La grève des magistrats est finie, le boulot reprend ce mercredi (syndicat)


Photo @ Archives DR

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Le vice-président du Syndicat national des magistrats du Gabon (SYNAMG),  Justin Loundou a annoncé mardi au terme d’une assemblée générale à Libreville, la fin de la grève générale illimitée déclenchée en novembre dernier pour réclamer des primes et des meilleures conditions de travail.

 

« Sur les six points de revendication, l’assemblée générale a constaté les actes posés par le gouvernement mais aussi les avancées significatives. C’est au regard de ces avancées que l’ensemble des magistrats, conscient du mal causé par cette grève auprès des usagers a décidé de mettre un terme à cette grève sur l’ensemble du territoire », a déclaré M. Loundou au sortir de l’assemblée générale.

 

« L’assemblée générale a donc décidé de la reprise du travail. Nous exhortons les magistrats à reprendre le travail dès demain mercredi », a lancé M. Loundou.

 

Les magistrats étaient en grève pour dénoncer les affectations arbitraires, la non attribution des costumes d’audience, le manque de bureaux pour travailler correctement ainsi que le non paiement de certaines primes comme la Prime d’incitation à la performance (PIP).

 

Fâché par cette grève qui durait trop longtemps au détriment des usagers, le ministre de la Justice, Alexis Boutamba Mbina a menacé la semaine dernière de couper les salaires des grévistes. L’on ne sait pas si cette menace a été un véritable tournant pour la reprise du travail.

Vivi Mapassa




Soupçons de détournement de l’argent public : Hervé Ndong interpelé


Hervé Ndong Nguéma le 4 août 2015 devant l’ambassade de France où il était parti déposé une lettre de protestation suite à l’interpellation en France de Maixent Accrombessi @ Gabonactu.com

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Connu pour être un proche de l’ancien directeur de cabinet du président de la République, Hervé Ndong est entendu depuis plusieurs heures au B2. Tout porte à croire que son audition entre dans le cadre de l’«Opération Mamba».

 

Décidée par le président de la République au terme de son premier mandat et lancée il y a un peu plus d’un mois, l’«Opération mamba» semble ne pas avoir fini de faire des victimes. Après l’interpellation d’anciens hauts cadres de l’administration publique, à l’instar de Magloire Ngambia, Etienne Dieudonné Ngoubou et Blaise Wada, le tour est venu pour d’autres personnalités, pourtant réputées proches du pouvoir de s’expliquer devant les enquêteurs.

 

Parmi elles, Hervé Ndong Nguema, le président de l’ONG Convergence. Présenté comme un personnage sulfureux à l’invective facile, n’ayant jamais hésité à faire étalage de sa fortune, ce proche de l’ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo est entendu depuis le jeudi 9 février par la direction générale de la Contre-Ingérence et de la Sécurité Militaire (B2), rapporte une source familiale. Son interpellation pourrait s’inscrire dans le cadre de l’«Opération Mamba». Il serait donc cité parmi les responsables présumés de détournement de l’argent public durant le premier mandat d’Ali Bongo.

 

Mais l’interpellation puis l’audition d’Hervé Ndong, estiment certains, notamment quelques journaux gabonais, procéderait d’une opération de démantèlement de la galaxie de l’ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo, tant elle ressemble à une traque des «Accrombessi boys».

De même que l’ex-ministre du Pétrole et des Hydrocarbures, Hervé Ndong est connu pour être un proche de Maixent Accrombessi. Mais à l’inverse d’Etienne Dieudonné Ngoubou, moins enclin à le montrer en public, le président de l’ONG Convergence avait toujours attaché du prix à ce que ça se sache, au point de revendiquer à tout-va cette relation privilégiée avec le tout-puissant dircab de l’époque.

Au milieu de l’année 2015, l’ONG Convergence pour l’Unité dont il est le promoteur, avait organisé une caravane médicale traversant quelques provinces du Gabon et dont les banderoles clamaient «Merci à Ya Maixant». Nombreux se demandaient alors d’où ce jeune homme tirait-il l’argent pour de telles manifestations. En août de la même année, il avait d’ailleurs initié à Libreville, en face de l’ambassade de France au Gabon, une manifestation visant à dénoncer les «provocations» de la France vis-à-vis du Gabon.

Hervé Ndong s’était alors fait le porte-parole d’un collectif circonstanciel de soutien à Maixent Accrombessi, alors empêtré dans une affaire de «corruption d’agent privé en France», la fameuse affaire Mark. Le président de l’ONG Convergence et ses compagnons parmi lesquels Serge Williams Akassaga et Fréderic Ntera Etoua avaient vivement critiqué la mise en garde à vue de l’ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo.

