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La famille de l’opposant Privat Ngomo exige la libération immédiate de son fils

La famille de l’opposant Privat Ngomo exige la libération immédiate de son fils

Le Dr Jean-Juste Ngomo, frère aîné de l’opposant Privat Ngomo, a exigé vendredi dans un point de presse à Libreville au nom de toute la famille Ngomo, la libération pure et simple de son cadet par manque d’arguments fondés en droit justifiant l’emprisonnement de ce dernier depuis 3 mois.

 » A ce jour, aucun argument fondé en droit ne justifie l’emprisonnement et tous les dénis de droits dont est victime Privat Ngomo. C’est la raison pour laquelle nous exigeons sa libération pure et simple, et prenons à témoin l’opinion nationale et internationale sur ce cas flagrant de détention arbitraire « , a plaidé le Dr Jean-Juste Ngomo.

Privat Ngomo a été placé sous mandat de dépôt le 16 Juillet 2019. Peu avant cet incarcération, il a été présenté devant le Juge Marie Christine Lébama qui l’a inculpé pour outrage au chef de l’Etat, atteinte à la sûreté de l’Etat, incitation à la rébellion, propagation de fausses nouvelles et trouble à l’ordre public.


Seulement, lors de sa deuxième comparution, intervenue 72 heures après la première, le caractère non fondé des trois premiers chefs a été reconnu, et finalement seuls les deux derniers ont été retenu, à savoir trouble à l’ordre public requalifié en entrave à la circulation routière, et propagation de fausses nouvelles.

Aussi, à la lecture du discours de Privat Ngomo du 12 juillet dernier, et des chefs d’accusation précités, la famille ne comprend pas pourquoi leur fils et frère s’est vu refuser trois demandes successives de mise en liberté provisoire introduites par son avocat. Un refus qu’ils qualifient de non fondés en droit car l’opposant a toutes les garanties de représentation, avec de surcroît un casier judiciaire vierge.

Ils ont aussi signifié que leur frère s’est vu refuser une demande de transfert dans une structure sanitaire pour raisons médicales. Le dossier a traîné 3 semaines au parquet, avant que le refus soit enfin notifié, sans explications.

L’ordonnance de clôture de l’instruction de cette affaire n’est toujours pas signée, alors que cette instruction est techniquement achevée depuis le 30 juillet dernier, soit depuis bientôt 3 mois. La conséquence étant que le dossier ne peut pas être transmis au Tribunal pour qu’une date de jugement soit fixée, ce qui rallonge d’autant les délais de cette détention qualifiée d’illégale par la famille.

«  Les autorités gabonaises clament haut et fort, à la face du monde, qu’il n’y a pas de prisonniers politiques au Gabon. Nous osons affirmer ici que Privat Ngomo est bel et bien un prisonnier politique. Si tel n’est pas le cas, que le Procureur de la République, monsieur Olivier Nzahou, justifie publiquement les raisons fondées en droit des trois refus de mise en liberté provisoire, du refus de transfert dans une structure sanitaire pour raisons médicales, et de la garde à vue de cinq jours subie à la Direction de la sûreté urbaine« , a ajouté le frère aîné de  l’opposant.

Pour la famille Ngomo, ce 12 juillet 2019, leur frère n’avait commis selon la loi qu’un délit d’entrave à la circulation routière, qui ne peut pas justifier sa détention de plusieurs mois.

Aussi, la famille Ngomo entend entreprendre des actions dans les tous prochains jours, en vue de sa libération immédiate et sans conditions.

 » Nous appelons toutes les personnes éprises de justice, de dignité et de paix, partageant les valeurs civiques et morales les plus élevées, à se joindre à toutes les actions que nous, la famille de M. Privat Ngomo, allons entreprendre dans les tous prochains jours, en vue de sa libération immédiate et sans condition « , a-t-il conclu.

Le 12 juillet dernier en milieu d’après-midi, Privat Ngomo a organisé l’opération « Lumumba » pour lire devant l’ambassade de France une déclaration en barrant le boulevard du bord de mer. Il était aidé par une centaine de jeunes habillés de tee-shirts à l’effigie de Jean Ping.

Dans sa déclaration, le jeune opposant avait ouvertement demandé à l’ancienne puissance coloniale, la France, de reconnaître la victoire de Jean Ping à l’élection présidentielle de 2016 officiellement remportée par l’actuel chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba.

Eudes Rinaldy Leboukou

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