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Acte de naissance du chef de l’Etat : le doute de Moukagni Iwangou

Acte de naissance du chef de l’Etat : le doute de Moukagni Iwangou

 

 

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Le président de l’Union du peuple gabonais, Jean de Dieu Moukagni Iwangou, également président tournant du Front uni de l’opposition pour l’alternance (FUOPA) a refusé de boire comme du petit lait la version de l’extrait d’acte de naissance du chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba, délivré le 18 juin dernier par le Centre d’Etat civile de Nantes (France) à un groupe d’opposants et d’activistes gabonais qui en avait fait la demande.

 

Le document délivré par Nantes « offre une vérité minimale et laisse persister un doute maximal », a déclaré l’opposant dans un point de presse samedi au siège de son parti.

 

Selon Moukagni Iwangou, du point de vue de la forme, les actes d’état civil sont encadrés en France par une codification entreprise depuis le 28 octobre 1922, en ces termes, je cite : « Les actes de l’état civil énonceront l’année, le jour et l’heure où ils seront reçus, les prénoms et nom de l’officier de l’état civil, les prénoms, noms, professions et domiciles de tous ceux qui y seront dénommés. » fin de citation.

« En multipliant les pointillés, qui sont autant d’incertitudes, à la place de tant d’informations attendues, sur les références de l’acte original, sur l’officier d’état civil l’ayant dressé … le SCEC a soigneusement évité la vérité toujours attendue, et malheureusement, ajouté au clair obscur qui prévalait déjà à la compréhension de cette question », insiste-t-il.

 

Magistrat, Jean de Dieu Moukagni Iwangou a martelé que « l’extrait délivré par le SCEC (service central d’état civil, ndlr) est sans incidence sur sa saisine de la Haute Cour de Justice » sur ce dossier.

 

Le pouvoir n’a pas officiellement régit suite à cette évolution du dossier. La présidence de la République a toujours refusé de commenter ce dossier estimant qu’il est inutile sinon une perte de temps de démontrer une évidence.

 

La polémique sur l’acte de naissance du chef de l’Etat gabonais a surgi suite à la publication en 2014 d’un livre par l’écrivain français Pierre Péan. L’auteur français a soutenu que l’actuel chef de l’Etat gabonais n’est pas le fils biologique d’Omar Bongo Ondimba. Il est, selon lui, originaire du Biafra au Nigeria. Des accusations que la famille du chef de l’Etat a démenties et sévèrement condamnées soupçonnant l’auteur de vouloir déstabiliser le Gabon.

 

L’opposition a accueilli ces affirmations comme du pain béni et exigé la vérité. « Le coup de massue des archives de Nantes », a titré le journal en ligne Gabonreview.com estimant que le document sortie par Nantes coupait l’herbe sur le pied des opposants qui en faisait une fixation dans la perspective de l’élection présidentielle de 2016.

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