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Kevazingogate : Guy Bertrand Mapangou se disculpe et demande à la justice de rattraper les vrais coupables

Kevazingogate : Guy Bertrand Mapangou se disculpe et demande à la justice de rattraper les vrais coupables

Guy Bertrand Mapangou, ministre des Forêts, de l’environnement chargé du plan climat  © Gabonactu.com

Libreville, 20 mai (Gabonactu.com) – Gravement mis en cause dans le scandale de la disparition « mystérieuse » au port d’Owendo de 353 containers chargés de Kevazingo, un bois rare vendu à des prix d’or en Asie, le ministre des Forêts, de l’environnement, chargé du plan climat, Guy Bertrand Mapangou soutient dans un communiqué signé de sa main et distribué à la presse qu’il n’est pas coupable et exclu de démissionner tout en invitant la justice à rattraper les vrais coupbles.

 

« Ma conscience d’homme libre ne me reproche strictement rien dans l’exercice des fonctions de responsable du département ministériel des Forêts, de l’environnement, chargé du plan climat », se dédouane celui qui est pointé comme l’un des plus grands coupables de ce vol.

Le ministre évoque aussi le communiqué du gouvernement du 16 mai dernier invitant les ministres concernés dans cette affaire d’en tirer les conséquences.

« Je déclare en toute humilité et en total respect pour le peuple gabonais, que le communiqué rappelé supra ne me concerne assurément pas. La responsabilité en matière pénale étant personnelle et non collective », pinaille le patron des Forêts du Gabon.

Guy Bertrand Mapangou ne se limite pas seulement à sauver son fauteuil. Il plaide en faveur de la vérité que doit faire éclater « sans délai » le pouvoir judiciaire « en retrouvant les vrais auteurs et commanditaires de ce vol et non des lampistes et des innocents au motif qu’ils se sont trouvés au mauvais endroit au mauvais moment ».

Collaborateur du président Ali Bongo Ondimba depuis l’époque où celui-ci dirigeait le ministère de la Défense, Guy Bertrand Mapangou dit faire confiance à ce dernier qui l’a nommé à plusieurs postes en qualité de ministre d’Etat.

« Je continuerai à observer ses fermes instructions en servant le pays là où il m’a mis, en ne touchant qu’à ce que m’autorise et me commande la loi », promet-il.

Guy Bertrand Mapangou n’est pas le seul ministre actuellement dans le collimateur de la justice. Son collègue de l’Economie Jean Marie Ogandaga est également visé dans le scandale du Kevazingo. Son Directeur de cabinet, le Secrétaire général de son ministère, le Directeur général des Douanes et plusieurs de ses collaborateurs qui opéraient au port d’Owendo où les containers en question ont disparu, ont été suspendu de leurs fonctions tout comme de très nombreux cadres du ministère des Forêts.

Le ministre Ogandaga est implicitement sur la liste des membres du gouvernement appelés à tirer les conséquence de cette affaire.

Juste après le communiqué du gouvernement, Jean Marie Ogandaga a rappelé sur sa page Facebook qu’il est membre du bureau politique du Parti démocratique gabonais (PDG, le parti du président Ali Bongo Ondimba).

La disparition de ces 353 containers ébranle nation. Les faits sont jugés trop graves par le pouvoir qui veut montrer l’exemple. Quelques 13 hauts fonctionnaires ont été suspendu jeudi dernier de leurs fonctions. Le procureur de la République a annoncé l’arrestation d’une dizaine de personnes (des gabonais et des chinois). Le puissant homme d’affaires chinois François Wu qui a fait fortune dans le bois est pressenti comme le cerveau du crime. Il est activement recherché par la justice gabonaise.

Carl Nsitou

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