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L’appel de Jean Ping à l’affrontement est un non-événement (PDG)

L’appel de Jean Ping à l’affrontement est un non-événement (PDG)

Partisans de Jean Ping face à la police samedi à Libreville © Gabonactu.com

Libreville, 16 décembre (Gabonactu.com) – L’appel lancé samedi à Libreville par Jean Ping à un affrontement contre le pouvoir qui a « usurpé » sa victoire lors de la présidentielle de 2016 est un non-événement, a déclaré un haut cadre du Parti démocratique gabonais (PDG), ayant préféré l’anonymat pour ne pas accorder du crédit à cet opposant.

 

« Pour nous c’est un non-événement. Inutile de s’y attarder », a notamment déclaré la source. « C’est d’ailleurs un disque rayé car Jean Ping avait proféré la même menace en août 2017 », a poursuivi la source.


 

« Quand toutes les voies de la négociation et de la diplomatie n’ont pas donné les fruits escomptés ; quand la concertation est bloquée, il ne reste plus que la confrontation. Nous y sommes. Je ne vous retiens donc plus. La voie est bien libre. Vous pouvez foncer. C’est le moment ! » a déclaré Jean Ping durant un meeting à son quartier général samedi à Libreville. Cet appel a été immédiatement suivi par une marche improvisée dispersée par la police à coup de gaz lacrymogènes.

 

« Le procureur de la République doit se saisir d’une telle déclaration tendant à troubler l’ordre public », a réagi, également sous le couvert de l’anonymat, un autre très haut cadre du ministère de l’Intérieur.

 

Jean Ping a lu sa déclaration exactement à l’endroit où Frédéric Massavala Maboumba avait en juin 2017 harangué la foule l’invitant à une marche improvisée. La marche avait été immédiatement dispersée par la police mais Frédéric Massavala Maboumba a été convoqué à la Direction générale des recherches (DGR) puis jeté à la prison centrale de Libreville jusqu’à ce jour.

 

Le code pénal gabonais qui date de 1965, époque où le pays était sous l’emprise du monopartisme, condamne d’une peine de prison ferme tout auteur d’un appel à manifester sur la voie publique sans autorisation. Le parlement gabonais n’a jamais songé à modifier cette loi, presque désuète selon plusieurs sources judiciaires.

Carl Nsitou

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