Ce n’est pas la fonction qui fait l’homme, c’est l’homme qui fait la fonction (Pierre Claver Maganga Moussavou, nouveau Vice-Président de la République)

Dans sa résidence de  Libreville, Pierre Claver Maganga  Moussavou lors de l’entretien le 23 août @ Gabonactu.com
 
Libreville, 24 août (Gabonactu.com) – Loin de se considérer comme un simple factotum auprès du chef de l’Etat qui l’a nommé Vice-Président de la République, l’opposant Pierre Claver Maganga  Moussavou veut se rendre utile dans la gestion du pays en donnant  à son poste qualifié d’honorifique un sens.  Comment pourrait-il s’y prendre ? Lecture dans un entretien exclusif accordé mercredi à Gabonactu.com.
 
Gabonactu.com : Monsieur le président du Parti social-démocrate, au lendemain de votre nomination au poste de Vice-Président de la République, quel sentiment  vous anime aujourd’hui ?
 
PCMM : D’abord permettez-moi de manifester toute ma reconnaissance en direction du Président de la République, chef de l’Etat qui a bien voulu me nommer à cette haute fonction de Vice-Président de la République. Je le remercier de tout cœur et j’ose espérer être à la hauteur, de me tenir à ses côtés avec droiture et détermination pour l’aider dans les missions qui sont les siennes, de conduire ce pays vers plus de prospérité, plus de bonheur pour tous nos concitoyens, pour le rassemblement de tous les Gabonais, pour la mise au travail de tous les Gabonais et enfin pour que de plus en plus dans  notre pays le Gabon, les Gabonais se sentent mieux vivre et se sentent appartenir à une Nation. C’est une lourde mission que celle que vienne de me confier le chef de l’Etat.
 
Gabonactu.com : Un opposant à côté du chef de l’Etat qui est de la majorité, n’est-ce pas difficile de travailler ensemble ?
 
PCMM : La question ne se pose pas. Nous sortons du dialogue politique. Le Président de la République, conformément à ses engagements, a voulu intégré à la gestion du pays l’opposition gabonaise. De monter combien de fois, lui président de la république, se tenait au-dessus de tous, au-dessus de la mêlée. Il m’a invité à se tenir à ses côtés non pas pour le combattre mais pour l’aider dans ses missions. Ma préoccupation n’est pas celle de savoir chaque jour que Dieu fait, comment je dois réagir en tant qu’opposant ou en tant que membre d’un parti qui voudrait peut être intégré  la majorité. Je dois m’en tenir dans la mission que le chef de l’Etat voudra me confier en tant qu’opposant et joué le rôle qu’il voudra me faire jouer en direction de nos populations, pour l’aider à faire avancer le pays dans la bonne direction. Tout le reste pour l’instant ne me préoccupe pas. Ce qui me préoccupe c’est la situation du pays. C’est la façon dont je vais me tenir à ses côtés, j’espère avec droiture, avec loyauté parce que nous sommes avant tout des Gabonais. Les frictions politiciennes souvent doivent céder le pas à la réalité qui est celle d’un peuple qui a besoin qu’on se mette à son service. Voilà ce  qui me motive aujourd’hui.
Gabonactu.com : Monsieur le président, est ce que vous aurez les pleins pouvoir  pour rendre votre action visible auprès du chef de l’Etat?
PCMM : Mais je ne suis à la recherche des pleins  pouvoirs. Lorsque le président Omar Bongo m’a nommé à la refondation, beaucoup se demander qu’est-ce  que c’était ? Mais lorsque vous aurez demandé à ceux qui étaient au gouvernement, pendant que j’étais ministre d’Etat en charge de la refondation, ils se rendaient bien compte que j’étais au fait de tous les dossiers et j’intervenais sur tous les dossiers. Ce n’est pas la fonction qui fait l’homme, c’est l’homme qui fait la fonction.  Si je n’ai pas d’appréhension, si le président me fait confiance et quand le président  qui nous montre l’exemple des visites des chantiers, des déplacements et le premier ministre à ses missions. Mais vous pourrez demander l’autorisation au Président de la République d’aller visité  tel ou tel chantier pour  lui rendre compte de ce qui se passe. Vous pouvez lui suggérer de faire ceci ou cela.  Mais si vous avez le doigt sur la couture du pantalon en vous demandant est ce que  le président, qu’est-ce qu’il va penser  de ce que je vais faire ?,  vous ne ferez rien. Vous resterez peut être très longtemps à ses côtés, mais à la fin on se demandera, mais qu’est-ce qu’il m’a apporté effectivement comme soutien? Vous êtes là pour l’aider. Il faut prouver que cette aide est efficace. Mais vous n’êtes pas là pour vous interroger. Il faut suggérer et se rendre disponible. Tout ça peut amener à débloquer certaines situations.
 
Gabonactu.com : Gabonactu vous remercie.
 
PCMM : Moi également.
 
Propos recueillis par Sydney IVEMBI
 

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