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Nous marcherons prochainement avec ou sans accord (Jean Remy Yama)

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Jean Remy Yama, président de Dynamique unitaire menace de défier le gouvernement @ Gabonactu.com

Libreville, 13 août (Gabonactu.com) – Le président de Dynamique unitaire (DU), Jean Remy Yama, a dans une interview accordée à Gabonactu.com en marge de l’Assemblée générale improvisée ce lundi à Libreville que les fonctionnaires affiliés aux différents syndicats ayant solliciter l’organisation de la marche du 13 août 2018 interdite par le gouvernement fixeront une nouvelle date et marcheront avec ou sans accord.

 

« Nous allons adresser une nouvelle demande au ministère de l’Intérieur pour solliciter à nouveau de marcher. Cette fois-ci, avec ou sans accord du gouvernement, nous marcherons », a déclaré M. Yama dans l’interview qui s’est déroulée à la tombée de la nuit au rond point de la démocratie où campaient encore un bataillon policiers.

 

« Le ministre de l’intérieur a interdit cette marche pour des raisons fallacieuses en liant notre marche au recours adressé à la Cour constitutionnelle », a-t-il accusé.

 

« Ces deux éléments n’en rien à voir. Le ministre n’a pas respecté la loi », a-t-il insinué.

 

Jean Remy Yama qui est enseignant à l’Université Omar Bongo a expliqué que la marche ne peut être interdite que s’il y a des menaces sur la sécurité.

 

Tôt ce lundi matin, les policiers ont occupé le rond point de la démocratie d’où devait partir la marche en direction de la primature en passant par le boulevard Triomphal Omar Bongo Ondimba où siègent plusieurs institutions dont l’hôtel de ville, le palais de l’Assemblée nationale, le palais du Sénat et l’immeuble du pétrole.

 

Les syndicalistes se sont repliés finalement dans leur fief d’Awendje dans le 4ème arrondissement pour relancer la mobilisation où ils ont laissé éclatés leur colère.

 

« Nous allons organiser une autre marche. Dès demain le ministère de l’Intérieur sera saisi », a-t-il annoncé.

 

« Une autre date sera communiquée. Et là, qu’on ait l’accord ou pas, nous marcherons. La marche aura bel et bien lieu », a-t-il insisté en écartant la date du 17 août prochain proposée par la base.

 

Le président de DU regrette que pendant que le ministre de l’Intérieur demande aux syndicats d’attendre la décision de la Cour constitutionnelle, le gouvernement continue de dérouler ses mesures. Plusieurs syndicats gabonais  ont, en effet saisi la Cour constitutionnelle pour obliger le gouvernement d’annuler les mesures d’austérités considérées par eux comme une source de paupérisation des fonctionnaires. La Cour n’a pas encore rendue sa décision.

 

Les syndicats des fonctionnaires gabonais protestent notamment contre la réduction des salaires pour ceux qui perçoivent plus de 650 000 FCFA par mois, la suspension des recrutements dans la Fonction publique, la suspension des concours durant 3 ans, le gèle des avancements, reclassements et titularisations, l’augmentation de certaines taxes et des prix de certains produits.

 

« A nous, on nous dit d’attendre. Pendant ce temps le gouvernement continue de dérouler ses mesures d’austérité », a regretté M. Yama qui a dénoncé le pointage des horaires d’arrivée et de sortie du service.

 

« J’ai bien peur que l’affrontement soit inéluctable parce que nous allons marcher avec ou sans ordre du ministère de l’Intérieur », a menacé M. Yama.

Carl Nsitou

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