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Crise politique au Gabon : Un groupe d’intellectuels lance un « appel à agir » contre l’imposture

Crise politique au Gabon : Un groupe d’intellectuels lance un « appel à agir » contre l’imposture

Maxime Minault Zima Ebeyard a rendu public cet appel  © Gabonreview.com

Libreville, 1 mars (Gabonactu.com) – Un groupe d’intellectuels gabonais a lancé jeudi à la Chambre de commerce de Libreville un appel à agir pour sauver le Gabon contre « l’imposture » qui conduit le pays vers une ruine inéluctable.

 

« Depuis plus de quatre (4) mois, notre pays est l’otage d’une imposture sans précédent. Malgré cela, on nous demande de continuer à faire comme si de rien n’était. Depuis quatre (4) mois, on nous demande de nous taire et de faire comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes », fait remarquer le groupe conduit par l’unique député de l’Union nationale (UN, parti de l’opposition), Maxime Minault Zima Ebeyard.

Selon cet appel, le mal s’est accéléré depuis que le président Ali Bongo Ondimba a été victime d’un Accident vasculaire cérébral (AVC) le 24 octobre 2018 lors d’un sommet en Arabie Saoudite.

 

La Cour constitutionnelle, a volontairement refusé l’article 13 de la constitution concernant la vacance du pouvoir.

« Le 14 novembre 2018, pour éviter de constater la vacance de pouvoir, les neuf (9) juges constitutionnels, dans une décision de triste mémoire, se sont autorisés à ajouter un alinéa à l’article 13 de la Constitution, créant la notion d’indisponibilité temporaire, sans en préciser la durée, alors que l’intérim consécutif à la vacance ou à un empêchement définitif ne peut excéder 60 jours. L’histoire retiendra que c’est ce 14 novembre que la Cour Constitutionnelle, présidée par Marie-Madeleine MBORANTSOUO, a pris la décision de sortir le Gabon de l’ordre constitutionnel, ouvrant ainsi la voie à une usurpation du pouvoir d’État que nul ne peut plus contester », cogne le groupe d’une dizaine d’intellectuels issus des partis politiques et des ONG et Associations.

Le groupe accuse nommément Marie Madeleine Mborantsuo, très active ces derniers temps de s’accaparer du pouvoir exécutif au mépris de la constitution dont elle est la gardienne.

 

« Quand une personnalité s’accapare le pouvoir suprême, en violation de la loi, cela porte un nom : coup d’État », martèle la déclaration lue devant un parterre d’invités.

Qui dirige le Gabon ?

Le groupe s’est posé cette question qui selon elle se pose partout. « Le désordre s’est installé au sommet de l’État, ruinant les minces et fragiles acquis de l’État de droit, de la Démocratie et des droits de l’Homme. Au nom de quoi le peuple gabonais doit-il continuer à subir des choix opérés par d’autres loin de ses terres et contre ses intérêts ? Comment des Gabonais peuvent-ils accepter d’accompagner et de couvrir ce qui, aux yeux du monde, est devenu l’arnaque politique du siècle ? », pointent les auteurs de l’appel à agir.

« Nous lançons un appel à agir. Agir pour notre pays, pour sa survie et pour les générations futures », martèlent-ils.

« Nous devons agir pour libérer le Gabon », insistent-ils en annonçant que dans les jours et les semaines à venir, « nous irons à la rencontre de tous. Nous irons à la rencontre des responsables d’institutions. Nous irons rencontrer les représentations diplomatiques accréditées au Gabon. Nous irons rencontrer les responsables des formations politiques, de l’opposition comme de la majorité, y compris le Parti démocratique gabonais (PDG). Nous irons rencontrer les responsables des différentes confessions religieuses pour en appeler à leur responsabilité citoyenne. Nous irons à la rencontre des syndicats et de la société civile. Nous irons à la rencontre de nos compatriotes dans les différents quartiers de Libreville ainsi qu’à l’intérieur du pays ».

31 mars date butoir

« Dimanche 31 mars, si rien n’est entrepris pour mettre un terme à cette imposture, à Libreville comme dans les 9 provinces de notre pays, nous devrons agir, individuellement ou collectivement, pacifiquement et pour exiger que soit mis fin à l’imposture en cours », avertissent les auteurs de l’appel qui se disent être des citoyens libres.

L’un des points de fixation de cette lutte est, selon cet appel, l’application de l’article 13 de la constitution.

« C’est cet objectif qui nous préoccupe. Et c’est à cela que nous allons nous atteler », conclu le texte contresigné par Placide AUBIANG NZEH ; Noël Bertrand BOUNDZANGA ; Elza Ritchuelle BOUKANDOU ; Franck NDJIMBI ; Nicolas NGUÉMA ; Jean Gaspard NTOUTOUME AYI ; Anges Kevin NZIGOU ; Marc ONA ESSANGUI ; Edgard OWONO ; et Maxime Minault ZIMA EBEYARD.

Camille Boussoughou

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