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Le meeting de l’opposition autorisé mais reporté

Le meeting de l’opposition autorisé mais reporté

 

 Leaders et militants chantant la concorde, l’hymne national du Gabon @ gabonactu.com

 

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Le meeting de l’opposition prévu ce jeudi au carrefour Rio n’a pas pu se tenir. L’autorisation est tombée très tard (15h54). Les organisateurs déboussolés ont décidé de le reporter pour ce week-end.

 

 

La situation était très tendue ce jeudi au carrefour Rio. La police et la gendarmerie ont quadrillé la zone depuis 11 heures ou midi. Tous les accès à ce carrefour névralgique étaient bouclés. Aucune circulation automobile (moto, voiture ou camion) n’était possible. A partir du PK 5, tout le trafic en direction de Rio était orienté vers l’aéroport ou dans la direction d’Owendo. Le carrefour Cosmoparc était le dernier point d’accès pour les automobilistes en provenance du centre ville pour se rendre à Rio.  La circulation sur la route en pavées allant vers Avéa était paralysée depuis l’Hôpital de Nkembo. Les feux tricolores de la Peyrie interdisaient la direction de Venez-voir.

 

la légendaire place de Rio désertée par les buveurs de vin de palme et les transporteurs @ gabonactu.com
la légendaire place de Rio désertée par les buveurs de vin de palme et les transporteurs @ gabonactu.com

La route nationale N°1 était sectionnée depuis les feux tricolores de STFO. Bref, en dehors des véhicules et motos des forces de l’ordre, aucun engin ne pouvait avoir accès au carrefour Rio qui mène pourtant vers plusieurs directions.

 

Un blindé présent à Rio @ gabonactu.com
Un blindé présent à Rio @ gabonactu.com

Quelques agents zélés ont par moment interdit la circulation des piétons. Les curieux qui tentaient d’immortaliser avec leur téléphone portable, le déploiement sécuritaire ont été sommés de supprimer les photos ou les vidéos prises.

 

Le carrefour Rio qui grouille naturellement du monde est devenu comme une place fantôme, une place maudite où pavanaient policiers et gendarmes dont le matériel de répression était dissimulé dans des camions de transport de troupes ou les blindés postés devant différentes sorties du carrefour.

 

L’homme de la situation

 

 

au centre le préfet de police de Libreville et ses hommes @ gabonactu.com
au centre le préfet de police de Libreville et ses hommes @ gabonactu.com

Le préfet de police de la ville de Libreville, arrivé sur les lieux a démontré sa capacité de conduire une mission d’état major. Entre les éléments de la police postés sur toutes les entrées ou sorties droites (en venant du front de mer) et les unités de gendarmerie fermant les entrées du côté gauche, le Préfet de police de Libreville a fait la preuve d’une parfaite maîtrise de la situation. Tantôt au téléphone, tantôt au Motorola, l’officier supérieur a su gérer les informations et donner des bons ordres à ses hommes. A ses côtés se tenaient une petite délégation du Parquet de Libreville venu constater sur place les actions des Agents de police judiciaire (APJ) ou des Officiers de police judiciaire (OPJ).

 

Cameraman vedette

 

Pour la première fois, la police a opéré avec un cameraman planté dans un blindé et super protégé par ses collègues. « Cette fois-ci, il n’y aura plus un problème de preuves en cas de procès », balance à la presse un policier. Propos approuvé par un membre du parquet pas loin de là.

 

Le cadreur de la police, un peu zélé, a fait le maximum d’images. Son objectif est parfois longuement pointé sur les journalistes reporters ou encore les rares passants qui bravaient le dispositif sécuritaire.

 

 

Désarmement de Rio

 

 

Après de longues et difficiles tractations, un message tombe. « Le meeting est autorisé ». il est 15h54. Le Préfet de police de Libreville « convoque », le commandant qui dirigeait les unités de la gendarmerie. Les instructions sont données à tous les chefs « le dispositif répressif doit être levé. Ne doit rester dans le coin que les policiers et gendarmes chargés d’encadrer le meeting », dit le préfet de police. Les hommes de rangs exécutent. Le camp est levé. La circulation automobile reste interdite. Les curieux se ruent sur la « place interdite », au même moment, Jean Ping et Jean de Dieu Moukagni Iwangou pénètrent à Rio. Ils sont applaudis par les jeunes présents.

 

les premiers leaders du front arrivés à Rio @ gabonactu.com
les premiers leaders du front arrivés à Rio @ gabonactu.com

Moukagni Iwangou devenu président du Front de l’opposition pour l’alternance s’adresse au responsable de la gendarmerie et de la police. Ils s’embrassent. Le meeting peu commencer mais il y a trop d’obstacles.

 

Les leaders du Front sont dispersés. L’électricité est coupée dans tout le périmètre de Rio. Il n’y a pas de podium.

 

un officier ordonnant le démantèlement du dispositif répressif @ gabonactu.com
un officier ordonnant le démantèlement du dispositif répressif @ gabonactu.com

Autours des leaders, les jeunes spontanément chantent l’hymne national. Jean Eyeghe Ndong et Jean Ntoutoume Ngoua arrivent mais la nuit ne tardera plus à tomber.

 

Jean Ping s'adressant à la presse @ gabonactu.com
Jean Ping s’adressant à la presse @ gabonactu.com

Le meeting est pourtant autorisé. Mais il ne peut se tenir. Il est reprogrammé pour le week-end prochain. Samedi selon certains, dimanche selon les autres. Et les militants présents sont rentrés à la maison dans le calme sans avoir écouté le message qu’ils attendaient.

 

Martin Safou

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