Les avocats de Ngoubou dénoncent une violation de la constitution


De g à d Anges Kevin Nzigou (Gabon), Felicite Esther Zeifman (France), Richard Sedillot (France) et Cédric Manguisset (Gabon) @ Gabonactu.com

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Le collectif des avocats de l’ancien ministre du Pétrole, Etienne Dieudonné Ngoubou incarcéré à la prison centrale depuis le 13 janvier dernier pour détournement présumé des deniers publics ont dénoncé vendredi dans une conférence de presse à Libreville, la violation de l’article 78 constitution gabonaise dans la procédure qui vise leur client.

 

« C’est absolument effarant », s’est indigné Me Richard Sedillot du barreau de Rouan en France qualifiant la procédure contre son client.

 

« Je peux vous dire solennellement que je n’ai jamais constaté  qu’on pouvait ainsi dénaturer un texte d’une parfaite clarté pour lui faire dire (…) ce qu’il ne dit pas », a-t-il poursuivi.

 

Selon le collectif des avocats de M. Ngoubou, leur client ne peut être poursuivi que devant la Haute cour de justice en vertu de l’article 78 de la Constitution. Cet article dispose entre autre que « Le Vice-Président de la République, les Présidents et Vice-Présidents des Corps Constitués, les membres du Gouvernement et les membres de la Cour Constitutionnelle sont pénalement responsables devant la Haute Cour de justice des actes accomplis dans l’exercice de leurs fonctions et qualifiés de crimes ou délits au moment où ils ont été commis, ainsi que leurs complices et co-auteurs en cas d’atteinte à la sûreté de l’État ».

 

« Monsieur Ngoubou est poursuivi pour détournement des deniers publics à l’époque où il était ministre. L’article 78 de la constitution est clair. Il ne peut juger que par la Haute cour de justice », a martelé Me Cedric Maguisset, un des deux avocats gabonais de l’ex patron du pétrole gabonais.

 

Durant la conférence de presse, Me Maguisset n’a pas souhaité commenté les chefs d’accusation contre son client ni les possibles connexions politiques dans ce dossier.

 

« Notre client veut être jugé mais par une juridiction compétente et non une juridiction incompétente », a insisté Me Félicité Esther Zeifman, avocate au barreau de Paris (France) qui sollicite humblement l’annulation de la procédure en cours.

 

Après avoir fait constater que son client est poursuivi par une juridiction non compétente, Me Sedillot a demandé l’intervention du chef de l’Etat en sa qualité de garant de la Constitution afin que celle-ci soit respectée à la lettre.

Le problème c’est que la Haute cour de justice n’a jamais fonctionné. Si elle était opérationnelle, elle devait également se charger du cas de l’ancien ministre des investissements, des Travaux publics, de l’habitat …. Magloire Gambia également en prison peu avant Ngoubou.

 

La rumeur accuse ces deux anciens ministres d’avoir détourné 500 milliards de FCFA. Ce que les avocats de Ngoubou n’ont pas souhaité commenté. Ces avocats ont affirmé que leur client a le moral mais que sa santé est fragile.

Martin Safou




Boycott de la CAN : 4 militants pro Ping interpellés à Nkembo


Une vue des manifestants @ Gabon Media Time

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Quatre militants d’un mouvement de jeunes proche du principal opposant  gabonais Jean Ping auraient été interpellés à Nkembo dans le 2ème arrondissement de Libreville après avoir participé à une manifestation de protestation contre la Coupe d’Afrique des nations (CAN Total, Gabon 2017), rapportent des sources concordantes.

 

Les quatre militants dont les noms ne sont pas connus auraient été interpellés par des policiers en civile qui les auraient filé au moment où ils quittaient le rond-point de Nkembo où s’est terminée une marche de quelques jeunes à laquelle ils ont participé.

 

Selon le site internet Gabon Média Time (GMT), « la manifestation qu’ils ont entamée aux environs de 14 heures n’aura duré que le temps d’une étincelle. Partis de Sotéga, les membres de la Jour se sont dirigés vers le rond point de Nkembo où ils ont brandi des banderoles avec des messages de protestation contre la Coupe d’Afrique des nations organisée par le Gabon ». La police n’aurait pas intervenue pour disperser les manifestants, très peu nombreux.

