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5 pays ont tiré les cours du baril de pétrole vers le bas malgré la timidement hausse de 2018 (FMI)

5 pays ont tiré les cours du baril de pétrole vers le bas malgré la timidement hausse de 2018 (FMI)

Tanker japonnais, un des plus grands tankers pétroliers au monde  ©  DR

Washington, 9 avril (Gabonactu.com) – La forte croissance de la production pétrolière des Etats unis d’Amérique, de l’Arabie saoudite, du Canada, de l’Iraq et de la Russie a plombé les cours du baril de pétrole qui a dépassé 80 dollars en 2018, soit le plus haut niveau depuis novembre 2014, selon le rapport sur les perspectives économiques mondiales (PEM) publié mardi à Washington par le Fonds monétaire international (FMI).

 

« La production de pétrole brut aux États-Unis s’est établie en moyenne à 10,9 millions de barils par jour (mbj) en 2018, soit une hausse de 1,6 mbj par rapport à l’année précédente (dépassant de 0,3 mbj les anticipations depuis l’édition d’octobre des PEM et la plus forte croissance jamais enregistrée », précise le rapport rendu public par Gita Gopinath, économiste en chef du FMI.

« Par ailleurs, la production de l’Arabie saoudite, du Canada, de l’Iraq et de la Russie a atteint des niveaux élevés », ajoute le document qui constate en conséquence que « les cours du pétrole ont sensiblement chuté entre le début d’octobre et la fin de novembre ».

Gita Gopinath présentant le rapport sur les perspectives économiques mondiales © Gabonactu.com

De leur côté, affirme le rapport, le 7 décembre 2018, les membres de l’OPEP et d’autres pays non membres (dont la Russie) ont convenu de réduire leur production de pétrole brut, à partir de son niveau d’octobre 2018, de 0,8 mbj et de 0,4 mbj, respectivement, à compter de janvier 2019 pendant une période fixée initialement à six mois.

« Ces réductions, conjuguées à des interruptions imprévues, ont soutenu les cours, qui ont rebondi à plus de 60 dollars en février », poursuit le document présenté à la presse.

Sur le front de la demande, la diminution des cours compense la demande sous-jacente de pétrole eu égard au ralentissement de la croissance mondiale. L’Agence internationale de l’énergie prévoit une hausse de 1,3 et de 1,4 mbj, respectivement, en 2018 et en 2019, soit une révision à la baisse de 0,1 mbj pour ces deux années (par rapport à l’édition d’octobre des PEM).

Du côté de l’offre, les réductions obligatoires de la production au Canada et les compressions par les pays membres et non membres de l’OPEP, y compris les interruptions involontaires de la production au Venezuela, freinent progressivement la croissance de la production de pétrole depuis le début de 2019.

Bien que les aléas soient équilibrés, les projections de référence des cours du pétrole restent très incertaines en raison d’importantes variables inconnues sur le plan.

Les aléas à la hausse pesant sur les cours à court terme sont notamment les facteurs géopolitiques au Moyen-Orient, les troubles civils au Venezuela, la position plus dure des États-Unis à l’égard de l’Iran et du Venezuela et la croissance plus lente que prévu de la production américaine. Les aléas à la baisse sont, entre autres, une production plus forte qu’anticipé aux États-Unis et le non-respect par les pays membres ou non membres de l’OPEP de leurs engagements.

Les tensions commerciales et autres risques qui pèsent sur la croissance mondiale peuvent aussi avoir des répercussions sur l’activité mondiale et ses perspectives et, partant, réduire la demande de pétrole.

Yves Laurent GOMA

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