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Le Gabon et l’Union européenne désormais aux petits oignons

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Le Gabon et l’Union européenne (UE) sont parvenus à normaliser leurs relations de coopération qui s’étaient considérablement refroidies suite à une résolution du parlement européen en septembre 2017 ayant remis en cause de la réélection du président Ali Bongo Ondimba à l’issue du scrutin présidentielle d’août 2016.

Libreville s’était senti froissé par la résolution des eurodéputés affirmant que la réélection du président sortant avait manqué « de transparence ». La résolution avait ajouté que ce manque de transparence remettait « en cause la légitimité » du vainqueur.

La résolution de l’UE était accueillie comme du pain béni par Jean Ping, principal challenger d’Ali Bongo Ondimba lors de la présidentielle de 2016. L’ancien président de la Commission de l’Union africaine revendiquait aussi la victoire lors de ce scrutin. Il avait encouragé l’UE de sanctionner le pouvoir de Libreville pour le contraindre de rendre « le pouvoir usurpé ».


Après une longue période de « ni guerre ni paix », l’Union européenne et le Gabon ont relancé leur dialogue politique intensifié le 25 novembre dernier. C’est le Premier ministre gabonais, Julien Nkoghe Békalé qui avait donné le coup d’envoi des travaux qui ont pris fin ce week-end à Libreville.

Sur la table des négociations, des questions des droits de l’homme, des libertés fondamentales, de la gouvernance démocratique et, enfin des élections.

Selon le communiqué conjoint publié à l’issue de ces pourparlers, les deux parties ont « évoqué les violences post-électorales de 2016, pour convenir de l’importance d’une réparation aux victimes, en vue d’une réconciliation durable, dans le cadre des plaintes qui seraient déposées. Elles ont estimé que la plus sûre garantie contre la répétition de telles violences résidait dans le respect rigoureux de l’État de droit, et notamment de la Constitution et des dispositions garantissant les libertés fondamentales et la transparence et la crédibilité des élections ».

Le Gabon et l’UE ont par ailleurs « convenu de l’importance de remédier à la question récurrente des détentions irrégulières, et notamment des détentions préventives au-delà des délais légaux. Elles ont constaté que le progrès nécessaire sur cette question dépendait aussi du strict respect de l’état de droit et des droits de la défense ». Le même texte précise que le Gouvernement gabonais a annoncé la mise en place d’une commission technique afin de procéder à un examen approfondi, au cas par cas, des éventuels dossiers de détention irrégulière dont il pourrait être saisi.

Daniel Etienne

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