 

Des activistes de la société civile gabonaise ont appelé à boycotter la CAN qui se joue dans le pays du 14 janvier au 5 février prochain. Ils estiment que cet événement est un gaspillage d’argent public alors que le pays est empêtré dans une grave crise économique.

 

Dans une conférence de presse, le ministre de la Communication, porte parole du gouvernement, Alain Claude Bilie By Nze a prévenu que les auteurs d’une éventuelle perturbation de la CAN seront sévèrement sanctionnés.

Antoine Relaxe




Les avocats de Ngoubou, ex ministre du pétrole donnent une conférence de presse jeudi à Libreville


Etienne Dieudonné  Ngoubou à  l »époque ministre du Pétrole en début janvier 2017 @ Gabonactu.com

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Les avocats d’Etienne Dieudonné  Ngoubou, ex ministre du pétrole, en prison quelques heures seulement après son limogeage du gouvernement, donnent une conférence de presse jeudi à Libreville, a appris Gabonactu.com  de source bien informée.

 

La conférence de presse aura lieu en milieu d’après midi. Il sera question d’éclairer l’opinion sur les conditions de détention de l’ancien patron de l’administration du pétrole et l’évolution de la procédure judiciaire.

 

Etienne Dieudonné Ngoubou a été écroué le 12 janvier dernier après un interrogatoire à la Direction générale des recherches (DGR, renseignements généraux) le mercredi 11 janvier. Il est poursuivi pour détournement des deniers publics.

 

Ngoubou a au préalable été évincé de son très confortable fauteuil de ministre du Pétrole quasiment trois jours avant d’être expédié à la prison centrale dans le cadre d’une opération mains propres qui a également conduit en prison l’ex Ministre de l’Habitat Magloire Gambia et Blaise Wada, gestionnaire d’un projet d’assainissement de Libreville.

 

Etienne Dieudonné Ngoubou qui ne s’attendait pas à un tel traitement serait inconsolable dans sa cellule à la prison centrale de Libreville.

 

Construite avant l’indépendance du Gabon en 1960 pour 300 détenus, la prison de Libreville est surchargée. Ses effectifs gravitent autour de 1 100 détenus en permanence.

Martin Safou




Urgent : Mandat d’arrêt international contre Alfred Mabika ex patron la Poste SA


 Alfred Mabika @ DR

 

 

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Un mandat d’arrêt international a été lancé jeudi contre l’ex président directeur général (PDG)  de la Poste Alfred Mabika, a appris Gabonactu.com des sources bien informées.

 

 

Cinq (5) cadres de la Poste S.A ont été écroués jeudi à la prison après une audition au parquet de Libreville.

 

 

La Poste est dans une situation de quasi faillite. Les épargnants ne peuvent accéder à leurs épargnes depuis près de deux ans. Certains avoirs des comptes courants sont gelés.

 

 

Le Notable  




Urgent : Etienne Dieudonné Ngoubou en prison


 

Étienne Dieudonné Ngoubou @ DR

 

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – L’ex ministre de pétrole,  Etienne Dieudonné Ngoubou  a été placé ce jeudi sous mandat de dépôt à la prison centrale de Libreville, a appris Gabonactu.com de sources autorisées.

 

 

Mercredi,  il a été longuement entendu  à la Direction général des recherches (DGR) pour détournement de fonds.

 

 

Il a été limogé lundi dernier de ses fonctions de ministre du pétrole

 

 

Le Notable




Etienne Dieudonné Ngoubou entendu par la DGR mais pas en prison


Etienne Dieudonné Ngoubou le 16 décembre dernier dans son cabinet lors de sa dernière conférence de presse en qualité de ministre du Pétrole @ Gabonactu.com

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Le désormais ancien ministre du Pétrole, Etienne Dieudonné Ngoubou, limogé lundi dernier de son juteux poste aurait été entendu mercredi par la Direction générale des recherches (DGR, renseignements généraux) mais n’a pas été écroué, a appris Gabonactu.com de source familiale.

