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Discours à la nation du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba (13 septembre 2016)

Discours à la nation du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba (13 septembre 2016)

Photo @ archives DR

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Voici l’intégralité du discours à la nation prononcé ce mardi 13 septembre par le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba sur l’avancement du processus électoral.

 

Mes chers compatriotes,

J’ai souhaité m’adresser à vous afin de vous tenir informés de l’état d’avancement du processus électoral concernant l’élection présidentielle du 27 août 2016.

Le candidat malheureux à la présidence a déposé un recours devant la Cour constitutionnelle.

J’ai également déposé devant la Cour constitutionnelle des éléments démontrant la violation de notre code électoral.

La Cour rendra ses conclusions conformément à la loi et aux délais constitutionnels.

J’ai donc décidé, comme je l’ai toujours fait depuis que ce processus électoral a été engagé, de faire confiance à nos institutions et à la démocratie.

J’ai déjà eu l’occasion de vous dire que la démocratie est un exercice de tous les jours, difficile et exigeant.

Pourquoi ?

Parce que la démocratie n’offre ni solutions, ni pratiques magiques, elle dépend des gens et de leurs comportements.

 

La démocratie a le rythme de ses échéances, et celui que nous devons respecter cette fois ci est celui de la Cour constitutionnelle.

Et ceux à qui cela poserait problème doivent apprendre à le respecter.

L’histoire nous a appris des choses.

À travers les siècles, ceux que la démocratie gène agissent et ont toujours agi de la même façon.

Ils ont créé des événements dramatiques pour rendre son exercice impossible.

Alors je veux appeler les Gabonais à l’extrême vigilance.

Je regarde que dans les événements récents que nous avons vécus, les mots ont toujours précédé les faits, comme une  prophétie que l’on voulait voir se réaliser.

On a crié au putsch ? Et on a attaqué l’Assemblée nationale.

On a crié au bâillonnement de la liberté d’expression ? Et on a attaqué la télévision nationale et des télévisions privées. On a incendié un quotidien et saccagé une imprimerie.

On a parlé de peuple en colère ? Et on a retrouvé dans la rue des éléments armés, infiltrés et téléguidés, qui ont tiré sur nos forces et dont le but ultime est de semer le chaos.

Les paroles ont toujours précédé les actes pour tenter de justifier ces mêmes actes, et les rendre légitimes.

 

Alors quand j’entends employer le mot charnier, je ne peux rester sans m’interroger, sans être inquiet.

Fort de l’observation des semaines que nous venons de vivre, je ne veux pas que certains les créent pour les rendre réels.

J’appelle donc les Gabonais à la vigilance et à l’esprit critique.

Je ne veux pas que la vie de nos compatriotes devienne un argument politique pour des désespérés prêts à tout.

Je ne veux pas que l’on tue des Gabonais ou toute autre personne vivant au Gabon pour prouver que l’impensable existe.

L’Afrique dans les années 90 a déjà vécu ce type de calculs cyniques et macabres mais à l’arrivée, celui qui paye c’est toujours le peuple.

Avant d’être Président de la République, j’ai occupé des fonctions qui ont mis la sécurité des Gabonais sous ma responsabilité, notamment en tant que Ministre de la Défense nationale.

Jamais je n’ai mis la vie d’un Gabonais en danger, jamais je n’ai attenté à leur liberté.

Je sais que la violence ne laisse qu’une chose derrière elle ; cette chose c’est le malheur.

Dans ce cadre, j’ai demandé aux autorités compétentes de prendre toutes les dispositions pour que d’un côté, la sécurité des Gabonais soit assurée dans les gestes les plus simples de leur vie quotidienne et que, d’un autre côté, nous puissions mener toutes les vérifications possibles pour faire la lumière sur ces propos irresponsables qui visent à discréditer le Gabon et imposer une stratégie de la peur et de la terreur.

