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L’UOB peut-elle sortir du bourbier ?

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Portail centrale de l’UOB, haut lieu de la contestation estudiantine © archives Gabonactu.com

En grève depuis plusieurs semaines, l’Université Omar Bongo (UOB) tente de reprendre sa vitesse de croisière, selon le ministre de l’Enseignement supérieur, Jean de Dieu Moukagni Iwangou. Mais les étudiants sonnés par la récente annonce de la suspension temporaire de leur bourse n’ont pas dit leur dernier mot.

Le message d’espoir une véritable reprise des activités à l’UOB est venu de la Primature le 11 septembre dernier. Le Premier ministre, Julien Nkoghe Bekalé a convoqué une réunion restreinte pour préparer la rentrée académique 2019-2020.


« Nous avons suspendu les activités pédagogiques de l’année académique en cours sur un ton de grève. Cette grève avait pour fondement les situations administratives des enseignants. Aujourd’hui, des débuts de solutions ont été apportés. Plusieurs enseignants en présalaires vont être pris en compte sur la fiche de solde », a déclaré le ministre Moukagni Iwangou au sortir de cette réunion à la Primature.

Pour ce qui est du chevauchement inévitable des deux années académiques, l’universitaire annonce la prise en compte des particularités. « Là où le premier semestre a été validé, il s’agira de compléter avec le  second. Là où le second semestre a été entamé, il faudra l’achever. Il y a un agenda sur lequel nous travaillons et au terme duquel, nous mettrons l’harmonie pour redémarrer de manière tout à fait cohérente au cours du mois de novembre », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, pour pallier à la problématique des structures d’accueil, Moukagni Iwangou a signalé la construction de cinq amphithéâtres dans les trois bassins académiques que sont l’UOB, l’Université des sciences de la santé et l’Université de Masuku.  Plusieurs autres espaces vont être réhabilités en vue d’améliorer les conditions d’apprentissage des étudiants.

 « Au terme de cette réunion, je pense qu’on a des raisons d’espérer une année académique particulièrement apaisée », a supposé le ministre de l’Enseignement supérieur.

Un jour après cette déclaration, patatra! L’on a appris l’incendie d’un amphithéâtre recouverte d’une bâche à l’UOB.

L’origine du feu serait criminelle, selon des sources concordantes. Des étudiants en colère suite à l’annonce par la direction l’Agence nationale des bourses de Gabon (ANBG) de suspendre le versement des bourses des étudiants auraient volontairement incendié cet amphithéâtre en guise d’avertissement.

Les étudiants à travers cet acte extrême aurait envoyé un signal fort à l’ANBG qui veut suspendre provisoirement le versement de leur bourse en vue d’assainir le fichier des bénéficiaires.

La première vague des suspension intervient ce mois de septembre. Elle concerne les étudiants ayant perçu d’affilié 12 mois de bourse.

La seconde vague qui concerne les bacheliers de 2018 interviendra en décembre prochain. Tous les étudiants sont invités par la suite de produire leurs résultats de fin d’année pour espérer voir leur bourse rétablie.

Pour l’ANBG, il s’agit de ne verser la bourse qu’aux étudiants méritant. Il est aussi question de faire des économies et d’en faire profiter au plus grand nombre.

Les étudiants de leur côté, déplorent une méthode coercitive et contre productive sachant que les résultats dans les universités gabonaises sont publiées avec retard à cause des grèves à répétition.

Lisa Mboui

 

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