 

« Il est libre de ses mouvements. Il n’est pas en prison. Nous attendons la suite », a confié, énervé et préoccupé un des proches de l’ex-ministre.

 

Etienne Dieudonné Ngoubou, ancien cadre chez Shell Gabon est dans le collimateur du pouvoir qui le soupçonne d’enrichissement illicite et de détournement des deniers publics.

 

M. Ngoubou est pris dans un tourbillon lancé par la justice pour démasquer les dignitaires du régime d’Ali Bongo Ondimba ayant des mains sales.

 

C’est dans le cadre de cette espèce d’opération mains propres que Magloire Gambia, puissant ministre entre 2012 et 2015 a été jeté en prison mardi. Il s’y trouve en compagnie de Blaise Wada qui gère le projet d’études pour l’assainissement des bassins versants de Libreville. Ce projet est financé par l’Union européenne.

Martin Safou




Magloire Gambia et Blaise Wada cette fois-ci en prison


Magloire Gambia en juin 2011 @ archives Gabonactu.com / Yves Laurent GOMA

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Magloire Gambia, ancien ministre de l’Habitat qui cumulait plusieurs autres fonctions dans plusieurs gouvernements lors du premier mandat d’Ali Bongo Ondimba a été écroué mardi soir à la prison centrale de Libreville en compagnie de Blaise Wada, rapporte le quotidien gouvernemental L’Union.

 

Une folle rumeur donnait M. Gambia déjà en état d’arrestation depuis le début de la semaine. Magloire Gambia a fini par être placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Libreville. Il est inculpé pour détournement de deniers publics.

 

Magloire Gambia était quasiment l’équivalent d’un ministre du ciel et de la terre lors qu’Ali Bongo Ondimba est arrivé au pouvoir. Il a cumulé les fonctions de ‬ministre de la Promotion des investissements,‭ ‬des Transports,‭ ‬des‭ ‬Travaux publics,‭ ‬de l’Habitat,‭ ‬du‭ ‬Tourisme et‭ ‬de l’Aménagement du territoire. Sorti du gouvernement en 2015, il était nommé conseiller à la présidence de la République mais son étoile s’était brusquement éteinte.

 

Blaise Wada qui gère le projet d’aménagement des bassins versants de la capitale a également été emprisonné pour des mêmes raisons.

 

Plusieurs hauts dignitaires du régime d’Ali Bongo Ondimba seraient également inquiétés sinon recherchés, selon plusieurs sources concordantes.

 

L’ex ministre du Pétrole, Etienne Dieudonné Ngoubou, limogé lundi dernier aurait également été arrêté dans le même cadre de lutte contre le détournement des deniers publics.

Martin SAFOU




Procès en diffamation par voie de presse: Nyonda et Moulenda renvoyés dos à dos par le tribunal de Paris


Mme Nyonda @ DR

 

Paris, France (Gabonactu.com) – Si Yolande Nyonda a été déboutée sur la responsabilité directe de diffamation de Jonas Moulenda à son encontre, ce dernier quant à lui, s’est vu refuser, par le tribunal de Paris, la mirobolante somme de 100 000 euros, sollicités à titre de dommages-intérêts.

 

 

Après tant des péripéties, avec dans un premier temps, les avocats commis d’office qui avaient lâché notre confrère, Jonas Moulenda, à quelques heures de la première audience du 24 juin 2016, ces affaires avaient ensuite été renvoyées au 9 septembre dernier, dans un second temps. Mais là encore, la défense n’étant pas prête avait sollicité un nouveau renvoi. D’où, le 25 novembre 2016, le tribunal de Paris a connu les affaires de diffamations par voie de presse de Yolande Nyonda contre Jonas Moulenda, conformément à l’assignation en référé délivrée le 18 mai 2016 à l’accusé. Le tribunal, après avoir entendu les deux parties, a arrêté le rendu du verdict pour le 6 janvier 2017. Si les décisions rendues par le tribunal de Paris, ont quelque peu ragaillardi le confrère qui a vite sauté sur son clavier, pour chanter victoire sur sa plate-forme préférée, Facebook, la partie plaignante n’a pas dit son dernier mot. Mais on espère que cette affaire, née vraisemblablement d’une manipulation politique prendra fin avec une réconciliation de Jonas Moulenda avec sa «sœur», comme lui-même l’a encore rappelé sur son dernier post-Facebook. Le rendu du tribunal de Paris est clair, il n’y a pas de triomphalisme de part et d’autre.