L’interpellation de ce jeune homme va en tout cas étonner bien de Gabonais qui l’ont vu investir les plateaux de télévision pour défendre «la politique du chef de l’Etat», selon l’expression consacrée. Il croisait alors le fer verbal contre des opposants bien souvent plus outillés et structurés que lui, prouvant ainsi un engagement à défendre bec et ongles son camp.

Si l’opération Mamba s’intéresse, selon le Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet, «à tous ceux qui, au quotidien, posent des actes de gestion et dont l’action et le train de vie présentent manifestement des indices de prévarication», l’arrestation d’Hervé Ndong sonne comme une prise de menu fretin. Et l’on en vient à se demander jusqu’où ira cette opération ?

Source : Gabonreview




Liberté provisoire pour les 4 militants de l’opposition hostiles à la CAN 2017


Une vue des manifestants peu avant leur interpellation @ GMT

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Les 4 jeunes militants de l’opposition, proche du Mouvement Héritage et modernité (H&M), interpellés le 18 janvier dernier à Nkembo (2ème arrondissement de Libreville) où ils avaient brièvement manifesté  leur hostilité contre la CAN 2017 que le Gabon organise ont bénéficié mercredi d’une liberté provisoire après une semaine de garde à vue, a appris Gabonactu.com de source judiciaire.

 

Marceau Malekou, Melvin Gondjout , Alex Haore et Barry Ndimal ont été présenté ce mercredi devant un  procureur. Il les a inculpés pour trouble à l’ordre public avant de désigner un juge d’instruction. Celui-ci a écouté la « plaidoirie » du trio d’avocats commis par H&M pour défendre ces jeunes qui ont manifesté leur droit de dire non.

Jean Rémy Bantsantsa, Chambrier Omanda et Gomez Tchango sont les trois avocats qui ont défendu les quatre jeunes. Les hommes en toge noire ont démontré que ces jeunes patriotes n’étaient pas dangereux pour la nation. Leur manifestation était pacifique. Elle n’a jamais troublé l’ordre public.

 

Autres arguments soulevés par les avocats, les quatre jeunes résident à Libreville. Ils ont des adresses connues et des familles installées dans la capitale. Pour si peu, ils ne méritaient pas d’être déférés à la prison centrale connue aussi par les gabonais sous le nom de « Sans famille ».

 

Le juge d’instruction a décidé de les laisser en liberté provisoire. L’affaire suit son cours normal.

 

Les quatre militants avaient brièvement marché et déployé des banderoles hostiles à la CAN 2017 au rond-point de Nkembo avant de se disperser sans attirer un grand monde. Leurs proches affirment qu’ils avaient été rattrapés par des policiers qui les filaient au moment où ils rentraient chez eux à pied.

 

Ce sont les premiers à appeler à boycotter la CAN 2017 qui ont été interpellés. Plusieurs activistes ont lancé des appels au boycott sans organiser des actions sur le terrain. Ils soutiennent que le pays sortie d’une crise postélectorale et empêtré dans une grave crise économique ne mérite pas d’organiser un tel évènement festif. L’argent dépensé pour organiser la plus prestigieuse compétition sportive du continent aurait pu servir, selon eux à équiper les hôpitaux et les établissements scolaires encore très insuffisants dans le pays.

Le gouvernement avait prévenu que tout acte hostile sera sévèrement puni.

Martin Safou




Les 4 jeunes militants de l’opposition interpellés le 18 janvier seront au tribunal ce mercredi


Illustration @ Facebook Jean Gaspard Ayi

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Les 4 jeunes militants de l’opposition, proche du Mouvement Héritage et modernité (H&M), interpellés le 18 janvier dernier à Nkembo (2ème arrondissement de Libreville) où ils avaient brièvement manifesté  leur hostilité contre la CAN 2017 que le Gabon organise seront jugés ce mercredi au tribunal de Libreville, selon des sources concordantes.

 

Marceau Malekou, Melvin Gondjout , Alex Haore et Barry Ndimal avaient brièvement déployé une banderole hostile à la CAN 2017 au rond-point de Nkembo avant de se disperser sans attirer un grand monde.

 

Leurs proches affirment qu’ils avaient été rattrapés par des policiers qui les filaient au moment où ils rentraient chez eux à pied. Tous sont actuellement privés de liberté.

 

Plusieurs activistes ont appelé au boycott de la CAN 2017. Ils soutiennent que le pays sortie d’une crise postélectorale et empêtré dans une grave crise économique ne mérite pas d’organiser un tel évènement festif. L’argent dépensé pour organiser la plus prestigieuse compétition sportive du continent pour servir, selon eux à équiper les hôpitaux et les établissements scolaires encore très insuffisant dans le pays.

