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Gabon : 30 hectares de manioc et de banane à Mbigou pour contribuer à l’autosuffisance alimentaire

Gabon : 30 hectares de manioc et de banane  à Mbigou pour contribuer à l’autosuffisance alimentaire

Georgina Nguélé, la coordinatrice de la coopérative Moukoga en pleine activité le 11 janvier   dans les plantations de Moubou près de Lebani © Gabonactu.com

Les membres de la coopérative Moukoga (rassemblement) ont réalisé une plantation de 30 hectares de manioc et de banane pour contribuer à l’autosuffisance alimentaire dans leur localité et surtout améliorer leurs revenus.

La plantation est la première phase d’un projet agricole initié par le député de la localité, Cyriaque Moukoundzi. Dans cette phase expérimentale, les membres de la coopérative ont planté 20 hectares de manioc et une bananeraie de 10 hectares.


Le vaste champ est situé à 13 km de Mbigou au village « Moubou » qui veut dire « éternité » en langue locale « Inzebi ».

« La terre ne ment pas », s’est excité le député admirant la beauté des plantes qui germent à merveille dans le champ.

Mises sous terre il y a moins de deux mois, les boutures de maniocs poussent comme des fleurs donnant beaucoup d’espoir aux 300 membres de la coopérative.

Machette à la main, le député du 1er siège du département de la Boumi-Louetsi, en pleine tournée parlementaire dans sa circonscription avait le visage rayonnant de joie en marchant d’un coin à l’autre dans le champ.

« C’est notre contribution dans la création d’emplois », lance Cyriaque Moukoundzi, ravi d’avoir investi dans une œuvre qui apporte la joie, l’espoir et un peu de revenus à ses électeurs résident dans un coin très éloigné de Libreville, la capitale gabonaise.

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Le promoteur de la coopérative Moukoga, l’honorable Cyriaque Moukoundzi,  visitant la plantation de bananeraie le 11 janvier à Mbigou © Gabonactu.com

Mbigou situé à environ 700 km de la capitale n’a aucune activité industrielle, pas de compagnies ou de sociétés. Les enseignants, les agents de santé et les gendarmes sont les rares fonctionnaires dotés d’un pouvoir d’achat. La pauvreté se lit à vue d’œil alors que cette bourgade montagneuse côtoie le parc national de Birougou peuplé de buffles et d’éléphants de forêt.

« C’est un bon  projet pour  toutes ces femmes que vous voyez là, très enthousiastes. Grace à l’argent qu’elles travaillent ici, elles n’ont  plus de difficultés à s’acheter des ordonnances,  envoyer leurs enfants à l’école et à vivre plus ou moins décemment», explique avec satisfaction, Georgina Nguélé, coordinatrice du projet.

Le député Moukoundzi ne se limite pas uniquement à faire travailler ses militants et militantes. Il table également sur la formation pour sortir ces paysans de l’exploitation agricole de subsistance. Son ambition est d’en faire des ouvriers agricoles dont l’ambition est de maximiser les rendements et par ricochet leurs revenus.

L’honorable Moukoundzi fait venir dans la localité, assez régulièrement, des experts de l’Institut  gabonais d’appui  au développement (IGAD). Ces derniers forment les membres de la coopérative aux techniques modernes d’agriculture en vue d’augmenter le rendement à l’hectare. Ils forment également dans les techniques de prévention et de lutte contre les maladies du manioc et d’autres spéculations.

A moyen terme, la coopérative Moukoga table sur l’aménagement d’une surface  de 100 ha pour doper la région en produits bio made in Gabon.

Lors d’un entretien avec sa base électorale, le député Moukoundzi, a expliqué que les bouches à nourrir dans les villages comme dans les villes deviennent de plus en plus nombreuses. L’entrée en vigueur en juillet prochain de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC) créera un vaste marché africain et une opportunité pourquoi pas pour la coopérative  « Moukoga » qui compte aller loin dans sa lancée.

« Les producteurs de Mbigou pourront vendre leur manioc sous forme de gari au Nigeria par exemple », a-t-il prédit.

Reste que Mbigou n’est pas encore connecté au réseau routier bitumé du pays. Le goudron s’arrête à Lebamba. Il faut près de 100 km d’une piste chaotique pour y arriver. Les efforts du député permettent d’entretenir cette piste afin de la rendre praticable en toute saison.

« J’applique avec exemplarité le partage dont parle le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba », dit avec modestie le député qui rêve de faire de Mbigou le grenier de la région.

Envoyé special, Sydney IVEMBI

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