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Ali Bongo unique dirigeant africain invité au salon aéronautique du Bourget

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Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Le Président de la République a assisté ce lundi matin à la démonstration aérienne inaugurale du Salon du Bourget près de Paris.

 

Seul chef d’État étranger invité par le Président François Hollande, Ali Bongo Ondimba s’est ensuite rendu sur les pavillons des géants de l’industrie des transports et de la recherche spatiale pour un tour d’horizon des programmes en développement au Gabon. Coopération défense et sécurité régionale, géo-information, suivi satellitaire et lanceurs.

 

Rendez-vous planétaire de l’air et de l’espace, lieu d’échanges politiques, économiques et stratégiques, point de ralliement des acteurs globaux de la sécurité et de la science, Le Bourget est un sommet mondial. Quelques heures avant que ne déferlent les 300.000 visiteurs attendus au gré des 2200 pavillons et stands, le Salon international de l’aéronautique et de l’espace a offert au président français et à son invité gabonais une spectaculaire démonstration aérienne.

 

Depuis la tribune officielle dressée au bord du tarmac et de la piste d’envol, les deux chefs d’État ainsi que les dirigeants d’Airbus et de Dassault ont suivi l’évolution des derniers nés de l’industrie militaire et civile. Une attention particulière a été portée aux aéronefs actuellement engagés dans la guerre contre le terrorisme au Sahel.
EarthLab, la géo-information stratégique
À l’issue de ce ballet aérien puissamment sonore, le Chef de l’État, escorté par une délégation du ministère français de la Défense et par les hauts responsables de l’industrie, est allé à la rencontre des opérateurs des programmes d’exploration scientifique déployés au Gabon. Occasion notamment de se faire présenter les ultimes développements de EarthLab : issu d’un partenariat signé en décembre 2013 entre l’Agence gabonaise d’études et d’observations spatiales (AGEOS), le Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS) et Telespazio-France, ce dispositif a vocation à fournir des services de surveillance par satellite depuis le centre de compétences d’AGEOS à N’Kok, où une antenne de réception directe a été déployée, permettant la réception d’images radar COSMO-SkyMed et optiques Landsat. Ces services, à la pointe de la technologie dans le domaine de la surveillance par satellite, pourront ainsi contribuer à la sécurité de l’ensemble des pays du Golfe de Guinée.

Ali Bongo et François Hollande @ DCP
Ali Bongo et François Hollande @ DCP

Ce centre de surveillance de l’environnement – composante du réseau mondial EarthLab en zone subsaharienne – s’appuie sur une station de réception satellite « utilisateurs » COSMO-SkyMed, dont les données d’observation radar contribueront à la création de services à valeur ajoutée, notamment dans le domaine de la surveillance maritime et de la cartographie. Un savoir-faire d’exception en Afrique dans le domaine de l’observation de la terre par satellite et une dynamique locale et régionale.
« Avec EarthLab Gabon, le Gabon devient le cœur africain d’un réseau mondial de géo-information et couvre un cercle de réception de 5 500 km, englobant 23 pays africains, la totalité des forêts du bassin du Congo et de l’Ogooué, une partie des forêts de l’Afrique de l’ouest et la totalité du Golfe de Guinée ».
L’aventure spatiale : étape gabonaise
L’Agence spatiale européenne a renouvelé en mai 2014 son accord avec la République du Gabon pour l’utilisation de la station de suivi de Nkoltang. Il permet à l’ESA, en coordination avec l’AGEOS, d’utiliser la station pour ses lanceurs Ariane, Vega et Soyouz. Le réseau de stations aval de télémétrie joue un rôle essentiel lors de chaque mission, et fournit des informations sur les conditions à bord du lanceur, la performance du véhicule, sa trajectoire, l’injection des satellites sur leur orbite. Ce sont des informations cruciales pour les ingénieurs, les clients et les spécialistes de vol.
La coopération entre l’ESA et le Gabon remonte à 1986 avec l’installation d’une station aval à Nkoltang, à 30 kilomètres de Libreville, pour les lancements d’Ariane. Celle-ci est exploitée par l’Agence spatiale française, le CNES, pour le compte de l’ESA. Le réseau de stations de suivi a été à l’origine installé le long de la ligne équatoriale pour répondre au mieux à la trajectoire principale d’Ariane, vers l’orbite de transfert géostationnaire. À cet emplacement idéal près de l’équateur, le lanceur reste visible pendant les phases critiques de la mission alors qu’il s’élève vers l’est depuis Kourou.

BOURGET 2
Outre le Gabon, ce réseau comprend des stations à Galliot (Guyane), Natal (Brésil), l’île d’Ascension (Royaume-Uni) dans l’océan Atlantique sud et Malindi (Kenya).
Cet accord reflète une forte volonté et un intérêt commun à renforcer et intensifier la coopération dans les utilisations pacifiques de l’espace, et notamment dans la télédétection appliquée à la surveillance de l’environnement et le traitement de ces données, les projets d’applications relatives à l’observation de la terre, la formation spécialisée et le partage d’informations.

Septième mission du programme Earth.

Explorer, Biomass a reçu le 18 février 2015 l’accord du Comité de programmes d’observation de la Terre de l’ESA pour passer en phase de développement en vue d’un lancement fin 2020. Cette mission sera chargée d’étudier l’état et l’évolution des forêts tropicales et équatoriales. Plus particulièrement, elle mesurera la quantité de biomasse au-dessus du sol dans les environnements forestiers et suivra son évolution au fil des saisons. La hauteur moyenne de la canopée sera mesurée avec une résolution horizontale de 200 m, tandis que la déforestation sera suivie avec une résolution de 50 m, ce qui permettra une meilleure gestion de ces forêts.
La biomasse en forêt représente environ 70 à 90% de la biomasse totale et est constituée à 50% de carbone. Aujourd’hui, ces valeurs font l’objet d’estimations très imprécises (entre 363 et 650 gigatonnes de carbone) alors que les flux liés à l’absorption du carbone atmosphérique (« puits de carbone ») et à sa libération par la déforestation et la combustion sont des facteurs essentiels à prendre en compte au niveau scientifique pour la modélisation des évolutions du climat.

 

Source : DCP

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