Affaire Orabank : le gouvernement tape fort sur la police

 

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Le gouvernement a décidé vendredi de suspendre de leurs fonctions le Directeur de la Sécurité publique de la Préfecture de police de Libreville, le commandant de compagnie et le Chef des opérations suite aux violences perpétrés par des policiers lors d’une descente musclée dans une agence de la banque Orabank pour exécuter une décision de justice, a annoncé vendredi à Libreville le ministre de la Communication, Alain Claude Bilie By Nze.

 

Tous les policiers ayant effectué cette opération doivent être mis aux arrêts, selon la même décision.

 

La police est donc la première victime du conflit qui oppose Orabank à son client SOGAD BTP. L’opérateur économique poursuit sa banque en justice pour préjudice subi dans un montage financier qui lui aurait fait perdre beaucoup d’argent.

 

En première instance, le Tribunal judiciaire de Libreville a condamné Orabank à verser 7 milliards de FCFA à SOGAD BTP pour dommages et intérêts. La banque s’est pourvue en cassation.

Orabank affirme avoir refusé d’accorder le prêt sollicité par SOGAD BTP dans l’esprit de la règlementation prudentielle communautaire pour refuser la demande de financement, conformément à ses procédures internes et suivant la libre appréciation de ses organes de gouvernance.

 

SOGAD BTP pour sa part explique qu’elle a requis les services d’un huissier de justice pour opérer des saisis auprès de la banque le 3 et 14 mars dernier suite au non application d’un accord de règlement amiable conclu avec la banque. La société accuse la banque de mauvaise foi. C’est à ce titre qu’elle a décidé de faire appliquer la décision de justice.

 

Orabank a dans un communiqué a exprimé « sa profonde indignation face aux multiples violences exercées sur ses collaborateurs et aux désagréments infligés à ses clients ».

Une vue du siège d’Orabank lors de l’opération du 14 mars 2017 @ DR

Le gouvernement s’est pour sa part saisi du dossier. Dans un communiqué, le ministère de la justice a insisté sur la gravité des faits. « Ces actes tombent sur le coup des dispositions de l’article 139 du Code Pénal ». A cause de ces faits, le ministère a décidé d’ouvrir une enquête et estime que  l’huissier concerné est coupable d’une « faute disciplinaire au sens des articles 16 et 17 de la loi n°11/70 du 17 décembre 1970 portant statut des Huissiers de justice».

 

Pour sa part, le ministère de l’Intérieur a estimé que « l’exécution de cette réquisition de la force publique a fait apparaître des irrégularités notamment l’interpellation du responsable d’une agence Orabank, toutes choses inacceptables dans un Etat de droit ».

 

« Condamnant ce type d’acte, une enquête vient d’être ordonnée afin de faire toute la lumière sur ces événements. Dans l’attente des conclusions de l’enquête, des mesures conservatoires ont été prises à l’encontre du Directeur de la Sécurité Publique et de l’ensemble des éléments ayant participé à cette opération », précise le communiqué du ministère de l’Intérieur.

 

On rappelle qu’Orabank est une filiale d’Oragroup présent dans 12 pays de l’Afrique de l’Ouest et Centrale (Bénin, Burkina, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée Conakry, Guinée Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad, Togo) et dans quatre zones monétaires (UEMOA, CEMAC, Guinée Conakry, Mauritanie).

 

Au Gabon, Orabank compte une centaine de collaborateurs, 6 agences et plus de 9 000 clients (particuliers, entreprises et puissance publique). Elle table sur l’ouverture de deux nouvelles agences.

Martin Safou




SOGAD BTP accuse Orabank de mauvaise foi (communiqué)

Une des agences d’Orabank à Libreville @ DR

 

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – La SOGAD BTP, une Société Gabonaise spécialisée dans la construction des bâtiments et la réalisation des travaux  publics qui a assigné en justice le Groupe Orbank pour « préjudice moral et financier », accuse  l’institution bancaire de mauvaise foi et  de manquement notoire à ses engagements.

