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Dialogue sociale L’ONEP se retire de la table des négociations

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Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – L’Organisation nationale des employés du Pétrole (ONEP) en grève depuis le 1er décembre 2014, par la voix de son secrétaire général, Aimé Paul Bagafou a déclaré le weekend écoulé son retrait de la table de négociations ouvertes le 6 janvier 2015 par le 1er ministre, le professeur Daniel Ona Ondo à Angondjé au nord de Libreville.

 

Le retrait est consécutif au non respect de la suspension du prélèvement des fonds aux agents du secteur privé que l’ONEP pose comme un préalable.

« Nous conditionnons notre participation aux travaux d’Angondjé à la suspension des prélèvements dans le secteur privé », a martelé M. Bagafou lors de l’assemblée générale organisée le 10 janvier à la cour de l’école publique Martine Oulabou de Libreville. Il a indiqué par la suite que les prélèvements qui sont effectués actuellement se font sur une base arbitraire. Selon lui, ces prélèvements jugés non seulement excessifs mais également illégaux parce qu’ils se font de manière arbitraire sans le consentement des contributeurs que sont les travailleurs.

Les partenaires sociaux brandissent la convention N° 144 de l’Organisation internationale du travail. Cette norme ratifiée par le Gabon le 6 décembre 1988 impose la concertation tripartite (l’Etat, employeurs et travailleurs) lorsqu’il est question de sécurité et de prévoyance sociale

La suspension des prélèvements pour alimenter la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) constitue désormais le seul point d’achoppement des revendications pour désamorcer la crise dans le secteur pétrolier. Cette suspension selon les grévistes permettrait aux parties prenantes de redéfinir les « nouveaux niveaux de prélèvements ».

Les grévistes exigent ine finé la reforme de fond en comble de la caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale qu’ils soupçonnent de servir de caisse de résonance au pouvoir. Dans cette reforme, ils réclament la mise en place d’une commission indépendante de contrôle de ressources prélevées. Les syndicalistes exigent aussi qu’il y est un audit des comptes de la CNMAGS.

« Contrairement à ce que continue de dire le gouvernement, nous n’avons pas dit de supprimer la CNAMGS », a indiqué Aimé Paul Bagafou lors de la rencontre qui se voulait informative et édifiante. Selon l’orateur si l’on suspend les prélèvements au niveau du secteur public-privé, cela n’impacterait en rien sur les autres fonds. Car ajoute-t-il les trois (3) fonds qui constituent les ressources de la CNAMGS sont étanches.

« Le gouvernement veut faire croire que si on suspend les prélèvements dans le secteur privé cela va impacter. Ce qui est faux. C’est la désinformation voulue et entretenue ».

Les trois (3) Fonds concernés sont : le fonds N°1 celui du secteur privé et parapublic. Les contributeurs sont les employeurs et les travailleurs du secteur. Le 2ème fonds intéresse les agents publics uniquement. Il est alimenté par un prélèvement sur les salaires fonctionnaires (2,5%) et l’Etat employeur est censé payé aussi une part patronale (4,1%). Le 3ème fonds quant à lui concerne les gabonais économiquement faibles. Celui-ci est alimenté par un prélèvement obligatoire de 10% sur les chiffres d’affaires des quatre compagnies de téléphonie mobile (Airtel, Gabon Télécom, Moov et Azur). Ce Fonds est également alimenté par une contribution provenant d’une redevance qui est prélevée sur les transactions financières hors zone CEMAC (1,5% de la somme envoyée).

Sydney IVEMBI

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