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Le Gabon reste une République et non une monarchie (Raymond Ndong Sima)

Le Gabon reste une République et non une monarchie (Raymond Ndong Sima)

Raymond Ndong Sima toujours en France pour la promotion de son livre non encore disponible au Gabon @ DR

 

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Ancien premier ministre, Raymond Ndong Sima a pris ses distances avec Ali Bongo. Il revient sur ses deux années à la Primature, avec son livre « Quel renouveau pour le Gabon ?»

 

Vous parlez d’un renouveau pour le Gabon, que reprochez-vous au Gabon actuel ?


Je trouve, et je ne crois pas être le seul à faire ce constat, que le Gabon actuel ne fonctionne pas correctement. Je peux d’ailleurs vous retourner la question. Pensez-vous que le Gabon actuel a les résultats économiques, financiers et sociaux à la mesure de ses moyens et de son potentiel ?

Ali Bongo Ondimba est-il un monarque ? C’est presque ce que vous laissez sous-entendre en parlant de sa façon de diriger les affaires du pays.

J’ai clairement répondu à cette question dans mon livre. Le Gabon est encore une République. Son premier responsable ne peut être un monarque. Ce statut est réservé aux monarchies. Or les Gabonais ne se sont pas mis d’accord pour instaurer une monarchie. Par contre, comme je le dis dans le livre, beaucoup de comportements observés s’apparentent à ceux d’une monarchie où le souverain n’est comptable que devant Dieu. Or le premier responsable du Gabon, comme tous les Gabonais, sont d’abord comptables devant la Constitution que nous avons adoptée.
Le dialogue est-il définitivement rompu avec Ali Bongo Ondimba ?
Par tradition, le Gabon et les Gabonais sont ouverts les uns aux autres. Je ne m’interdis de parler avec personne. Au demeurant, si des Gabonais se déclaraient fermés aux autres, ils violeraient le pacte républicain.

Vous avez des mots durs avec l’entourage du président Bongo, en parlant de la « République des copains. » Que signifie ce terme ?

Un copain, c’est celui qui se permet des familiarités avec vous. Or le Président de la République incarne une institution. Il ne peut avoir, ni se permettre de laisser apparaître des familiarités avec quiconque. Son serment le lui interdit puisqu’il jure d’être juste envers tous. Comme vous le savez, les copains s’accordent partout des passe-droits incompatibles avec l’impartialité républicaine.

Vous vous définissez comme un premier ministre qui n’avait pas de pouvoir. Est-ce une façon de dire que vous n’êtes pas comptable de tout ce qui s’est passé durant votre primature ?

Dire que je ne suis comptable de rien serait me défiler. Ce n’est pas dans mes habitudes. Par contre, souligner les entorses aux procédures et les circuits parallèles mis en place pour contourner le premier ministre ou siphonner ses pouvoirs, c’est décrire des faits de nature à favoriser la compréhension de tous sur l’évolution et le dénouement de plusieurs dossiers. Ne pas le dire, c’est laisser perdurer un flou artistique sur la construction des décisions et la conduite des dossiers. Le dire, c’est faire œuvre de transparence et faire porter à chacun les conséquences de ses actes.
Entre le pouvoir et l’opposition vous aspirez à une troisième voie. Est-ce possible dans le paysage politique gabonais ?
Le livre de Ndong Sima est encore introuvable à Libreville @ DR
Le livre de Ndong Sima est encore introuvable à Libreville @ DR
Je ne m’inscris pas dans une logique de classification. Je considère que les débats actuels, certes importants sur certains points, gagneraient à se focaliser davantage sur la préparation du futur, en approfondissant le diagnostic de la situation actuelle. Je suis convaincu que d’énormes difficultés économiques et sociales nous attendent à brève échéance. A ce stade, je n’ai pas d’autre ambition que de contribuer au débat en exposant la situation actuelle de notre économie et en identifiant, comme d’autres le font, les conditions de la construction d’un pays prospère.

Quelle différence y a-t-il entre vous et Jean Eyeghe Ndong qui, comme vous, a été un jour premier ministre, a démissionné du parti au pouvoir avant de se retrouver dans l’opposition ?

Il ne m’appartient pas de souligner les différences. C’est à ceux qui observent que revient cet exercice. Sinon, je serais juge et partie. De nouveau laissez-moi retourner la question. Pourquoi un premier ministre sortant bascule-t-il dans l’opposition dans le cas de Jean Eyeghe Ndong et s’oblige à des clarifications dans mon cas ?

Quels remèdes préconisez vous pour le Gabon ?

Je me vois obligé de vous renvoyer à mon livre et notamment à son chapitre 8 intitulé : Construire un Gabon prospère. En tout état de cause, il n’y a pas de formule magique.

Comment envisagez vous votre avenir politique ?

J’observe et j’écris. Il est trop tôt pour parler de l’avenir politique. Tout dépendra de la façon dont nous aurons préparé le futur.

Propos recueillis par Gaël Mayika pour Afriqueactualite.com

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1 Commentaire

  1. kombila

    Mais pourquoi, diantre, veut on pousser Monsieur NDONG SIMA dans l’opposition. Il a au moins, lui, et sans démissionner du PDG, de clarifier les choses et de nous éclairer sur la situation du Gabon et fais des propositions concrètes. Lisez son livre et que chacun se fasse son opinion.

    Reply

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