 

 

Dans la première diffamation portant sur l’article dans lequel Jonas Moulenda citait Yolande Nyonda comme commanditaire d’un crime rituelà Fougamou, et publié sur sa page Facebook le 24 avril 2016, le tribunal de Paris a débouté la partie demanderesse pour «absence de caractère manifestement illicite des propos poursuivis». Motivant sa décision, le tribunal de Paris s’est appuyé sur les termes de l’article 29, alinéa 1er de la loi du 29 juillet 1884, qui dispose que «la démonstration du caractère diffamatoire d’une allégation ou d’une imputation suppose que celles-ci concernent un fait précis de nature à porter atteinte à l’honneur ou la considération d’une personne identifiée ou identifiable… En conséquence, il n’apparaît pas, avec toute l’évidence requise en référé que la publication litigieuse réponde à tous les critères cumulatifs qui caractérisent les délits de diffamation». Ce qui ne voudrait pas dire qu’il n’y a pas eu diffamation. Mais, que celle-ci n’était pas évidente.

Jonas Moulenda @ DR

 

En revanche, profitant de la demande reconventionnelle qu’offre l’article 700 du Code de procédure civil français, Jonas Moulenda a sollicité pour cette première affaire la somme de 50 000 euros, à titre de dommages-intérêts. Considérant qu’«aucun élément, en l’état du référé, ne démontre le caractère malveillant ou téméraire de l’action exercée par la requérante », Jonas Moulenda est lui aussi débouté de sa demande formée sur ce fondement.Par ces motifs, le tribunal a toutefois condamné Yolande Nyonda aux dépens du référé (qu’elle a d’ailleurs déjà réglé), excluant les frais d’avocats de Jonas Moulenda. Lequel ne pourra pas compter sur les dépens payés par sa sœur pour se refaire une santé financière. Surtout qu’avec un hiver rude et un exil forcé qui commence par peser sur ses maigres ressources, la société éditrice (Nord-Edition) des journaux «Echos du nord» et «Faits Divers», ne peut plus supporter certains caprices, par les temps qui courent.

 

 

Quant à la seconde diffamation, portant sur un autre post-Facebook de Jonas Moulenda dans lequel il accusait sa « soeur » de promettre1000 euros à la personne qui lui donnera son adresse», et dans lequel ce dernier écrit et affirme que 《Yolande Nyonda… est résolue à me nuire…qu’elle a effectué un déplacement sur Paris pour contacter des sbires à même de m’atteindre», le tribunal de Paris a estimé que les propos de notre confrère faisaient suite aux menaces que les membres de la famille Nyonda avaient préalablement proféré à son encontre, notamment sur les réseaux sociaux. Par conséquent n’a pas donné une réponse favorable à cette plainte.

 

 

 

En revanche, le tribunal de Paris a Débouté, à nouveau, Jonas Moulenda, qui réclamait encore pour cette affaire 50 000 euros. «L’équité ne commande pas, dans les circonstances de la cause de faire application de l’article 700 du Code de procédure civile», a argué le tribunal de Paris. Toute chose qui démontre là aussi la confusion de la décision. Et renvoie les deux parties dos à dos. Comme quoi d’aller résoudre cette affairepolitico-familiale dans les eaux de la Ngounié, de Fougamou à Mandji-Ndolou.

 

 

 

Rien ne  dit que dans cette seconde affaire, la partie plaignante ne fera  pas appel de la décision, tant les preuves sont évidentes. A défaut d’aller laver le linge sale à Ndolou.

