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Gabon – FMI : la société civile pas d’accord sur les choix du gouvernement

Gabon – FMI : la société civile pas d’accord sur les choix du gouvernement

Boileau Yeyinou Loko (devant le drapeau) et des leaders de la société civile gabonaise © DR

Le chef de la délégation du FMI arrivée au Gabon pour une nouvelle revue du programme passé avec le pays, Boileau Yeyinou Loko a reçu lundi des leaders de la société civile gabonaise qui lui ont clairement indiqué qu’ils ne sont pas d’accord avec les choix du gouvernement gabonais pour réduire le train de vie de l’Etat et relancer l’économie en panne depuis la crise des matières premières en 2014.

La société civile a fait constater à la délégation du FMI que le gouvernement refuse de restructurer certaines entreprises budgétivores à l’exemple de la Société gabonaise de raffinage (SOGARA). Il snobe également la question des régimes spéciaux, un mécanisme qui permet à une catégorie de fonctionnaires d’empocher d’importants revenus suite à des promotions « politiques ».


La société civile a notamment regretté que l’action du gouvernement pour réduire le train de vie de l’Etat cible particulièrement la réduction de la masse salariale dans la fonction publique. La société civile suppose que réduire la masse salariale enfoncerait davantage les gabonais dans la précarité car selon elle « 1/3 de la population du Gabon vit en dessous du seuil de pauvreté ».

En réponse au mécontentement de la société civile, Boileau Yeyinou Loko a expliqué que malgré l’assistance et le soutien du FMI, le Gabon reste un pays souverain libre de ses choix.

L’économie gabonaise subit le choc de la chute des cours des matières premières intervenue en 2014. Pour compenser la perte des recettes pétrolières dont dépend son économie, le Gabon a conclu en décembre 2017 un programme d’appui budgétaire assorti d’une enveloppe de 642 millions de dollars avec le FMI. Depuis, l’institution de Breton woods soumet le pays à une série de revues assorties des recommandations souvent très difficiles à appliquer.

Les mesures d’austérité engagées par le gouvernement depuis la conclusion de ce programme ont permis de stabiliser l’économie, selon le FMI qui envisage une croissance légèrement à la hausse à 3,1% en 2019 ; nettement supérieure par rapport à 2018 où elle s’est établie à 1,2%.

Arrivée dans le pays, il y a une semaine, la délégation du FMI a commencé sa mission par une audience chez le président de la République, Ali Bongo Ondimba.

Antoine Relaxe

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