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Dévaluation du FCFA : le FMI pas concerné

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FCFA, une monnaie considérée comme un mal et un bien du fait de sa parité fixe avec l’euro et de son histoire qui rappelle la colonisation française  @ DR

Libreville, 12 mai (Gabonactu.com) – Le Fonds monétaire international (FMI) ne table pas sur une éventuelle dévaluation du Franc CFA d’Afrique centrale suite à la crise économique dans cette région, a soutenu Dominique Desruelle, Directeur adjoint du FMI au département Afrique.

 

« Le FMI a toujours dit que le système de tau de change est une prérogative des pays membres », a tranché M. Desruelle dans une interview exclusive à Gabonactu.com en marge de la publication à Libreville du rapport de son institution sur les perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne.

 

« Les pays eux-mêmes se sont engagés à la fin 2016 dans une stratégie fondée sur le redressement budgétaire, le redressement des finances publiques », a-t-il expliqué.

 

« Nous nous sommes engagés et nous sommes très très fortement engagés  aux côtés des six pays de la CEMAC dans cette stratégie. Et nous poursuivons cette stratégie », a-t-il poursuit démontrant ainsi que le FMI préfère plutôt le chemin du redressement des économies de la région grâce à une rigueur budgétaire imposée aux Etats membres.

« Sur les six pays de la CEMAC, nous avons 4 programmes qui sont en place », a ajouté M. Desruelle. Quasiment absente en Afrique centrale à l’époque où les pétrodollars coulaient dans la région, le FMI a signé un retour en force dans la région depuis la brutale chute des cours des matières premières en 2014.

La Directrice générale du FMI, la française Christine Lagarde, avait participé à un sommet de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) à Yaoundé au Cameroun en janvier 2016. La dirigeante de l’institution de Breton-Wood avait tiré la sonnette d’alarme sur l’effondrement inquiétant des réserves monétaires de la CEMAC. Ceci tirait par le bas l’économie de la zone franc (Afrique du centre et de l’Ouest ainsi que les Comores).

 

Plusieurs sources avaient indiqué que le FMI avait à cette époque menacé de dévaluer le FCFA de l’Afrique centrale sans toucher celui de l’Afrique de l’Ouest où la croissance oscillait  entre 6 et 7% contre une croissance négative en Afrique centrale.

 

Choqués, les dirigeants de la CEMAC ont pris la menace au sérieux. Quatre pays ont immédiatement accepté la cure d’amaigrissement imposée par le FMI. Le Tchad, le Gabon, le Cameroun et la Centrafrique ont rapidement conclus des programmes d’appui budgétaire avec le FMI.

 

« Nous avons récemment annoncé que les accords de principe ont été conclus avec la République du Congo et pour le 6ème pays, la Guinée Equatoriale, des discussions très très soutenues », a indiqué M. Desruelle.

 

Grace à ces efforts ainsi qu’à l’embellie des cours des matières premières, la CEMAC connaîtra une croissance positive de l’ordre de 1,7% en 2018 contre une croissance négative ces deux dernières années, selon les prévisions du FMI.

Carl Nsitou

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