 

Antoine Relaxe




Urgent : les avocats de Bertrand Zibi Abeghe demandent la liberté provisoire pour leur client


Me Martial Dibangoyi Loundou durant la conférence de presse le 30 août 2016 à la chambre de commerce @ Gabonactu.com

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Les avocats de Bertrand Zibi Abeghe demandent la liberté provisoire de leur client emprisonné dans la nuit du 31 août au 1er septembre dernier au QG de Jean Ping suite aux violences post-électorales intervenues dans le pays après l’annonce de la victoire du président Ali Bongo Ondimba.

 

« Nous sommes convaincus que Bertrand Zibi bénéficiera de sa liberté provisoire comme toutes les personnes qui ont été arrêtés dans les mêmes circonstances que lui », a déclaré Me Martial Dibangoyi Loundou durant  la conférence de presse qui se tient actuellement à la Chambre de commerce de Libreville.

 

Une première demande de liberté provisoire avait déjà été déposée mais elle était rejetée, a poursuivi l’avocat.

 

Plusieurs chefs d’accusation pèsent contre lui. Il est entre autre poursuivi pour Instigation à la violence et voie de faits. Il serait aussi à l’origine des troubles à l’ordre public et des actes de défiante à l’autorité de l’Etat, a expliqué Me Cédric Maguisset, un autre avocat du détenu.   » Ce sont des simples affabulations « , a-t-il insisté précisant que l’arme en question est un pistolet.

 

Me Henri Moutendi Mayila a ajouté que Bertrand Zibi est aussi poursuivi pour détention illégale d’arme à feu. L’arme a été saisie par des éléments de la Direction générale des recherches dans son chantier de construction d’une maison au nord de Libreville.

 

 » C’est une accusation montée de toute pièce« , a dénoncé l’avocat qui s’est interrogé  » pourquoi avoir perquisitionné son chantier et non son domicile« .

Une vue du collectif des avocats de Bertrand Zibi le 30 décembre 2016 à la chambre de commerce de Libreville @ Gabonactu.com
Une vue du collectif des avocats de Bertrand Zibi le 30 décembre 2016 à la chambre de commerce de Libreville @ Gabonactu.com

Enfin Me Jean Paul Imbong Fadi a révélé que Bertrand Zibi est aussi poursuivi pour non assistance à personne en danger. Ces accusations sont formulées par un jeune qui a affirmé avoir été torturé dans le QG de Jean Ping. Bertrand Zibi, présent pendant la torture n’a pas intervenu pour le sauver.

 

L’ancien député de Minvoul, Bertrand Zibi Abeghe  avait publiquement démissionné du PDG et remis son mandat de député en août dernier devant le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba en plein meeting dans le Woleu Ntem. Son acte avait suscité une véritable levée de bouclier dans le pays.

 

Bertrand Zibi qui détient la double nationalité gabonaise et américaine avait automatiquement rejoint l’opposition. Il était devenu l’un des principaux soutiens de Jean Ping.

 

« C’est un prisonnier politique », a conclu Me Dibangoyi Loundou. Il risque entre 1 à 10 ans de prison ferme.




Les avocats de Bertrand Zibi Abeghe en conférence de presse ce vendredi à Libreville


Photo @ DR

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Les avocats de Bertrand Zibi Abeghe, ancien député de Minvoul qui avait créé la sensation en renonçant à son mandat dans un discours historique face au président de la République qui tenait un meeting électoral dans sa ville, donnent une conférence de presse ce vendredi à Libreville.

 

Bertrand Zibi Abeghe après son coup d’éclat considéré comme une humiliation infligée au chef de l’Etat avait rapidement rejoint l’opposition. Il était devenu l’un des pourfendeurs  du régime qu’il a défendu à l’Assemblée nationale en sa qualité de député du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir depuis 1968).

 

Il avait été arrêté le 31 août dernier dans la foulée des violences postélectorales qui avaient secouées le pays après l’annonce de la victoire du président sortant Ali Bongo Ondimba.

 

Il est considéré à ce jour comme l’un des principaux  détenus politiques du pays. Ses partisans multiplient les appels pour sa libération.

Martin Safou