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Entre le discours rassembleur et l’appel à l’insurrection de Jean Ping

Entre le discours rassembleur et l’appel à l’insurrection de Jean Ping

L’opposant Jean Ping au cours de son meeting le 15 décembre à Libreville © Gabonactu.com

Libreville, 16 décembre (Gabonactu.com) – Longtemps terré dans un silence inouï, aux allures d’une résignation, l’opposant Jean Ping veut reprendre la main en galvanisant ses partisans par un discours tranché et offensif contre le pouvoir, prononcé le 15 décembre à son QG de Libreville.

Le candidat malheureux à l’élection présidentielle du 27 août 2016 ne lâche pas du lest, deux ans après. Son discours rassembleur du 3 novembre dernier appelant ses compatriotes à « l’apaisement » a subitement évolué vers la radicalisation.

« Je ne vous retiens donc plus, la voie est bien libre, vous pouvez foncer, c’est le moment ! », a lancé M. Ping samedi dans son meeting ayant mobilisé quelques dizaines des partisans.

Un appel au soulèvement populaire qu’il avait déjà lancé sans succès en août 2017. Ceci pourrait être un bis repetita. Le manque d’intérêt suscité semble traduire la lassitude des militants et l’incohérence de la ligne politique du leader de l’opposition, dénoncées par certains de ses fervents soutiens.

Plusieurs partis et leaders politiques composant la Coalition pour la nouvelle république (CNR), chapeautée par Jean Ping ont participé aux élections législatives couplées des locales du 6 et 27 octobre 2018. Pourtant, le leader de la CNR s’était fermement opposé à cette éventualité, laquelle pour lui, devait légitimer le « pouvoir usurpé » d’Ali Bongo.

L’ancien président de la commission de l’Union africaine (UA) n’avait pas été entendu. Les uns et les autres s’accusant de « traîtres », se sont qualifiés de tous les noms d’oiseau.

L’opposant Jean Ping qui se réclame toujours comme le « véritable président élu » du Gabon surfe sur l’absence du pays depuis bientôt deux mois, pour cause de maladie, du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, en convalescence à Rabat au Maroc.

« La voie est libre, allez-y carrément, n’hésitez plus », a-t-il insinué avant d’appeler Dieu de veiller sur le Gabon.

 

Sydney IVEMBI

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