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Le documentaire de France 2, une publicité pour Ali Bongo ?

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Ali Bongo Ondimba, l’une des premières images du film @ Lemonde.fr

 

Libreville, 7 juillet (Gabonactu.com) – Le documentaire « Le clan Bongo : une histoire française » diffusé jeudi soir par France 2, considéré par les partisans de l’opposition gabonaise comme la bombe qui explosera le régime en place serait-il, plutôt, une publicité ou une opération de com pour Ali Bongo ?

 

La question reste posée. Deux figures marquantes focalisent l’attention dans le film réalisé par l’émission « Complément d’enquête ». Ali Bongo lui-même et Robert Bourgi, l’avocat franco-libanais qui se présente comme l’héritier des réseaux de la Françafrique tissés par Jacques Foccart.

 

Ali Bongo est présenté comme le fils d’Omar Bongo. Le film légitime au passage la filiation d’Ali Bongo à Omar Bongo en allant fouiller la vie scolaire du petit Alain Bongo en France. La gifle que récolte l’actuel chef de l’Etat gabonais, de cette enfance, c’est qu’il n’aurait pas obtenu son baccalauréat de ses propres efforts. Papa Omar aurait passé des coups de fil pour régler la question. Mais cette épisode est déjà connue des gabonais.

 

Complément d’enquête  décrit gentiment le schéma qui a conduit Ali Bongo au pouvoir après une décennie de mise à l’écart suite à  un fallacieux prétexte d’âge requis pour être ministre.

Devenu président de la République, le film démontre comment Ali Bongo a écarté des affaires sa sœur Pascaline Bongo Ondimba et surtout son frère Robert Bourgi puisque lui aussi est le fils de Papa Bongo.

 

Selon le film, la coupure du cordonnant ombilical avec ces deux personnages a commencé à libérer Ali Bongo des fameux réseaux de la Françafrique.

 

Robert Bourgi qui était pressenti comme l’homme par qui la chute d’Ali Bongo arrivera après la diffusion du documentaire semble finalement avoir été manipulé ou piégé par les auteurs du film.

 

Ali Bongo finalement semble avoir tiré son épingle du jeu. Pas de contradicteur dans les fameux résultats de l’élection présidentielle dans sa province d’origine (le Haut Ogooué). La parole a certes été donnée à Jean Ping, mais bon !

 

Les partisans de Jean Ping sont nommément accusés d’avoir incendié le palais de l’Assemblée nationale, le bilan des victimes des violences postélectorales serait d’environ 30 morts, selon l’unique partisan de l’opposition interrogé alors que Jean Ping évoque des centaines de morts et l’existence des fausses communes.

 

Ali Bongo est par contre sérieusement secoué, malmené pour ses dépenses extravagantes, son goût du luxe (voiture, biens immobiliers dorénavant à Londres, ses loisirs et récréations au volant de sa voiture ou avec des orchestres cher payés…).

 

Tout ce qui a été dit sur le patriarche Omar Bongo n’était que du réchauffé. Les gabonais savent que le boum pétrolier du Gabon a profité à Omar et à la classe politique française de l’époque, y compris le nationaliste Jean Marie Le Pen.

 

Les biens d’Omar Bongo en France, sans oublier ses comptes bancaires sont inventoriés mais aucune recherche sur les bénéficiaires de ses largesses dans la classe politique française ne sont inquiétés ne fusse que pour recèle. Robert Bourgi passe son temps à citer ces bénéficiaires mais aucun juge, aucune ONG ne prend cet avocat du barreau de Paris au sérieux.

 

« Ils savent que je sais tout », c’est le titre évocateur des mémoires de Robert Bourgi en attente de publication. Presqu’un avertissement, a « avoué » Bourgi à la fin de l’émission.

Daniel Etienne

 

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