PUBLICITÉS A LA UNE
PUBLICITÉS A LA UNE
PUBLICITÉS A LA UNE

Max Limoukou se débrouille à soigner l’image des hôpitaux du Gabon

Max Limoukou se débrouille à soigner l’image des hôpitaux du Gabon

Max Limoukou, ministre de la Santé © DR

Le ministre gabonais de la Santé, Max Limoukou, terrorisé par le dernier coup de gueule du Premier ministre, Julien Nkoghe Bekale qui a dans la foulée rejeté les conclusions de la Task force sur la santé, multiplie les descentes dans les hôpitaux de Libreville pour « tirer » les oreilles du personnel dont le comportement est décrié par la population.

Le week-end écoulé, le ministre a fait une descente en bras de chemise au Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL). Max Limoukou s’y est rendu pour avoir des explications sur le décès d’un enfant suite à une négligence, selon un reportage diffusé par Gabon 24, une chaine de télévision gabonaise placée sous le contrôle de la présidence de la République.


La vidéo de la grand-mère du défunt en larme a fait le tour des réseaux sociaux. Au point d’avoir provoqué un nouveau choc dans le pays après le coup de colère du Premier ministre.

Ancien Directeur général du CHUL et chirurgien praticien dans le même hôpital, Max Limoukou a poliment demandé à ses « collègues », un peu plus d’humanisme.

Mardi, le ministre a apporté le même message au personnel du Centre hospitalier universitaire d’Owendo (CHUO). La-bas, Max Limoukou a rassemblé tout le personnel dans un auditorium pour une opération d’autocritique.

Les agents qui subissent la colère des usagers ont à leur tour présenté leurs difficultés au ministre. Le manque du budget de fonctionnement, le manque d’entretien des équipements médicaux souvent en panne, l’absence de pharmacies achalandées pour permettre au personnel de s’équiper en gants, seringues, alcool et autres produits et outils de première nécessité.

Ces dernières années, l’Etat gabonais a investi énormément d’argent pour la construction ou la rénovation des hôpitaux. Plusieurs jolis bâtiments présentent de graves défauts de fabrication. Les équipements médicaux livrés sont en panne comme la climatisation centrale. Certains blocs opératoires sont hors d’usage parfois pour des simples problèmes de stérilisation. D’autres sont inondés dès la moindre pluie.

Les médecins et autres agents de la santé ont décliné leur responsabilité par rapport à ces manquements.

La Directrice générale du CHUO, Elise Eyang Obame a par contre reconnu que le Gabon ne forme pas de personnel de santé spécialisé dans l’accueil. « Les gens se forment sur le tas », a-t-elle avoué.

Antoine Mayombo

Suivez nous et Liker notre site
error

À propos de l'auteur

Sur le même sujet

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

RSS
Follow by Email
Facebook
Twitter
LinkedIn