’Afrique centrale en particulier. Cette pratique constitue un obstacle à l’éradication de la pauvreté et sape la capacité du continent d’atteindre ses objectifs du développement.

Carl Nsitou

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