 

Tout serait parti du rétropédalage d’ORABANK GABON sur un accord portant protection des chantiers en cours d’exécution  de  SOGAD BTP. Dans le communiqué suivant, la direction générale de l’entreprise des BTP  livre sa part de vérité.

 

« Les faits :

1-L’assignation en justice d’Orabank Gabon est partie dans un premier temps des opérations bancaires incomprises suite aux nombreuses malversations sur un compte de SOGAD BTP, créditeur de 500.207 FCFA, sans prêts ni mouvements, qui a été débité clandestinement d’un montant de 8.985.178F CFA.

2- Un découvert en milliards accordé à SOGAD par ORABANK avec un taux convenu de 11% est passé unilatéralement à un taux de 15%,  générant 343.437.542 F CFA d’intérêts supplémentaires au détriment de la SOGAD BTP en un an.

3-La caution d’ORABANK a permis à SOGAD BTP d’obtenir les marchés publics pour la  construction de :

  • l’école de tourisme et des métiers de l’hôtellerie du  Cap Estérias
  • l’école nationale de commerce de Port Gentil.

Ces deux marchés d’une cinquantaine de milliards ont été exécutés à 43%, soit une facturation de 22,313 milliards. Pour la réalisation partielle de ces travaux, SOGAD BTP a contracté des emprunts auprès de diverses institutions financières au Gabon et à l’étranger s’élevant à la somme de 14 milliards de F CFA à ce jour.

Pour la continuité des travaux, ORABANK, pivot du financement du projet, exige de  l’Etat Gabonais et de SOGAD BTP:

  • une convention portant règlement définitif des dettes de l’Etat envers la société SOGAD BTP,
  • le remboursement par l’Etat des anciens rachats du groupe SOGAD d’un montant de 3 milliards de F CFA.

Ces deux conditions ont été énumérées dans une correspondance portant accord du rachat de ladite dette conformément à l’attestation signée  par le Directeur Général d’Orabank Gabon en la personne de monsieur AWONA Guy Martial.

Ces conditions ont été remplies en compte par l’Etat Gabonais dans le souci de poursuivre les travaux et protéger l’investissement.

Malheureusement, le DG d’ORABANK, Monsieur AWONA Guy Martial se rétracte de son engagement sous prétexte qu’il y a un risque dans le Pays (période électorale)  et demande au PCA de SOGAD BTP de cautionner ladite dette avant son rachat, chose impossible car une personne physique ne peut cautionner la dette d’un Etat.

Après plusieurs mois, en lieu et place du rachat des 22 milliards de F CFA, le DG d’ORABANK GABON propose  un prêt de 6,5 milliards à un taux réel induit mais usurier de 33% l’an.

Devant cette situation, le PCA de la SOGAD BTP dépassé, n’a eu d’autre choix que de porter plainte devant les juridictions compétentes avec 26 pièces justificatives.

Au début du procès, l’avocat d’Orabank  certainement conscient de la pertinence des revendications de SOGAD BTP  à sollicité un règlement à l’amiable que SOGAD BTP  a  pourtant accepté, mais qui n’a pas eu lieu.

Au vu des pièces présentées par les parties, la justice gabonaise n’a fait que dire le droit, en toute impartialité, et condamné ORABANK:

  • à respecter son engagement de rachat des 22 milliards,
  • au paiement des préjudices moral, financier et de matériels  détériorés  pour un montant  total de  6,1 milliards assorti de l’ exécution provisoire afin de ne pas laisser les chantiers se dégrader davantage.

Un appel de cette décision a été interjeté par ORABANK et en même temps une défense à exécution a été déposée. C’est cette dernière qui a fait l’objet d’un rejet. Aujourd’hui cette décision, revêtue de la formule exécutoire a fait l’objet d’un enregistrement aux domaines pour un montant de 244 millions par la SOGAD BTP.

Comprenant enfin l’ampleur de la situation, le siège du groupe ORABANK installé à Lomé, s’est rapproché une nouvelle fois du PCA de SOGAD BTP pour demander la faveur d’un règlement à l’amiable.

