Maganga Moussavou a enfin ouvert sa gueule et accable « BLA » qui voulait prendre le pouvoir, selon lui | GABONACTU.COM
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Maganga Moussavou a enfin ouvert sa gueule et accable « BLA » qui voulait prendre le pouvoir, selon lui

Maganga Moussavou a enfin ouvert sa gueule et accable « BLA » qui voulait prendre le pouvoir, selon lui

Limogé du poste de Vice-président de la République gabonaise il y a un an, Pierre-Claver Maganga Moussavou accuse Brice Laccruche Alihanga d’être à l’origine d’une tentative de prise de pouvoir. Ce dernier lui aurait proposé la somme de 4 milliards de francs CFA pour trahir Ali Bongo. Face à son refus, il aurait monté de toute pièce l’affaire Kévazingo pour avoir sa peau.

Silencieux depuis son limogeage à la Vice-présidence de la République, Pierre-Claver Maganga Moussavou sort de sa réserve et évoque les raisons de son éviction. Il affirme sans sourciller que c’est l’ancien directeur de cabinet du président de la République qui l’a dégommé de la Vice-présidence de la République. La Raison ? « Monsieur Brice Laccruche Alihanga Fargeon, en tant que citoyen français, voulait prendre le pouvoir », affirme-t-il.

« Lorsque le président de la République est tombé malade, il m’a demandé d’être dans son camp. Moi Vice-président de la République. Tout opposant que j’étais, je devais respecter mon serment et être loyal vis-à-vis du chef de l’État. Et encore aujourd’hui, je l’assume », a-t-il déclaré, le 14 avril, sur les antennes de Radio Gabon. Un an après son éviction, l’homme semble avoir du mal à l’intégrer d’autant plus qu’il paierait le prix de sa loyauté envers Ali Bongo.


4 milliards de francs CFA ou le prix de la loyauté

Les gens, dit-il, « ont toujours su que Maganga n’est pas quelqu’un qui pouvait être acheté, corrompu ou être un traitre ». « Monsieur Brice Laccruche Alihanga a souhaité me donner droit à 4 milliards pour que je sois dans son camp, j’ai dit non. Et vous savez ce qu’il s’est passé ?»

Selon Maganga Moussavou, les tensions au sein de l’exécutif se sont exacerbées lorsqu’il fallait décider où le président Ali Bongo allait passer sa convalescence. Entre Londres et le Maroc, les avis étaient tranchés. « Comme le président de la Cour constitutionnelle, le Premier ministre Issoze Ngondet, le ministre des Affaires étrangères Immongault, le ministre de la Défense Massard, nous avons dit que le président de la République était mieux au Maroc et nous nous y sommes tenus », a-t-il dit, indiquant que ce n’était pas l’avis de Brice Laccruche Alihanga.

« Nous avons reçu des menaces. Et vous avez vu que le premier à être limogé pendant que le président était en convalescence, c’était le Premier ministre Issoze Ngondet », a rappelé Maganga Moussavou, soulignant que Massard, Immongault et Matha ont suivi.

Le Kévazingo, un scandale imaginaire

Selon Pierre-Claver Maganga Moussavou, il fallait donc trouver une raison pour le faire partir et à priori ainsi que les autres hommes du président qui avaient refusé d’intégrer le « système BLA ». « Pour me faire partir, on a instrumentalisé un journaliste pour dire que monsieur Maganga Moussavou était chef de gang du Kévazingo et c’est ainsi que je ne sais pas comment ça s’est passé, j’ai été limogé », a-t-il soutenu. « Lui (Ndlr. Brice Laccruche Alihanga), estimait que j’étais très gênant, que je n’accepterai jamais d’être du camp de ceux qui vont aller à l’encontre d’un homme qui était en souffrance, malade, qui nous a fait confiance et que je me devais d’être loyal quoi qu’il arrive. Et notre rôle c’était de le laisser se reposer pour qu’il reprenne toutes ses forces avant de nous revenir », a-t-il expliqué, affirmant que l’affaire Kévazingo a été montée de toute pièce pour le nuire.

Brice Laccruche Alihanga durant sa toute puissance dans le stade de Nzeng Ayong à Libreville ©  D.R

Pierre Claver Maganga Moussavou soutient que les 350 conteneurs de Kévazingo recherchés étaient « totalement imaginaires », car, dit-il, « s’il y avait 350 conteneurs de Kévazingo, l’État ne devait pas s’émouvoir outre mesure, car c’est de la seule responsabilité des forestiers de vendre leur bois ». L’État, affirme-t-il, devait veiller à ce qu’en dehors du bois déjà coupé, on n’en coupe pas d’autre.

