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Magloire Ngambia ou Magloire « Mamba » ?

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L’ancien ministre Magloire Ngambia ©  DR

Libreville, 12 avril (Gabonactu.com) – Le conseil de l’ancien tout puissant ministre Magloire Ngambia en détention préventive depuis 23 mois, à la prison centrale de Libreville, s’inquiète dans un courrier faisant le tour des réseaux sociaux, de la question des droits de l’homme de son client qui sont violées d’une manière permanente. Voici l’intégralité de ladite lettre aux allures de droits de réponses transmis à l’hebdomadaire la lettre du continent.

Le lettre du Continent dans son numéro de mercredi dernier faisait figurer un article dont le titre était ‘’Edgard Anicet MBOUMBOU MIYAKOU, l’atout judiciaire d’Ali BONGO’’.

On y apprenait que le ministre avait reçu pour mission entre autre de suivre à Libreville le procès de l’ex ministre Magloire NGAMBA et que l’an dernier, il avait veillé à ce que ce dernier et plusieurs des acolytes mêlés supposément au dossier SANTULLO, puissent sortir de prison en attendant leur procès.

Seulement si effectivement Mohamed AÏT BEN ALI, Landry OYAYA, Bongo Rodrigue ont bénéficié de liberté d’office, provisoire et de relaxe, Magloire NGAMBIA n’a jamais quitté la prison centrale depuis le 10 janvier 2017, date de son mandat de dépôt.

L’incident survenu le 13 mars dernier, à ce qui se voulait pour certains une audience d’ouverture de la session de la cour criminelle spéciale et le propos de la présidente sont sans équivoque sur le fait qu’il est toujours détenu.

Il y est aujourd’hui au-delà de deux ans, délai légal de détention préventive.

Il faut rappeler que cet article vient de la suite d’un autre paru après le report de l’audience du 13 mars 2019 faisant lui état d’une prétendue victoire de l’Etat Gabonais en SUISSE par l’obtention d’une décision autorisant l’accès aux comptes du groupes de BTP SERICOM.
Le silence observé après l’accès à ces comptes, semble simplement qu’il n’y avait aucun élément susceptible de venir étayer les accusations de l’Etat Gabonais.

Cette position semble se confirmer par la nécessité moins de deux semaines plus tard par le Ministre de la justice de saisir son homologue français en vue d’une entraide judiciaire.
On pourrait donc se poser la question de savoir sur quels éléments alors l’opération Mamba a été lancée, les dossiers ouverts et des personnes incarcérées ?

N’aurait-il pas été plus judicieux de poser tous ces actes pendant l’enquête ?

La conséquence est certainement aujourd’hui les détentions devenues illégales et arbitraires des derniers détenus de l’opération Mamba.

Selon des personnes proches du dossier, les magistrats peineraient à prendre leurs responsabilités et Magloire NGAMBA quant à lui refuserait une mesure de résidence surveillée.

Or selon eux, non seulement il s’agirait d’un précèdent au Gabon mais le simple fait d’être au-delà des deux ans de détention ne peut plus permettre cela.

D’autres questions pourraient être soulevées comme celles de savoir qui paierait pour cette surveillance ? A qui reviendrait le choix de cette résidence et quelle unité en assurerait la sécurité ?

Sinon simplement se poser la question de savoir pourquoi tant de mesures pour Magloire NGAMBA ?

Sur le continent il s’agit d’une mesure appliquée à des personnalités politiques d’envergure comme le Général Nkundu (Rwanda), le Général Bassolé (Burkina Faso), Robert Mugabe(Zimbabwe), Etienne Tshisekedi (RDC), Laurent et Simone Gbagbo (Cote d’ivoire). Rien de comparable avec l’ex ministre Gabonais.

Le SYNAMAG dénonçait pourtant il y’a peu le système de ‘’dossiers signalés’’ et du maintien en détention de détenus en violation de la loi.

La demande d’aide du Ministre de la justice à la France, la saisine des conseils du détenu d’une procédure devant le Ministre et le ministère contre la présidente de la cour criminelle spéciale et la problématique toujours pendante du décret sont autant d’éléments qui démontrent que la légalité n’est pas d’actualité pour la tenue d’un quelconque procès.

Pour rappelle l’Etat Gabonais est en contentieux avec le Groupe SANTULLO SERICOM pour exactement 380 milliards représentant le montant total des marchés obtenus.

Magloire NGAMBA est lui poursuivi en définitive pour un montant de 4 milliards, comme le précisait le quotidien l’Union dans sa parution du 11 mars 2019, représentant une facture contestée par l’Etat et payée au Groupe SANTULLO SERICOM par le Trésor Public
On est donc bien loin des 500 milliards annoncés.

Le Gabon doit-il être éternellement et de façons incessantes interpellées pour des questions de droits de l’homme ?

Quid des détenus et de leurs droits ?

Gabonactu.com

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