Ce qui a été accepté et un accord fut rédigé par les services juridiques du groupe et le DG d’ORABANK Gabon et signé  par le DG du groupe ORABANK et le PCA de la SOGAD BTP,  le 08 Février 2017, avec la clause principale ci-après inscrite par ORABANK:

«  Les parties s’engagent à mettre fin à toutes poursuites judiciaires et à toutes exécutions des décisions de justice à compter de la date de signature du présent accord ».

Huit jours après et contre toute attente, ORABANK GABON saisit la cour de cassation.

La SOGAD-BTP estimant que la saisine de la cour de cassation vaut renonciation abusive et arbitraire de l’accord signé entre les parties à  Lomé, elle n’a eu d’autre choix que de procéder à l’exécution de la décision du tribunal.

Comme on peut le constater, l’affaire Orabank-SOGAD BTP est aussi simple sauf que l’une des deux parties a décidé de faire montre de sa mauvaise foi en l’occurrence le DG et les administrateurs d’ORABANK Gabon.

 Il ne s’agit nullement d’un prêt que ORABANK GABON aurait refusé à SOGAD BTP qui serait à l’origine du litige entre les parties.

 Ce qu’il faut retenir en définitive, c’est que la Justice gabonaise a tranché en toute impartialité en faveur de SOGAD BTP sur les 26 pièces produites aux débats qui sont en notre possession et qui contredisent ORABANK dans sa campagne de délation et de mensonge sur les opérations d’exécution forcée en cours, suite à la nouvelle rupture abusive de l’accord de règlement amiable du 08 février 2017 signé par la Patronne du Groupe ORABANK que le Directeur Général de la filiale ORABANK GABON refuse d’appliquer ».

 

Suite à ce contentieux judiciaire, une descente de la police a eu lieu le 14 mars courant  dans l’une des agences d’Orabank à Libreville. Les Officiers de police judiciaires  ont  procédé à des saisies.

 

Le Notable  

 

 




Orabank Gabon reconnait qu’un contentieux judiciaire est à l’origine de la descente de la police dans ses agences

Photo @ DR

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Orabank Gabon, une de nombreuses banques implantées au Gabon reconnait dans un communiqué qu’un contentieux judiciaire est à l’origine de la descente de la police dans ses agences qui a procédé à des saisies dans l’une de ses agences à Libreville  

 

 

Voici le communiqué :

 

Suite à un contentieux entre Orabank Gabon et la société Sogad BTP, l’établissement bancaire a fait l’objet de deux saisies dans l’une de ses agences de Libreville, les 3 et 14 mars 2017. Même si ces saisies n’altèrent en rien le fonctionnement de la banque, Orabank Gabon tient à exprimer sa profonde indignation face aux multiples violences exercées sur ses collaborateurs et aux désagréments infligés à ses clients. Orabank Gabon conteste également le mode opératoire de ces deux actions dans la mesure où l’affaire n’a pas encore été jugée définitivement par les tribunaux gabonais.

Ce contentieux qui porte sur un dossier de financement infructueux fait en effet l’objet d’un recours  en appel sur le fond suite à la décision rendue en première instance par le Tribunal judiciaire et d’un pourvoi en cassation sur le volet de versement de dommages et intérêts pour préjudice moral qu’aurait subi la Sogad BTP.

Orabank Gabon, comme tous les établissements bancaires installés au Gabon, et dans l’esprit de la règlementation prudentielle communautaire, rappelle son droit à refuser une demande de financement, conformément à ses procédures internes et suivant la libre appréciation de ses organes de gouvernance, et renouvelle sa pleine confiance dans la justice gabonaise.

Comptant plus d’une centaine de collaborateurs, 6 agences et plus de 9 000 clients (particuliers, entreprises et puissance publique), Orabank Gabon reste concentrée sur sa mission : gérer l’épargne de ses déposants et contribuer activement au financement de l’économie gabonaise. Soutenue par un Groupe Oragroup (présent dans 12 pays, avec un total de bilan consolidé de plus de 1 500 milliards de francs CFA), Orabank Gabon a enregistré en 2016 une forte croissance de ses résultats et va ouvrir deux nouvelles agences en 2017 confortant ainsi son ambition de devenir une banque universelle leader au Gabon.

