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La bactérie qui décime les carpes se déplace vers l’Ogooué-Maritime (communiqué)

La bactérie qui décime les carpes se déplace vers l’Ogooué-Maritime (communiqué)

Carpes trouvées mortes ©  CENARST

« Aearomonas veronii et Plesiomanas shigelloides », c’est le nom scientifique de cette bactérie. Elle a été détectée à la suite des analyses biologiques effectuées par le Centre international des recherches médicales de Franceville (CIRMF), le laboratoire gabonais de classe mondiale très réputé pour ses études très poussées sur le virus Ebola.

Dans un communiqué, le ministre de l’Agriculture et de la Pêche, Biendi Maganga Moussavou, a annoncé que « le phénomène de mortalité des carpes s’est estompé avec une tendance à la normalisation dans les zones allant de Ndjolé à Lambaréné ».


« Toutefois, on observe le déplacement de cette épidémie vers l’Ogooué maritime », avertit le ministre

 Depuis le déclenchement de l’épidémie, le virus ne tue que les carpes ou tilapia. L’épidémie a débuté en juillet dans les provinces de la Ngounié (Sud) et du Moyen-Ogooué (centre du Gabon). Ce sont les pêcheurs qui, à chaque fois, alertent les autorités.

Dans un premier temps, les chercheurs artisanaux d’or ont été soupçonnés d’avoir déversé des métaux lourds comme le mercure dans les cours d’eau. D’autres voix ont supposé une pollution par le déversement des hydrocarbures. 

Pollution exclue

« Les résultats d’analyse permettent d’éliminer une pollution aux hydrocarbures et aux métaux lourds (mercure) », indique le communiqué du gouvernement.

Ne connaissant pas encore avec exactitude si le virus qui tue la carpe est nocif ou pas sur les humains, le gouvernement gabonais maintient l’interdiction de consommer la carpe. Il autorise par contre la pêche, la commercialisation et la consommation d’autres poissons jusqu’ici non touchés par cette bactérie.

L’épidémie sévit notamment dans des zones rurales où les populations consomment l’eau directement prélevée des rivières et des lacs. Le gouvernement recommande fortement de faire bouillir cette eau avant tout usage. La psychose a quasiment gagné tout le pays. La carpe, poisson très prisé des Gabonais, est désormais bannie des assiettes. