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Autopsie de l’économie africaine à Kinshasa

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 Une vue partielle de Kinshasa @ Gabonactu.com

Kinshasa, RD Congo (Gabonactu.com) – Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, accueille du 2 au 4 novembre prochain, la 10ème édition de la Conférence économique africaine (AEC) qu’organise chaque année la Banque africaine de développement (BAD), la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

 

Cette conférence de haut niveau rassemble des experts économistes venus du monde entier. Ils plancheront sur le thème «Lutter contre la pauvreté et l’inégalité dans le programme de développement post-2015». L’objectif est d’analyser de manière critique l’impact des stratégies actuelles de croissance inclusive sur la pauvreté, l’inégalité et le développement humain en Afrique. La rencontre donnera également l’occasion de se livrer à une réflexion critique sur la marche à suivre, et notamment sur la manière de planifier et de mettre en œuvre le programme de développement post-2015.

L’Afrique a certes réalisé d’énormes progrès ces dernières années mais les inégalités continuent de freiner ses efforts de réduction de la pauvreté.

En effet, la proportion de sièges occupés par des femmes dans les parlements nationaux a rapidement progressé sur le continent, bien plus que dans d’autres régions. La proportion de femmes dans l’emploi non agricole a également légèrement augmenté ces dernières années. Toutefois, cette performance reste à la traîne par rapport à celle des autres régions en développement. L’accès à l’eau potable s’est amélioré, mais l’assainissement reste problématique.

Le ratio filles-garçons dans les écoles primaires continue de s’améliorer dans de nombreux pays africains, mais il faut rapidement trouver des solutions concernant la progression des garçons et des filles entre différents niveaux d’éducation. Les réponses à ces défis sont donc d’importance décisive pour l’atteinte d’une croissance inclusive et d’un développement durable.

A Kinshasa, décideurs et chercheurs feront une contribution stratégique à la mise en œuvre de la vision africaine ainsi qu’à l’identification d’actions concrètes pour la réduction de la pauvreté et des inégalités dans le contexte du programme de développement pour l’après 2015.
Les participants évalueront également l’impact des stratégies de croissance actuelles sur les inégalités ainsi que le développement humain en Afrique.

Une vue des participants @ Gabonactu.com
Une vue des participants @ Gabonactu.com

Le Président du Sénat de la République démocratique du Congo (RDC), Léon Kengo Wa Dondo a, au nom de son chef de l’Etat, Joseph Kabila, ouvert lundi à Kinshasa, les travaux de cette 10ème édition.

« Les africains célèbrent les potentialités plutôt que les résultats. Pour avoir les résultats, il faut créer les emplois », a déclaré Carlos Lopez, Secrétaire exécutif du la Commission économique de l’Afrique (CEA).

« De toutes les inégalités, celles des revenues sont les plus marquées. En 2010, six des 10 pays les plus inégalitaires se trouvent en Afrique, particulièrement en Afrique australe », a-t-il poursuivi avant de conclure que pour lutter efficacement contre la pauvreté et les inégalités, l’Afrique doit poursuivre des politiques industrielles agressives pour créer des emplois et célébrer la véritable croissance africaine.
« Je vous recommande d’adopter des recommandations simples, pratiques et faciles à mettre en œuvre pour parvenir à cette réduction de la pauvreté et des inégalités », a urgé Léon Kengo Wa Dondo. Le président du Sénat congolais a indiqué que son pays est prêt à relever le défi dans la mise en œuvre de l’agenda post 2015.

Selon lui, la RDC deviendra un pays à revenus intermédiaire en 2020. Pays émergeant en 2030. Et pays développé en 2050.

 

Les participants feront le point de l’impact des stratégies de croissance courantes de l’Afrique, ils discuteront des succès et des leçons apprises et identifieront les lacunes à combler, les défis à relever et les questions émergentes. Les conclusions et les recommandations de ces travaux seront communiquées aux différentes parties prenantes du développement, et diffusées dans un numéro spécial de la revue trimestrielle «African Development Review» consacrée aux politiques de développement en Afrique.
Lancée en 2006, la Conférence économique africaine a pour but d’encourager le dialogue et le partage de connaissances sur les questions économiques et les défis de l’Afrique.

 

Yves Laurent GOMA, envoyé spécial à Kinshasa

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