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France : un gabonais publie un livre sur les difficiles relations entre la CPI et les africains

France : un gabonais publie un livre sur les difficiles relations entre la CPI et les africains

Séverin Rahong, auteur du livre @ DR

Paris, France (Gabonactu.com) – Séverin Rahong, 31 ans, originaire de la province de l’Ogooué Lolo (sud-est du Gabon), vient de publier son premier livre, aux Editions Universitaires Européennes, intitulé «La Cour Pénale Internationale et les Etats africains ».

Le livre de 465 pages,  divisé en deux parties comportant chacune deux chapitres, propose avec luxe et détails aux friands du livre,  un éclairage sur la discorde entre les Etats africains et la CPI. Cette réaction, comme un peu partout en Afrique, est la conséquence de ce que les Africains considèrent comme « une justice à deux poids deux mesures, qui ne s’acharnent que sur les pays faibles, » vu que depuis 2002, la totalité des enquêtes ouvertes par la CPI concernent le seul continent africain.

 

Le jeune auteur gabonais,  résidant à Perpignan en France, précise que la CPI intervient dans le cadre d’un système dans lequel les Etats n’ont pas malheureusement le même poids géopolitique. Ce qui dicte l’intérêt des uns et des autres pour cette Cour.

 

«La fièvre dénonciatrice que connait cette institution n’est toujours pas apaisée. La CPI est-elle otage des idéaux qui justifient sa création et des forces politiques antagonistes auxquelles elle reste malgré tout liée ? Les africains commettraient-ils davantage de crime passibles de poursuites devant la Cour que les ressortissant d’autres continents ? », s’interroge Séverin Rahong.

 

Selon lui, si l’étude des procédures judiciaires nées des crimes commis dans des conflits se déroulant sur le continent africain et l’analyse des procédures de mise en cause de certains Chefs d’Etats africains soulignent le très important travail de lutte contre l’impunité que réalise la Cour pénale internationale. Le bilan de ce travail met toutefois en évidence la collision des procédures judiciaires avec des impératifs politiques internationaux. Ce travail de recherche montre que si la CPI se veut un prolongement de la sécurité collective, l’efficacité de son action et son universalisme sont aujourd’hui mise en doute.

 

Né le 4 juin 1985 à Djolé dans la province du Moyen-Ogooué (centre), Séverin Rahong a obtenu son Doctorat à l’Université de Perpignan après avoir fait un Master II Recherche en Droit comparé dans la même université. Il est détenteur d’une Maîtrise et Licence en Droit Public, option Internationale effectué à la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques de l’Université de Bamako au Mali.

 

Pourrait-il se considérer comme le déclencheur de la danse anti-CPI ? En entendant, le jeune juriste gabonais peut se frotter les mains et se réconforter de sa prémonition.

Lazare Moukoubidi

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2 Commentaires

  1. L'homme d'Afrique

    Félicitation mon frère pour ton travail, si, tout les étudiants, ferons de travail de fin d’étude comme ton travail serait mieux, montrerait combien, nous jeunes, vous voyons, injustice constitutionnel qui, se passe dans des juridictions internationaux . La question qu’on peut se poser nous les peuples africains, est que, la cours pénal international ne connait – elle pas quelle crime que, d’autres continats font? La réponse peut être claire, qui a fait tout, pourqu’on tue KADHAFI ?NB: les juridictions internationaux doivent faire vraiment du boulot, sans avoir de complexe aux auteurs fondateur de ces juridictions.

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  2. jean - jacques

    Felicitations pour ce travail, la seule solution avec cette cour raciste c’est que tous les pays africains doivent se retirer immediatement pour laisser cette cour au europeens et americains qui comettent des crimes plus graves sur cette planete, et ne sont pas poursuivi. on a le cas de la libye aujourd’hui ils ont detruit le pays , les libyens souffrent. en iraque la meme chose. Et si on va plus loin 90% des conflits en Afrique ce sont des conflits que les europeens et americain comettent. l’afrique n’a pas d’industrie d’armement.qui fourmi les armes, les anglais ont massacres les sud africains durant l’apartheid personne n’a jamais ete inquiete par cette cour raciste.il ya plein d’exemple, quand les americains massacrent les japonais avec hirochima , la cpi n’a jamais poursuivi les coupables. en cote d’ivoire la France a tuer les ivoiriens jamais les francais ont ete poursuivi. La seule et unique solution c’est le retrait total de tous les pays africains, pour exiger les poursuites contre les europeens et americains, sinon cette cour raciste restera pour les europeens et americains, Et faire la meme chose pour l’ONU qui est leur proteger en acceptant des resolutions qui detruisent les pays en conflits le cas de la libye la France et USA utilisent l’ONU pour dire qu’on agit sous le mandat de cette organisation.

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