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Ogouliguende : disparition  d’une figure tutélaire de l’opposition gabonaise

Ogouliguende : disparition  d’une figure tutélaire de l’opposition gabonaise

Jules Aristide Bourdès Ogouliguende le 22 mars 2018 à la chambre de commerce de Libreville @ Gabonactu.com

 

Libreville, 26 mars (Gabonactu.com) – Jules Aristide Bourdès Ogouliguende, président Congrès pour la démocratie et la justice (CDJ) a tiré sa révérence dimanche à la clinique Chambrier de Libreville où il était admis pour une opération à l’issue de laquelle il ne se réveillera plus jamais.

 

A 80 ans et deux mois, l’homme a voué sa vie à la nation gabonaise. Bourdes-Ogouliguende est entré au gouvernement pour la première fois en 1976 en tant que ministre de la Fonction publique. En 1978, ses fonctions furent étendues à la Justice. Il rejoint le bureau politique du Parti démocratique gabonais en 1979. Au gouvernement, il est promu ministre d’État pour l’emploi en 1981, puis ministre d’État pour l’Éducation supérieure, la recherche et l’environnement en 1983.

 

Lors des élections législatives de 1990, il est élu en tant que candidat du PDG, puis est élu président de l’Assemblée nationale, le 20 novembre 1990. Lors de son mandat à l’Assemblée, il a développé une certaine indépendance et il lui est arrivé de voter avec l’opposition. Il a démissionné du PDG en janvier 1993, puis de son mandat à l’Assemblée en avril.

 

Depuis 1993 il a assumé son costume d’opposant sans faire le come back vers le pouvoir qu’il a tourné le dos. Avec la disparition de Me Louis Agondjo Okawé, de Pierre Mamboundou et les autres, il était devenu une figure tutélaire de l’opposition gabonaise.

 

Chaque fois que le pays fonçait dans l’impasse, il prenait des initiatives et réunissait la classe politique au siège de son parti à Petit Paris. Son avis faisait autorité.

 

C’est lui qui avait offert une couverture politique à l’Union nationale (UN, opposition) lorsque que ce parti était dissout en janvier 2011.

 

Tout récemment, il a réapparu à la Chambre de commerce aux côtés des anciens comme Paul Malekou, Paul Mba Abessole, Louis Gaston Mayila et des jeunes comme David Mbadinga et Richard Moulomba Mombo pour lancer un appel à la réconciliation nationale.

 

A la fin de la rencontre de la chambre de commerce le 22 mars dernier, soit 3 jours avant son décès, il avait invité les gabonais épris de paix, non pas au siège de son parti, mais à sa résidence, pour poursuivre la réflexion sur la réconciliation nationale.

Jules Aristide Bourdès Ogouliguende s’est présenté deux fois aux élections présidentielles en 1998 et en 2009. En 2016, il a été l’un des principaux soutiens de Jean Ping. Il s’activait à engager son parti dans la bataille des élections législatives attendues dans le pays.

Carl Nsitou

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