 

Le gouvernement avait prévenu que tout acte hostile sera sévèrement puni.

Antoine Relaxe




Les avocats de Ngoubou dénoncent une violation de la constitution


De g à d Anges Kevin Nzigou (Gabon), Felicite Esther Zeifman (France), Richard Sedillot (France) et Cédric Manguisset (Gabon) @ Gabonactu.com

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Le collectif des avocats de l’ancien ministre du Pétrole, Etienne Dieudonné Ngoubou incarcéré à la prison centrale depuis le 13 janvier dernier pour détournement présumé des deniers publics ont dénoncé vendredi dans une conférence de presse à Libreville, la violation de l’article 78 constitution gabonaise dans la procédure qui vise leur client.

 

« C’est absolument effarant », s’est indigné Me Richard Sedillot du barreau de Rouan en France qualifiant la procédure contre son client.

 

« Je peux vous dire solennellement que je n’ai jamais constaté  qu’on pouvait ainsi dénaturer un texte d’une parfaite clarté pour lui faire dire (…) ce qu’il ne dit pas », a-t-il poursuivi.

 

Selon le collectif des avocats de M. Ngoubou, leur client ne peut être poursuivi que devant la Haute cour de justice en vertu de l’article 78 de la Constitution. Cet article dispose entre autre que « Le Vice-Président de la République, les Présidents et Vice-Présidents des Corps Constitués, les membres du Gouvernement et les membres de la Cour Constitutionnelle sont pénalement responsables devant la Haute Cour de justice des actes accomplis dans l’exercice de leurs fonctions et qualifiés de crimes ou délits au moment où ils ont été commis, ainsi que leurs complices et co-auteurs en cas d’atteinte à la sûreté de l’État ».

 

« Monsieur Ngoubou est poursuivi pour détournement des deniers publics à l’époque où il était ministre. L’article 78 de la constitution est clair. Il ne peut juger que par la Haute cour de justice », a martelé Me Cedric Maguisset, un des deux avocats gabonais de l’ex patron du pétrole gabonais.

 

Durant la conférence de presse, Me Maguisset n’a pas souhaité commenté les chefs d’accusation contre son client ni les possibles connexions politiques dans ce dossier.

 

« Notre client veut être jugé mais par une juridiction compétente et non une juridiction incompétente », a insisté Me Félicité Esther Zeifman, avocate au barreau de Paris (France) qui sollicite humblement l’annulation de la procédure en cours.

 

Après avoir fait constater que son client est poursuivi par une juridiction non compétente, Me Sedillot a demandé l’intervention du chef de l’Etat en sa qualité de garant de la Constitution afin que celle-ci soit respectée à la lettre.

Le problème c’est que la Haute cour de justice n’a jamais fonctionné. Si elle était opérationnelle, elle devait également se charger du cas de l’ancien ministre des investissements, des Travaux publics, de l’habitat …. Magloire Gambia également en prison peu avant Ngoubou.

 

La rumeur accuse ces deux anciens ministres d’avoir détourné 500 milliards de FCFA. Ce que les avocats de Ngoubou n’ont pas souhaité commenté. Ces avocats ont affirmé que leur client a le moral mais que sa santé est fragile.

Martin Safou




Boycott de la CAN : 4 militants pro Ping interpellés à Nkembo


Une vue des manifestants @ Gabon Media Time

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Quatre militants d’un mouvement de jeunes proche du principal opposant  gabonais Jean Ping auraient été interpellés à Nkembo dans le 2ème arrondissement de Libreville après avoir participé à une manifestation de protestation contre la Coupe d’Afrique des nations (CAN Total, Gabon 2017), rapportent des sources concordantes.

 

Les quatre militants dont les noms ne sont pas connus auraient été interpellés par des policiers en civile qui les auraient filé au moment où ils quittaient le rond-point de Nkembo où s’est terminée une marche de quelques jeunes à laquelle ils ont participé.

 

Selon le site internet Gabon Média Time (GMT), « la manifestation qu’ils ont entamée aux environs de 14 heures n’aura duré que le temps d’une étincelle. Partis de Sotéga, les membres de la Jour se sont dirigés vers le rond point de Nkembo où ils ont brandi des banderoles avec des messages de protestation contre la Coupe d’Afrique des nations organisée par le Gabon ». La police n’aurait pas intervenue pour disperser les manifestants, très peu nombreux.

 

Des activistes de la société civile gabonaise ont appelé à boycotter la CAN qui se joue dans le pays du 14 janvier au 5 février prochain. Ils estiment que cet événement est un gaspillage d’argent public alors que le pays est empêtré dans une grave crise économique.