À propos d’Oragroup

Oragroup est présent dans 12 pays de l’Afrique de l’Ouest et Centrale (Bénin, Burkina, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée Conakry, Guinée Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad, Togo) et dans quatre zones monétaires (UEMOA, CEMAC, Guinée Conakry, Mauritanie). Avec 126 agences bancaires et de 1 650 collaborateurs, Oragroup propose à sa clientèle de grandes entreprises, nationales et internationales, de PME et de particuliers une gamme élargie de produits et de services bancaires selon des principes de proximité et de réactivité.

Pour de plus amples informations, veuillez consulter www.orabank.net

Gabonactu.com




Orabank n’a pas été scellée mais les policiers souhaitaient exécuter une décision de justice (officiel)

Présence policière devant le siège d’Orabank à Libreville @ DR

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Des policiers ont investi le siège d’Orabank sur le front de mer à Libreville, mais n’ont pas du tout arrêté le Directeur général, scellé le siège comme indiqué dans les réseaux sociaux, a confié à Gabonactu.com un responsable de la banque préférant l’anonymat.

 

La descente de la police au siège de cette banque sur le front de mer, immeuble Frangipaniers, juste à côté de l’ambassade de France a paniqué les clients et les riverains dont certains n’ont pas hésité de prendre des photos avec leurs téléphones portables.

 

D’autres policiers sont descendus à l’agence du carrefour Léon proche du marché Mont Bouet, le plus grand de la capitale. Ils ont expulsé les clients. Ils auraient saisi un coffre-fort de la banque.

 

Les raisons de cette descente musclée ne sont pas encore connues du grand public. La police aurait été mandatée pour faire exécuter une décision de justice condamnant la banque à verser 7 milliards de FCFA à un client auquel elle aurait refusé d’accorder un crédit d’accompagnement.

 

La société BTP Sogad aurait sollicité un crédit auprès de cette banque. Elle aurait fourni toute la documentation nécessaire mais un responsable de la banque lui aurait signifié le refus. Lorsque la commission de la banque chargée de décider a finalement pris la décision d’octroyer le prêt, BTP Sogad aurait refusé de prendre le crédit et a saisi la justice pour obtenir réparation.

 

La justice a condamné Orabank à payer 7 milliards de FCFA à son client. La banque a fait appel et le dossier est en cassation. « Nous avons été surpris par la descente de la police », a ajouté le responsable invitant par l’occasion ses clients à ne pas paniquer. Toutes les agences de Libreville y compris le siège étaient ouverts malgré cet incident.

Carl Nsitou




Depuis sa prison l’ex député Bertrand Zibi offre 1 million de FCFA aux enseignants dont les salaires sont coupés

Photo @ DR

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – L’ex député du Parti  démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), Bertrand Zibi Abeghe en prison depuis le 31 août dernier a, depuis sa cellule à la prison centrale de Libreville, offert un million de FCFA de l’un de ses derniers salaires de député,  aux 807 enseignants dont les salaires sont  coupés par le gouvernement suite à la grève qui paralyse le système éducatif gabonais.

 

L’information a été publiquement donnée lors d’une assemblée générale ordinaire de la Convention des syndicats du système éducatif gabonais (CONASYSED) tenue lundi à la mi-journée au stade de basketball d’Awendjé dans le 4àme arrondissement de Libreville.

 

Selon Marcel Libama, un des cadres de la CONASYSED, le député emprisonné depuis la nuit du 31 août au 1er septembre dernier au QG de Jean Ping suite aux violences post-électorales intervenues dans le pays après l’annonce de la victoire du président Ali Bongo Ondimba.

 

 

Bertrand Zibi devient ainsi le plus grand contributeur en faveur de ces 807 enseignants dont les salaires sont coupés. La CONASYSED avait lancé le 26 février dernier une collecte via Airtel Money pour venir en aide à ces compatriotes.

