Connus comme frondeurs, les PDGistes du Moyen Ogooué n’ont pas été sanctionnés

Le « distingué camarde président » du PDG, Ali Bongo Ondimba donnant les conseils à ses militants durant le 11ème congrès de son parti décembre 2017  © DR

 
Libreville, 11 février (Gabonactu.com) – Les militants du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), de la province du Moyen-Ogooué dont le chef-lieu est Lambaréné (centre du pays) connus notoirement indisciplinés avant, pendant et après les élections législatives couplées des locales d’octobre 2018, n’ont pas été sanctionnés par la hiérarchie de ce parti qui a pourtant exclu le 7 février courant, 43 cadres militants dont une députée et plusieurs élus locaux.
« PROVINCE DU MOYEN-OGOOUE : Rien à signaler », indique le communiqué ayant sanctionné les militants PDG disséminés dans les 8 autres provinces du pays. Des exclussions contestées par plusieurs organes de base du parti, lesquels menacent de démissionner en cas de non réparation.
Durant les élections primaires pour les législatives 2018 à Lambaréné, en juin et septembre 2018, les camarades du PDG s’étaient livrés à une guerre intestine sans merci. Le parti était presque divisé. Un camp conduit par l’ancien président de l’Assemblée nationale Richard Auguste Onouviet et l’autre Joël Ogouma, promu gouverneur de la province du Woleu-Netm (nord du pays).
Selon certaines indiscrétions, c’est la médiation du secrétaire général du PDG Eric Dodo Boungendza qui avait permis de ramener l’accalmie dans les rangs. Toutefois, les PDGistes de Lambaréné n’ont jamais cessé de se regarder en chiens de faïence. Récemment, certains ont manifesté en barricadant les principaux axes de la ville pour non prise en compte de certains groupes sociolinguistiques dans la composition du bureau du conseil municipal.

Antoine Relaxe

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