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Contrôles municipaux intempestifs : un syndicat des commerçants dépose lundi un préavis de grève

Contrôles municipaux intempestifs : un syndicat des commerçants dépose lundi un préavis de grève

Les membres de l »UNSAC durant le point de presse samedi 26 octobre 2019 © Gabonactu.com

L’Union syndicale des acteurs du commerce (UNSAC) a annoncé samedi dans un point de presse qu’elle déposera lundi sur la table du gouvernement un préavis de grève dénonçant les contrôles intempestifs effectués dans leurs boutiques sous les menaces et la violence par les agents municipaux.

« La situation se dégradant de jour en jour sur le terrain par des saisies des marchandises et les commerçants ne pouvant plus supporter ce climat, nous annonçons qu’un préavis de grève qui coure à partir de ce jour sera déposé sur la table du gouvernement », ont-ils annoncé.


L’UNSAC se dit toutefois ouverte à un dialogue « sous l’arbitrage du Premier ministre chef du gouvernement », ajoute la déclaration lue par le Secrétaire général du mouvement, Jonas Mounienguet Mbembo.

Les commerçants disent opter pour cette situation assez radicale parce qu’ils se sentent asphyxiés. Selon eux, les contrôles intempestifs sont devenus pires.

A en croire les témoignage de ces commerçants, les agents municipaux font soudainement irruption dans un magasin ou une petite épicerie de quartier. Ils ont un verbe volontairement agressif. Parlent à l’impératif dans le seul but de pousser le vendeur à bout.

« Ils demandent des papiers qu’on ne connait pas. Ils imposent de donner des sommes allant de 100 000 à 1,2 millions de FCFA sous le prétexte que la boutique déborde sur le domaine public », a témoigné un commerçant d’origine mauritanienne.

L’amende coupe gorge, selon les commerçants, c’est l’existence dans une boutique d’une boite de conserve cabossée. « L’amende est de 50 000 FCFA par boite cabossée », déplore Moussa, épicier.

« Quand ils n’ont rien trouvé, ils appuient discrètement des boites de laits et trouvent le motif pour prendre de l’argent », renchérie Baba Sy, un autre épicier qui affirme avoir dépensé 150 000 FCFA pour sauver sa marchandise.

Pour tous les commerçants qui ne veulent pas sortir l’argent, les contrôleurs opèrent de force des saisies importantes des marchandises qu’ils emportent sans retour. Au pire des cas, ils scellent les magasins au chalumeau.

Du 16 au 18 octobre dernier, plusieurs commerçants de la capitale ont décidé d’observer une grève d’avertissement de 3 jours.

L’hôtel de ville a fini par recevoir certains syndicalistes mais pas tous.

Carl Nsitou

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