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Le nouveau code de la communication et l’aide à la presse au centre des vœux de la presse à Ali Bongo

Le nouveau code de la communication et l’aide à la presse au centre des vœux de la presse à Ali Bongo
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Ali Bongo Ondimba durant la cérémonie @ DCP

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – La presse gabonaise qui a présentée jeudi ses vœux au chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba, a vivement rappelé au numéro un gabonais que le nouveau code de la Communication est une avancée mais un réel danger pour les journalistes qui sollicitent aussi le soutien financier de l’Etat pour la survie du secteur.

 

Dans une déclaration commune lue dans le palais présidentiel en présence d’Ali Bongo Ondimba par la journaliste présentatrice vedette du journal télévisé sur la télévision privée  Kanal7, Patricia Lydie Mouélé, les journalistes gabonais considèrent ce nouveau code la communication comme une guillotine qui vient restreindre la liberté de la presse au Gabon.

 

L’une des dispositions de ce code dispose qu’il soit communiqué les noms des plumes « pseudonymes » des journalistes de presse écrite au Conseil national de la communication (CNC), instance de régulation. Toute chose décriée par les journalistes qui selon eux ne peuvent plus se protéger.

Patricia Lydie Mouélé lisant son discours @ DCP

« Le nouveau code de la communication entré en vigueur le 2 janvier dernier, est une avancée notable dans la volonté des pouvoirs publics de réguler et d’organiser la presse, cependant,  il comporte des contradictions réelles  au bon fonctionnement de la presse privée, notamment au niveau des articles 180,95,94,91,44 et 20 », a relevé lors de son plaidoyer  Patricia Lydie Mouélé, porte-parole des journalistes gabonais pour la circonstance.

 

En réponse, le Président de la République, Ali Bongo Ondimba a appelé la presse à la « rigueur professionnelle »  et à la « responsabilité » pour être à l’abri des poursuites de tous ordres.

 

« Oublier le sacro-saint principe selon lequel les faits sont têtus pour un homme de presse, est un grave manquement à la profession, dont l’exercice est codifié et encadré par des règles et des lois », a rappelé le numéro un Gabonais dans son intervention.

 

Ali Bongo a dit qu’il veut une presse libre et responsable. Il a dénoncé au passage les articles haineux qui mettent à mal l’unité nationale.

 

Il a enfin promis conduire à son terme le projet de la maison de la presse qui a connu un ralentissement.

 

Enfin, les journalistes ont réclamé l’appui financier de l’Etat en faveur de la presse audiovisuelle privée et de la presse en ligne, actuellement exclues de la subvention publique accordée à la presse écrite.

 

« Pour cette nouvelle année, nous souhaitons que l’aide financière octroyée à la presse écrite privée, soit étendue à l’ensemble de la presse privée », a réclamé Mme Mouelé qui a par ailleurs souhaité la mise en place d’un « observatoire national sur la répartition équitable  de l’accès à l’information et à la publicité ».

 

L’absence des financements concerne, la presse privée audiovisuelle et la presse en ligne. Dans l’audiovisuel, seule Gabon Télévision, chaîne de service public qui s’accapare de toute la publicité. Il en est de même dans le secteur presse écrite où le quotidien national « l’Union », organe de presse pro-gouvernemental qui s’arroge la plus grosse part du marché publicitaire.

 

Le Notable

 

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