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L’Union nationale décide de pourrir la vie de Marie Madeleine Mborantsuo

L’Union nationale décide de pourrir la vie de Marie Madeleine Mborantsuo

 

Libreville, 31 mai (Gabonactu.com) – L’Union nationale (UN), un des principaux partis politiques de l’opposition gabonaise a entamé mercredi le 30 mai 2018 la distribution d’un mémorandum dénonçant les pratiques anticonstitutionnelles de la Cour constitutionnelle du Gabon dont ce parti exige l’exclusion de toutes les institutions internationales.

 

Le premier destinataire du rapport a été le Représentant de l’Union européenne au Gabon,  Helmut Kulitz.

 

Dans une déclaration lue au siège du parti mercredi après midi, le Secrétaire exécutif de l’UN, Zima Beyard Minault a clairement indiqué que ce mémorandum sera distribué aux chefs d’État voisins, à ceux des pays de l’Union européenne représentés au Gabon, au Conseil européen, à l’Organisation des Nations-Unies, à l’Union africaine, au Fonds monétaire international, à la Banque mondiale, au Fonds européen de développement, à la Communauté des États de l’Afrique centrale, bref à la communauté internationale.

 

Dans ce texte l’Union nationale demande « une condamnation du coup d’État institutionnel du 30 avril dernier ».

 

Le 30 avril dernier, en effet, la Cour constitutionnelle gabonaise, dirigée depuis sa création au début des années 90 par Marie Madeleine Mborantsuo, a dissout l’Assemblée nationale et a attribué, à titre provisoire, ses pouvoirs au Sénat, la 2ème chambre du parlement gabonais. Elle a aussi décidé de démettre le gouvernement incapable, selon elle, d’organiser les élections législatives dans les délais.

 

Ce qui choque dans ces décisions de la Cour constitutionnelle, selon l’Union nationale, c’est que la constitution gabonaise n’a pas prévu des telles dispositions.

 

La Cour a réécrit certains articles de la constitution, regrette le parti qui a soutenu Jean Ping lors de la dernière élection présidentielle de 2016. L’Union nationale affirme qu’en agissant ainsi « la Cour constitutionnelle a perpétré son coup d’État institutionnel, sortant ainsi le pays de toute légalité ».

 

L’institution qui est la garante de la Constitution « a créé les conditions de naissance d’une situation d’exception caractérisée par la concentration de la totalité des pouvoirs entre les mains du Président de la République ; la suppression de tous les contre-pouvoirs et mécanismes de contrôle ; l’installation de la Cour constitutionnelle dans un rôle de régent, capable de faire évoluer la législation et même de réécrire la Constitution au gré des intérêts du pouvoir établi », déplore le parti dirigé par Zacharie Myboto, absent au siège durant la lecture de cette déclaration.

 

« L’Union nationale espère ainsi montrer au monde entier combien la juridiction constitutionnelle est un frein à la survenance de l’alternance au Gabon en biaisant  la démocratie et l’État de droit », souligne la déclaration.

 

Malgré cette initiative, l’Union nationale n’a pas renoncé à participer aux prochaines élections législatives. Le parti a clairement soupçonné la Cour de travailler pour que ces élections ne se tiennent pas rapidement laissant le pays dans des « risques d’insécurité juridique ». Cependant,  » l’initiative de ce parti risque de marquer négativement l’image de la Constitutionnelle du Gabon déjà considérée par l’opposition comme une tour de pise qui s’incline toujours du côté du pouvoir« , a commenté un cadre du parti.

Camille Boussougou

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