Julien Nkoghe Bekale le lâcheur

À en croire l’ex-Vice-président de la République, le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale avait littéralement été enrôlé dans le « système BLA ». Si les conditions de sa nomination au poste de Premier ministre en disent long, Pierre Claver Maganga Moussavou assure fermement que  « l’affaire du Kévazingo, c’est une affaire qui a été décidée entre le Premier ministre, chef du gouvernement, qui obéissait à Brice Laccruche Alihanga ». « Vous voyez que le Premier ministre a lâché deux ministres, celui de l’Économie et celui des Eaux et forêts sans que ces derniers aient été jugés », a-t-il commenté. « Donc, en tant qu’ancien magistrat, il a foulé au pied la présomption d’innocence et en tant que Premier ministre, il a foulé au pied le sacro-saint principe de solidarité gouvernementale en demandant à ses ministres de prendre leurs responsabilités alors qu’ils n’avaient pas été jugés », a-t-il ajouté.

Disant répondre à un devoir de vérité, Pierre Claver Maganga Moussavou insiste « il n’y a pas d’affaire Kevazingo ». Selon lui, des exploitants avaient coupé le bois avant que l’interdiction ne leur soit notifiée. Pour leur dicter la conduite à tenir, il dit s’être adressé au ministre Jacques-Denis Tsanga (Eaux et forêts), qui avait répondu qu’il fallait « d’abord un état des lieux ». Cependant, il assure n’avoir jamais eu des suites quant à cet état des lieux, Jacques-Denis Tsanga ayant été démis de ses fonctions et remplacé par Guy-Bertrand Mapangou, par ailleurs accusé dans ce « faux scandale ». « Et Mapangou pendant 5 mois que nous avons passés (aux différents postes) n’est pas venu dans mon bureau, on ne s’est pas vu. Par conséquent, je ne sais pas si lui, il a donné des instructions aux forestiers », a-t-il affirmé.

Brice Laccruche Alihanga et plusieurs de ses hommes sont actuellement en détention préventive à la prison centrale de Libreville officiellement pour détournement des fonds en bande organisée, blanchiment des capitaux et corruption. Des soupçons de tentative de coup d’Etat pèsent également contre eux.

Source : Gabonreview.com

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5 Commentaires

  1. Ville

    Seul un véritable opposant est mieux placé pour témoigner de la force de la liberté d’expression et je pense que MAGANGA MOUSSAVOU sais très bien de quoi je parle, j’ai pas trop grand chose à dire si ce n’est que Monsieur Recto/Verso n’est pas mieux qu’un voleur tricheur et menteurs de lui nous sommes fatigués donc pour lui les Gabonais ont vraiment de lui comme actualités mais non soyons sérieux il est incapable de se dire la vérité a lui même dans un miroir, lorsque lui et les autres sont partis au Maroc BLA aussi y était non? Bon bref à mon humble avis pour l’affaire là il ne dit pas la vérité surtout que son scénario est digne de celui Noël Mboumba et plus même vu que le même mec lâche c bombes sur Gabon 1ere

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  2. Serge Makaya

    Il y a bien longtemps, il avait aussi ouvert sa gueule pour vomir Omar Bongo Ondimba, roi des plateaux batekes. Lol !!

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  3. AL..O

    J ai vraiment honte quand découvre toutes les intrigues dont sont faîtes notre politique national..Ce Mr esr une personne venal s as foi ni loi et mythomane congénital….Que ses propos soient vrai ou faux lui-même intrinsèquement sait quil n est pas blanc comme neige dans la dégradation de la vie sociale de kotre pays.

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  4. Landry

    Je ne sais pas pour vous quoi, mais je n’aimerais pas avoir ce gars comme père. Il fait honte à la ngounié et au Gabon en général. C’est l’opposant le plus pitoyable que notre pays ait connu. Mais qu’est ce que la honte pour PCMM? là, il est à la recherche d’un nouveau poste politique.

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  5. Ben

    Maintenant que monsieur Maganga Moussavou à retrouvé la parole
    le tribunal est là vue qu’il possède des preuves aussi accablantes contre
    le dénommé BLA il n’y qu’ à le porter plainte pour tentative de corruption etc.
    au lieu de nous fatiguer avec son histoire

    Reply

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