 

La surprise inattendue de Bertrand Zibi est un nouvel acte qui fait à nouveau rentrer cet homme politique atypique dans l’histoire politique du Gabon. En août 2016, alors qu’il arborait fièrement l’écharpe de député du Parti au pouvoir, Bertrand Zibi Abeghe  avait publiquement démissionné du PDG et ôté son écharpe  de député qu’il avait tenté de remettre au président du PDG,  Ali Bongo Ondimba en plein meeting préélectoral à Minvoul dans la province du Woleu Ntem. Son acte de défiance  avait suscité une véritable levée de bouclier dans le pays.

 

Bertrand Zibi qui détient la double nationalité gabonaise et américaine avait automatiquement rejoint l’opposition. Il était devenu l’un des principaux soutiens de Jean Ping, grand rival politique d’Ali Bongo Ondimba.

 

L’opposition le considère comme un prisonnier politique alors que le pouvoir le soupçonne d’avoir commandité des violences dans le cadre de la contestation de la réélection du président Ali Bongo Ondimba.

 

Samedi écoulé, l’ancien président de l’Assemblée nationale Guy Nzouba Ndama, élu président du parti Les Démocrates, a estimé que la libération de Bertrand Zibi était comme un préalable avant l’ouverture du dialogue préconisé par le pouvoir. Celui-ci s’ouvre le 28 mars prochain.

Martin Safou




Pourquoi Franck Ping est-il poursuivi par la justice ? (verbatim de Bilie By Nze)

Franck Ping poursuivi par la justice de son pays @ DR

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Le ministre de la Communication, porte du gouvernement, Alain Claude Bilié By Nze a donné vendredi, dans une conférence de presse à Libreville, plus d’explications sur les raisons pour lesquelles Franck Ping, le fils de Jean Ping fait l’objet d’un mandat d’arrêt à diffusion internationale.

 

« Monsieur Franck Ping, a-t-il géré les biens publics ? Non, parce qu’il n’a jamais été fonctionnaire à ma connaissance », dit d’entrée Alain Claude Bilie By Nze.

 

« Cependant, les dossiers dont il s’agit concernent les marchés publics. Il a prélevé des commissions sur des marchés publics pour des milliards de FCFA. De quels marchés s’agit-il ? Les médias français l’ont révélé. Médiapart a fait des articles là-dessus. Curieusement ces articles ne sont ni repris ni relayés. De l’argent de la corruption a pu financer la campagne d’un candidat. Et bizarrement, les observateurs européens et l’Union européenne n’en parlent pas », s’exclame  le porte-parole du gouvernement.

 

« Les commissions ont été prélevées sur des projets qui avaient un impact social avéré. On parle du barrage hydroélectrique du Grand Poubara. Ce barrage a un impact social évident. Des commissions auraient été perçues sur ce projet. On parle aussi des travaux routiers notamment le tronçon Lalara – Ovan – Makokou dont les travaux ont été interrompus faute de financement. Pourquoi ? On a le droit de savoir », ajoute Bilie By Nze, par ailleurs originaire de Makokou.

 

« Ce n’est pas parce qu’il s’appelle Franck Ping qu’il doit échapper à la justice gabonaise. Le fait de s’appeler Ping ne lui confère pas l’huminité. Ça le concerne, lui, mais ça concerne également son père Jean qui a été condamné par la justice gabonaise dans le dossier qui l’oppose à Hervé Opiangah, à payer à ce dernier des dommages et intérêts », cogne-t-il.

Bilie By Nze demande à Jean Ping de justifier son train de vie, ses comptes bancaires étant bloqués @ Gabonactu.com

« Les comptes de M. Ping, suite à cette décision de justice, ont été bloqués en France et au Gabon mais M. Ping ne paye pas. Il refuse de payer. Il brave la justice gabonaise. Il va se balader sur les inondations. Il fait des photos etc… Il faut qu’il paye », insiste le ministre de la Communication.

 

« C’est curieux parce que vous ne le lui rappelez pas.  Vous ne lui rappelez pas qu’il a été condamné par la justice gabonaise. Vous ne lui rappelez pas qu’il défie la justice et qu’il ne veut pas payer. Il finira par payer », fulmine Alain Claude Bilie By Nze connu pour son verbe acerbe lorsqu’il parle des opposants au régime auquel il est devenu une figure emblématique.

