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La femme retrouvée décapitée était burkinabé (Procureur)

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Photo @ DR

 

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – La jeune femme dont la dépouille a été retrouvée décapitée dans le 1er arrondissement de Libreville était une burkinabé âgée de 33 ans, a annoncé lundi le procureur de la République dans une déclaration indiquant l’évolution de l’enquête ouverte dimanche dès l’annonce de ce crime odieux.

 

La victime a été formellement identifiée. Il s’agit de Mme Tapsoba Fatimata. Une enquête de proximité semble révélée un crime passionnel. La défunte aurait deux amants. Un burkinabé et un sénégalais. Le burkinabé a été interpellé alors que le sénégalais, décrit par ses voisins comme un homme violent (selon la déclaration du procureur) serait en fuite.

Le meurtre s’est produit dans la nuit de samedi à dimanche. Selon le procureur, ce sont des personnes qui vivent de la charge publique de Mindimba dans le 5ème arrondissement de Libreville qui ont retrouvé la tête d’une personne dans un tas d’ordures. Alertée, la gendarmerie a interrogé le personnel d’Averda, la société chargée de collecter les ordures ménagères à Libreville. Les éboueurs ont indiqué que les ordures versées à l’endroit où la tête a été retrouvée ont été collectés dans le 1er arrondissement.

Les recherches dans l’arrondissement ont permis de découvrir, vers 7h30, le corps décapité de la jeune Tapsoba Fatimata dans le quartier Cité Pompidou.

L’enquête de voisinage aurait révélée une bagarre nocturne. Deux personnes ont été interpellées sans que leurs identités aient été révélées.

L’enquête se poursuit pour savoir exactement ce qui s’est passé.

Le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) a promis une récompense de 5 millions de FCFA à la personne qui permettra de faire arrêter le ou les coupables.

A Libreville, ce crime a réveillé les peurs. D’aucun ont parlé de crime rituel, ces crimes qui consistent à exécuter des personnes pour leur arracher des organes vitaux (sexe, yeux, langue, cœur, main, sang … ) à des fins fétichistes.

L’Association de lutte contre les crimes rituels (ALCR) dirigée par Elvis Ebang Ondo, père d’un enfant victime de cette barbarie, recense de très nombreux cas. Aucune enquête n’a réellement abouti dans tous les cas.

En réponse à ces crimes, le gouvernement a récemment corsé la loi contre les crimes de sang. Mais les associations estiment que la nouvelle loi n’est pas encore assez satisfaisante.

 

Martin Safou

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