 

Dans une conférence de presse, le ministre de la Communication, porte parole du gouvernement, Alain Claude Bilie By Nze a prévenu que les auteurs d’une éventuelle perturbation de la CAN seront sévèrement sanctionnés.

Antoine Relaxe




Les avocats de Ngoubou, ex ministre du pétrole donnent une conférence de presse jeudi à Libreville


Etienne Dieudonné  Ngoubou à  l »époque ministre du Pétrole en début janvier 2017 @ Gabonactu.com

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Les avocats d’Etienne Dieudonné  Ngoubou, ex ministre du pétrole, en prison quelques heures seulement après son limogeage du gouvernement, donnent une conférence de presse jeudi à Libreville, a appris Gabonactu.com  de source bien informée.

 

La conférence de presse aura lieu en milieu d’après midi. Il sera question d’éclairer l’opinion sur les conditions de détention de l’ancien patron de l’administration du pétrole et l’évolution de la procédure judiciaire.

 

Etienne Dieudonné Ngoubou a été écroué le 12 janvier dernier après un interrogatoire à la Direction générale des recherches (DGR, renseignements généraux) le mercredi 11 janvier. Il est poursuivi pour détournement des deniers publics.

 

Ngoubou a au préalable été évincé de son très confortable fauteuil de ministre du Pétrole quasiment trois jours avant d’être expédié à la prison centrale dans le cadre d’une opération mains propres qui a également conduit en prison l’ex Ministre de l’Habitat Magloire Gambia et Blaise Wada, gestionnaire d’un projet d’assainissement de Libreville.

 

Etienne Dieudonné Ngoubou qui ne s’attendait pas à un tel traitement serait inconsolable dans sa cellule à la prison centrale de Libreville.

 

Construite avant l’indépendance du Gabon en 1960 pour 300 détenus, la prison de Libreville est surchargée. Ses effectifs gravitent autour de 1 100 détenus en permanence.

Martin Safou




Urgent : Mandat d’arrêt international contre Alfred Mabika ex patron la Poste SA


 Alfred Mabika @ DR

 

 

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Un mandat d’arrêt international a été lancé jeudi contre l’ex président directeur général (PDG)  de la Poste Alfred Mabika, a appris Gabonactu.com des sources bien informées.

 

 

Cinq (5) cadres de la Poste S.A ont été écroués jeudi à la prison après une audition au parquet de Libreville.

 

 

La Poste est dans une situation de quasi faillite. Les épargnants ne peuvent accéder à leurs épargnes depuis près de deux ans. Certains avoirs des comptes courants sont gelés.

 

 

Le Notable  




Urgent : Etienne Dieudonné Ngoubou en prison


 

Étienne Dieudonné Ngoubou @ DR

 

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – L’ex ministre de pétrole,  Etienne Dieudonné Ngoubou  a été placé ce jeudi sous mandat de dépôt à la prison centrale de Libreville, a appris Gabonactu.com de sources autorisées.

 

 

Mercredi,  il a été longuement entendu  à la Direction général des recherches (DGR) pour détournement de fonds.

 

 

Il a été limogé lundi dernier de ses fonctions de ministre du pétrole

 

 

Le Notable




Etienne Dieudonné Ngoubou entendu par la DGR mais pas en prison


Etienne Dieudonné Ngoubou le 16 décembre dernier dans son cabinet lors de sa dernière conférence de presse en qualité de ministre du Pétrole @ Gabonactu.com

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Le désormais ancien ministre du Pétrole, Etienne Dieudonné Ngoubou, limogé lundi dernier de son juteux poste aurait été entendu mercredi par la Direction générale des recherches (DGR, renseignements généraux) mais n’a pas été écroué, a appris Gabonactu.com de source familiale.

 

« Il est libre de ses mouvements. Il n’est pas en prison. Nous attendons la suite », a confié, énervé et préoccupé un des proches de l’ex-ministre.

 

Etienne Dieudonné Ngoubou, ancien cadre chez Shell Gabon est dans le collimateur du pouvoir qui le soupçonne d’enrichissement illicite et de détournement des deniers publics.

 

M. Ngoubou est pris dans un tourbillon lancé par la justice pour démasquer les dignitaires du régime d’Ali Bongo Ondimba ayant des mains sales.

 

C’est dans le cadre de cette espèce d’opération mains propres que Magloire Gambia, puissant ministre entre 2012 et 2015 a été jeté en prison mardi. Il s’y trouve en compagnie de Blaise Wada qui gère le projet d’études pour l’assainissement des bassins versants de Libreville. Ce projet est financé par l’Union européenne.

Martin Safou