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Le ministre de l’Education nationale n’a pas démissionné (proche)

Le ministre de l’Education nationale n’a pas démissionné (proche)

 

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Le ministre de l’Education nationale, Ida Reteno Assounouet n’a pas démissionné comme l’a annoncé une rumeur mardi dans la capitale, affirme un membre de son entourage.

La ministre est actuellement en mission officielle dans la Ngounié, a précisé la source qui assure que la ministre n’est nullement dépassée par l’ampleur de la grève qui paralyse les établissements scolaires du service public.

 

Son prédécesseur, Léon Nzouba avait démissionné suite à des grèves à répétition des élèves dont certains menaçaient de se suicider sous ses yeux.

 

Gaston Ella

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1 Commentaire

  1. FRANCK-BERNARD MVE

    POURQUOI SE TAIRE LORSQU’ON PEUT DIRE DES VÉRITÉS?

    J’entends les uns et les autres dire que les enseignants, parce qu’ils sont en grève illimitée, veulent tuer les rêves, les ambitions des étudiants et des élèves du Gabon. Mais soyons un peu sérieux et voyons bien le problème. Qui sont vraiment tous ceux qui plombent l’avenir des jeunes gabonais ?

    Par exemple, que pensent vraiment les élèves des études lorsqu’ils constatent que les arrivistes et autres parvenus ont plus de pouvoir et de crédit dans la cité que les hauts-diplômés ? Les étudiants pensent-ils encore à faire des efforts lorsque le voisin d’en face s’est affranchi de toutes les règles académiques pour parvenir par d’autres moyens pas toujours licites ? A quoi ça sert de faire croire à un enfant que ‘‘l’école c’est l’avenir’’ lorsque l’enfant du député, du sénateur, du maire, du DG mange un beefsteak chaque midi et qu’il a tout ce qu’il veut ? L’image peu reluisante d’un fonctionnaire -père ou d’une mère de famille- qui compte déjà les pièces dès le 27 du mois encourage quel élève de ce pays à perdurer dans l’effort personnel ? Les études c’est bien, mais les jeunes gabonais ont bien compris que ce n’est pas par ce chemin qu’ils seront riches un jour…sinon leurs parents du SNEC le seraient avant tout le monde puisqu’ils ont tous les plus ‘’gros diplômes’’ de la planète entière !

    Nous sommes, pour la plupart, des enfants de ces malingres salaires de fonctionnaires ayant grandi avec ces réalités. Et si nous avons continué à nous battre à l’école et à l’université, pendant que les ‘‘fils à papa’’ voyageaient dans le monde entier sans soucis pour l’avenir, c’est bien pour servir notre beau pays et non parce que les études assurerait notre aisance matérielle et financière. En tout cas, malgré tout ce qu’on peut vouloir dire, les enfants de pauvres dans ce pays ont toujours fait plus d’études que les enfants nantis… Et personne ne me dira le contraire !

    Non, ce ne sont pas les enseignants qui veulent tuer l’avenir de la jeunesse gabonaise mais bien ceux qui, par leur réussite ostentatoire et arrogante, leur prouvent au quotidien que d’autres moyens sont possibles en dehors des études et des efforts personnels. Si les enseignants ne font pas cette grève, s’ils ne vont pas jusqu’au bout de leur lutte, malgré les salaires qu’on menace de couper, eux-mêmes, les jeunes, trouveront encore ces ‘‘miettes de salaire’’ issues de la coloniale lorsqu’ils seront grands et actifs. Il faut donc que leurs parents, par cette grève logique et légitime, balisent le terrain pour qu’enfin, dans ce pays, les études soient revalorisées à leurs yeux.

    Oui, les élèves et les étudiants sont à la maison depuis deux mois mais cela fait aussi quarante ans que les travailleurs gabonais vivent avec de miséreux salaires alors que les dirigeants du pays se la coulent douce comme des nababs orientaux. Oui, l’école est en panne dans ce pays mais ce n’est pas forcement à cause de ceux qu’on accuse lorsqu’on veut faire de la surenchère stérile.

    Allez visiter les salles de classes dans tout le pays et même dans les lycées phares comme Léon MBA ou MANDELA et vous comprendrez qui sont les vrais responsables de cette situation chaotique. Entre-autres constats, pas de tables-bancs adéquats, toilettes bouchées ou inexistantes, effectifs pléthoriques dans un petit émirat de pétrole et d’un million cinq cents mille habitants seulement. Même constat dans les hautes sphères académiques : campus désuets, amphithéâtres bondés. Structures restreintes et caduques. Après ces réalités indubitables, est-ce aussi de la faute des vaillants serviteurs de la république que sont les enseignants si l’état des lieux laisse à désirer? Non.

    Les problèmes éducatifs du Gabon viennent de loin ; ils ne sont malheureusement pas d’aujourd’hui. Même nos arrières-arrières petits-enfants vont les trouver puisqu’on ne constate pas une quelconque amélioration ou volonté politique allant dans ce sens.
    Alors, soyez honnêtes en ne condamnant plus ceux qui vivent déjà dans la misère et qui travaillent depuis les années 80 dans des conditions insalubres et inhumaines. Vos regards doivent impérativement se tourner vers ceux qui nous ont toujours dirigés comme s’ils avaient affaire à une officine privée.

    Maintenant si le gouvernement veut bien faire quelque chose de fiable, de correct, de crédible dans ce pays, c’est bien de décerner une médaille du mérite gabonais a tous ceux qui élèvent leurs enfants avec les salaires que nous connaissons tous depuis 40 ans.

    Dr. FRANCK-BERNARD MVE, Écrivain-Peintre, Enseignant-Chercheur à l’E.N.S.

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