 

Pour moi, la vie des Gabonais vaut plus que tout.

L’idée qu’elle soit l‘objet d’un sordide calcul politicien mortifère me révulse.

Soyez vigilants.

Prenez soin de vous. Ne vous laissez pas embarquer dans des aventures désastreuses, menées par des hommes qui ne respectent ni nos institutions, ni la vie humaine.

Au contraire, faites confiance, comme j’ai décidé de le faire moi-même, à nos institutions et à la démocratie.

Une démocratie exigeante et claire.

Une démocratie qui demande de la responsabilité.

Que Dieu bénisse le Gabon.

Gabonactu.com

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4 Commentaires

  1. Matha Matsengue

    Ce post s’adresse à M. Ali BONGO ONDIMBA, en sa qualité de Président de la République Sortant :

    Monsieur le Président de la République,

    Vos conseils dans le zèle vous ont encore inspiré une sortie de trop avec ce discours à la Nation!

    J’ai voté pour vous en 2009… J’ai été séduite par le rêve, comme nombre de compatriotes, mettant de côté le rejet légitime de « dynastie » à la tête du Gabon! En mémoire, votre intervention lors de l’investiture à la Cité de la Démocratie… Des larmes…Quelle émotion !

    Durant votre mandat, j’ai été progressivement gagnée par le désenchantement. Pas tant par le manque de réalisation de toutes les promesses faites en 2009… Mais davantage par votre arrogance notoire qui grandissait, infectant immanquablement « vos collaborateurs les plus éclairés », gangrenant aussi l’élite de notre pays!
    La gabonaise que je suis vous aurait accordé son vote pour un second mandat… Mais hélas ! S’en était trop des « dérapages tolérés » !

    2016 n’est pas 2009 !

    En 2016, mon choix, comme celui de vos compatriotes s’est porté ailleurs ! Cette fois, « vos courtisans » manquant de dextérité en amont du processus électoral vous persuadent « fétidement » de résister face à la volonté [manifeste dans les urnes] du Peuple à « Changer de Président » pour une nouvelle République !
    Vous seul pouvez arrêter toutes ces dérives maintenant !
    Vos compatriotes n’ont pas voté Jean PING !!
    Vos camarades n’ont pas tous voté Ali BONGO ONDIMBA !
    Le Peuple a voté pour « la nouvelle République Gabonaise »
    Le Peuple n’a donc besoin d’aucune consigne. Il exprimera [librement] ses sentiments sur cette élection!
    Les institutions, libres de toutes pressions, ont la responsabilité historique de restituer sa volonté sortie des urnes et tout ira bien !

    A la Cour constitutionnelle : Seul le décompte transparent des votes dans les lieux querellés établira la légitimité du prochain président du Gabon !
    Pour l’heure, veuillez tenir vos troupes en respect tant que vous en avez encore le contrôle.

    Très respectueusement.

    Reply
  2. Kouakou

    Jean ping doit avoir honte de lui il a oublie ce qu’il a fait a laurent gbagbo en cote d’ivoire.qu’il arrete d’envoyer les gabonnais a la rue.aujourd’hui il parle de communaute internationale oh honte.gbagbo avait raison alors.

    Reply
  3. gakosso

    Voilà la vérité d’un homme qui ne veut plus que l’esclavage , la colonisation , le racisme continuent de paralyser le cerveau des noirs que nous . nous devons nous sortir de syndrome de Stockholm qui nous pousse toujours à faire appel au l’homme blanc pour régler nos conflits ses conflit que nous savons sont crée de toute pièces par ses même blancs qui s’appellent aujourd’hui ONG, Communauté international, La France Ping, ELF TOTAL …………………. Ali bongo est L’homme qui dit la vérité il faut qu’il rester au pouvoir il ne doit céder à aucune pression cela va de la démocratie et de la liberté de et l’émancipation de nous autres noirs une peu fierté et d’honneur que diable!!

    Reply

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