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Il est difficile de construire les institutions quand les gens ont faim (Vice-président de la BAD)

Il est difficile de construire les institutions quand les gens ont faim (Vice-président de la BAD)

Célestin Monga, vice-président de la BAD @ DR

Addis Abéba, 5 décembre (Gabonactu.com) – Le Vice-président de la Banque africaine de développement (BAD), Célestin Monga a affirmé lundi à Addis Abéba (Ethiopie) lors d’une cérémonie d’ouverture de la 12éme édition de la Conférence économique africaine qu’il est difficile de construire les institutions quand les gens ont faim.

 

« A la BAD on pense La gouvernance est cruciale mais dans les pays pauvres, à faible revenus, c’est difficile de construire les institutions quand les gens ont faim », a indiqué M. Monga s’adressant aux 400 participants à la Conférence.

 

La BAD a pour tenter de résoudre cette difficile équation mis en place le programme « High 5 » c’est-à-dire les cinq grandes priorités pour l’Afrique à savoir : éclairer et fournir de l’énergie à l’Afrique, nourrir l’Afrique, industrialiser l’Afrique, intégrer l’Afrique, et améliorer la qualité de vie des Africains. 

Monsieur Monga a particulièrement insisté sur l’industrialisation. « Un mot qui il y a quelques années était considéré comme un mauvais mot », a-t-il fait remarquer aux participants à la Conférence.

 

« L’Ethiopie a vraiment fait des miracles en s’industrialisant », a-t-il dit en rappelant que ce « pays sans littoral qui produit des biens manufacturiers qui sont exportés. Personne n’aurait cru cela il y a 10, à 20 ans ».

 

« Si l’Ethiopie peut le faire, les pays qui ont plus de ressources peuvent également faire plus », a-t-il supposé.

 

M. Monga a également insisté sur le rôle crucial de l’intégration régionale pour accélérer les économies africaines. Cette intégration doit naturellement impulser l’amélioration des conditions de vie des africains, 5ème pilier du programme « high 5» que la BAD souhaite réalisé durant la période 2013-2023.

 

« Il est important d’organiser la production et de trouver des marchés », a-t-il insisté. Les marchés sous régionaux à ce titre se révèlent très importants. Mais à terme, le marché africain doit profiter aux africains, a espéré le Vice président de la BAD.

 

Célestin Monga est par ailleurs revenu sur la corruption, un facteur négatif pour les économies africaines.

 

« A chaque fois que je voyage en Afrique, il y a cette critique sur la corruption. Ca dérange les gens et c’est pour des bonnes raisons. C’est terrible, c’est mauvais, cela un coût économique politique, économique et social important », a dit, peiné, le Vice-président de la BAD en soulignant qu’un accent particulier est mis sur ce phénomène qui fait disparaitre 10, 20 ou 30% des budgets annuels de certains pays.

 

« 30% c’est le pourcentage de détournement le plus élevé que j’ai entendu », a-t-il dit qui a fermement condamner et désapprouver la corruption.  Selon lui, il y a donc environ 70% des budgets qui ne sont pas détournés mais il y a très peu de recherches ou d’études sur l’efficacité dans l’utilisation de ces 70%.

 

« J’encourage les chercheurs à mener des études sur l’utilisation des 70% des budgets non détournés », a-t-il urgé en espérant que la bonne utilisation de ces budgets permettra d’accélérer la mise en place des bonnes pratiques de la gouvernance, in fine, la transformation des économies africaines.  

 

La 12ème conférence économique africaine se déroule dans la capitale éthiopienne du 4 au 6 décembre 2017.

Carl Nsitou

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1 Commentaire

  1. Digoumbilou Jean Marc

    Je pense que la faim en Afrique est le produit des politiques néo-esclavagistes des dirigents l africains envers leurs peuples. Aussi longtemps qu’une révolution des systèmes éducatifs , basée sur la formation d un citoyen réel, responsable devant ses acts , car formé aux valeurs démocratiques, n émergera dans ce continent, les fléaux de faim, corruption, violence(en tous genres, y compris les l crimes politiques) ne disparaîtront pas. Ainsi, en reconnaître l’ existence et la
    persistence des ces maux ne suffit plus aujordhui. Il faut maintenant des actions politiques fortes, telle les bailleurs de finds devraient cesser de donner de l argent aux Etats qui ,au lieu de renforcer Ieurs systèmes de production agricole ou de refonder les systèmes éducatifs se plaisent à renforcer leur protection personnelle et leur luxe . . .

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