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Idriss Ngari secoue le cocotier comme un opposant radical

Idriss Ngari secoue le cocotier comme un opposant radical

 

 

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Le général Idriss Ngari, vice-président de l’Assemblée nationale, a laissé parler son cœur pour vomir tout le mal qu’il pense de la gestion de l’Etat par le pouvoir actuel dont il est pourtant l’un des cadres.

 

L’actuel député de Ngouoni  (Haut-Ogooué), province dont est originaire le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba a profité d’une séance d’interpellation du gouvernement pour cracher sa colère. Ce haut cadre du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), a axé sa critique sur le Plan stratégique Gabon émergeant (PSGE), le plan de développement du Gabon conçu par l’actuel chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba.

 

Idriss Ngari estime que le PSGE dont les principales composantes sont le Gabon des services, le Gabon vert et le Gabon industriel est un discours creux, une gesticulation intellectuelle que le peuple ne comprend pas et qui est loin des attentes du peuple.

 

A propos du Gabon des services, l’ancien ministre des Travaux publics, de l’Equipement et de la Construction, sous Omar Bongo Ondimba connu pour son franc parler a déploré devant le Premier ministre Daniel Ona Ondo, l’inexistence de budget de fonctionnement dans l’administration publique. Et pourtant en 2014, a-t-il expliqué, le budget de l’Etat était de l’ordre de 3 000 milliards de FCFA.

 

« Pourquoi le budget de fonctionnement ne tourne pas ? Il n’y a plus d’argent ? Mais dite le nous », s’est-il interrogé d’un ton ferme et sévère.

Le Gabon de services, « mais ça nous concerne nous qui sommes dans les bureaux et qui travaillons et qui mettons les budgets en place pour cela ! Est-ce qu’aujourd’hui monsieur le Premier ministre dans vos ministères, vous voulez la perfection ? Mais vos collaborateurs n’ont même pas de crayons ? N’ont même pas de feuilles pour travailler ?parce que le budget n’est pas exécuté, c’est une réalité », a-t-il enfoncé.

 

« Vos agents vont acheter les crayons et les feuilles pour travailler, avec  leurs salaires ! Alors, et les budgets de fonctionnent, ils sont passés où ? Voilà ce qu’il faut expliquer ! Pour que vos collaborateurs comprennent, parce qu’ils ne comprennent pas! Je dirai même dans l’institution nous avons les problèmes, alors pourquoi le budget de fonctionnement ne tourne pas ? Il n’y a plus d’argent ? Dites-le nous ! Dites-le nous », a tancé le général Tonnerre (Ngari en langue Téké signifie Tonnerre).

 

« Donc Gabon service pour tourner il faut un budget ! parce que on écoute partout même dans les forces de défenses et de sécurité, il n y a rien, il n y a rien, y a rien !là encore personne ne peut me tromper parce que je sais », chute l’ancien ministre de la Défense.

 

« On vient nous faire la littérature. La littérature ne nous intéresse pas. Ce qui nous intéresse c’est ce que nous voulons », a-t-il cogné.

 

« Je crois que chez nous un travail chez nous les soldats un travail bien fait et bien réussi est un travail bien reparti entre les acteurs. Lorsqu’il est mal reparti entre les acteurs vous ne pouvez pas réussir. Or le constat c‘est quoi ? Ce n’est pas parce qu’on a dit que c’est l’émergence que chacun doit avoir 3 fonctions 4 ,5 fonctions », a-t-il dit.

Ngari 2

Idriss Ngari a aussi largué un petit missile sur le 2ème pilier du PSGE : le Gabon. « Le Gabon vert, il y a maintenant graine (nouveau projet agricole initié par le pouvoir, ndlr). Bon on va regarder si ça marche », doute-t-il.

 

« Moi je crois que le tout n’est pas de faire des discours tous les jours on parle trop politique dans le pays, mais on ne réalise pas ce que la politique veut », poursuit-il.

 

A propos du dernier pilier du PSGE : le Gabon industriel, Idriss Ngari a demandé le nombre d’entreprises créées depuis 6 ans (durée au pouvoir de l’actuel chef de l’Etat).

 

Ce discours est très applaudit par l’opposition pour tant très critique contre l’Assemblée nationale considérée comme une simple chambre d’enregistrement composée des députés « godillots ».

 

Le parti au pouvoir n’a pas encore officiellement commenté ces propos tenus dans l’hémicycle. « C’est la preuve de la vitalité démocratique au sein du parti Démocratique gabonais », a résumé un cadre du parti préférant l’anonymat.

 

Martin Safou et Mélanie Yakoubou

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2 Commentaires

  1. emmanuel

    Lorsque.lenfant.dit.a.son.papa.qil.a.mal.a.la.tete.alor.quil.a.fain.cest.un.dangereu.enfant.mai.celui.qui.rappel..a.son.papa.que.ya.rien.a.manger.non.selement.il.dit.vrai.mais.aussi.encourage.le.pere.a.prendre.ses.responssabilites.ces.une.preuve.damour

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