 

« La vraie question c’est que quelqu’un dont les comptes sont bloqués, comment vit-il ? Comment finance-t-il son train de vie et son quotidien ? Avec quoi ? Chacun de nous, vous comme moi, à la fin du mois on va à la banque + Bon il y en a qui n’ont pas de fin du mois parce qu’ils ont tellement amassé et je crois qu’il en fait partie mais ! + avec quoi finance-t-il son quotidien puisque ses comptes sont bloqués ? C’est une vraie question, il faut la lui poser », urge le porte-parole s’adressant aux journalistes présents à sa conférence de presse.

 

« Est-ce que ce n’est pas l’argent de la corruption qui vient d’une certaine façon ? Point d’interrogation », conclu, le front fermé, Alain Claude Bilie By Nze.

 

Les révélations de Médiapart sur les retro commissions que Franck Ping auraient perçu sur des marchés attribués à des entreprises chinoises opérant au Gabon éclaboussaient également Pascaline Bongo, ex-campagne de Jean Ping et sœur ainée du chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba.

 

Martin Safou




Le DG des douanes gabonaises écroué à la prison centrale

 

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Le Directeur général des Douanes et des droits indirects, Alain Ndjoubi Ossamy a été inculpé et incarcéré mercredi dernier à la prison centrale de Libreville autrement appelée « Sans famille », a annoncé jeudi le procureur de la République, Steeve Ndong Essame Ndong.
Alain Ndjoubi Ossamy a été inculpé de détournement de deniers publics et faux en écriture et placé mercredi sous mandat de dépôt par un juge d’instruction.
L’un de ses adjoints a été inculpé pour « complicité de détournement » et laissé en liberté provisoire, a ajouté M. Ndong.

M. Ndjoubi Ossamy rejoint en prison plusieurs hauts-responsables déjà incarcérés dans le cadre de l’opération Mamba, dont deux anciens ministres, l’ex-ministre du Pétrole Etienne Dieudonné Ngoubou, démis de ses fonctions début janvier, et Magloire Ngambia, qui fut le tout-puissant ministre de l’Economie d’Ali Bongo Ondimba jusqu’en 2015.

Gaston Ella




Le fils de Jean Ping et Alfred Mabika visés par un mandat d’arrêt international

Le procureur de la République, Steeve Ndong Essame Ndong @ Gabonactu.com

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Franck Ping, homme d’affaires et fils de Jean Ping principal adversaire politique d’Ali Bongo lors de l’élection présidentielle d’août 2016 et Alfred Mabika, ancien ministre et surtout ancien PDG de La poste SA sont visés par un mandat d’arrêt à diffusion internationale, a annoncé le procureur de la République Steeve Ndong Essame Ndong.

 

Franck Ping est « poursuivi pour des faits de corruption active« , a précisé le Parquet dans ce communiqué, sans autre précision sur les faits en question. Jean Ping conteste toujours la réélection d’Ali Bongo Ondimba.

Un autre mandat d’arrêt vise l’ancien président directeur général de La Poste gabonaise, Alfred Mabicka Mouyama, « poursuivi pour des faits de détournement de fonds« .

M. Mabicka, limogé en 2015, avait présenté à Paris le 16 février un ouvrage intitulé « La Poste au Gabon: controverses et manipulations politiques ». Il y accuse l’actuel Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet, d’avoir contribué aux déboires financiers de la Poste et sa filiale Poste Bank, par des détournements de subventions, lorsqu’il était ministre du Budget en 2011-2012.

 

Le mandat d’arrêt international vise deux autres gabonais établis à l’étranger. Il s’agit de Yves de Saint fidèle Mapakou recherché pour être entendu sur les multiples accusations d’escroquerie. Il est l’un des gérants de BR SARL, une structure de micro finance qui a spolié de très nombreux gabonais. Le second est Hervé Ndong Nguema. Il fait l’objet de plaintes pour des faits d’agression sexuelle, proxénétisme et viol sur mineures.

 

Ces poursuites s’inscrivent dans le cadre de l’opération « Mamba » lancée par le pouvoir pour attraper les détourneurs des deniers publics.  L’opération a déjà conduit en prison deux ministres du pré-carré d’Ali Bongo durant son premier mandat. Il s’agit de l’ex-ministre du Pétrole Etienne Dieudonné Ngoubou, démis de ses fonctions début janvier, et Magloire Ngambia, qui fut le tout-puissant ministre de l’Economie d’Ali Bongo Ondimba jusqu’en 2015.

Gaston Ella & AFP




Gabon: le DG des douanes à la DGR

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Alain Ossamy Djoubi, Directeur Général des douanes vient d’être arrêté par la Direction Générale de la Recherche. L’opération Mamba continue à faire des victimes. Son collaborateur, Jean Bertrand Ngalibika a été pris la main dans le sac, lors d’une transaction financière illicite avec EGCA SATRAM à l’hôtel Mont de Christal.

La chute des cours du pétrole a poussé le gouvernement à plus de rigueur dans la gestion de ses recettes douanières. C’est la raison pour laquelle Ossamy a été nommé à ce poste prestigieux. Objectif: redresser et réformer les douanes gabonaises. Un objectif que le directeur général a mené à bien au vu de la montée des recettes douanières depuis sa prise de fonction. Mais il vient d’être arrêté samedi à la suite d’une enquête menée par la DGR.

Vendredi dernier, Jean Bertrand Ngalibika est arrêté en flagrant délit, pendant une transaction qu’il menait avec la société EGCA SATRAM. 100 millions de francs CFA en espèce ont été reçus par le colonel. L’argent n’a pas été déclaré aux recettes de l’état. L’adjoint aurait avoué l’implication du Directeur Général.

Règlement de compte des douaniers contre leur DG

En début de mois, lors d’une réunion à la direction générale, les douaniers ont reçu un avertissement du directeur général. Il souhaite réformer l’administration et pour cela, les agents devront tourner (changement de poste). Il pose sur la table des dossiers compromettant pour justifier les changements de poste. En bon père de famille, il préfère régler l’affaire en interne. La semaine dernière, l’Union publiait la liste des nouvelles affectation. Les douaniers mécontents de leur réaffectation veulent faire pression sur le Directeur Général.

L’irréprochabilité, nécessaire aux réformes

Ossamy souhaitait donc mettre de l’ordre dans son administration. Mais il semblerait qu’il n’était malheureusement pas irréprochable. Les interrogatoires de la DGR devraient eux aussi permettre à la DGR d’en savoir plus sur ces autres douaniers corrompus… Lorsqu’un arbre tombe, il emporte souvent avec lui, tous ceux qui l’entourent.

Source : africtelegraph.com




La grève des magistrats est finie, le boulot reprend ce mercredi (syndicat)

Photo @ Archives DR

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Le vice-président du Syndicat national des magistrats du Gabon (SYNAMG),  Justin Loundou a annoncé mardi au terme d’une assemblée générale à Libreville, la fin de la grève générale illimitée déclenchée en novembre dernier pour réclamer des primes et des meilleures conditions de travail.

 

« Sur les six points de revendication, l’assemblée générale a constaté les actes posés par le gouvernement mais aussi les avancées significatives. C’est au regard de ces avancées que l’ensemble des magistrats, conscient du mal causé par cette grève auprès des usagers a décidé de mettre un terme à cette grève sur l’ensemble du territoire », a déclaré M. Loundou au sortir de l’assemblée générale.

 

« L’assemblée générale a donc décidé de la reprise du travail. Nous exhortons les magistrats à reprendre le travail dès demain mercredi », a lancé M. Loundou.

 

Les magistrats étaient en grève pour dénoncer les affectations arbitraires, la non attribution des costumes d’audience, le manque de bureaux pour travailler correctement ainsi que le non paiement de certaines primes comme la Prime d’incitation à la performance (PIP).

 

Fâché par cette grève qui durait trop longtemps au détriment des usagers, le ministre de la Justice, Alexis Boutamba Mbina a menacé la semaine dernière de couper les salaires des grévistes. L’on ne sait pas si cette menace a été un véritable tournant pour la reprise du travail.

Vivi Mapassa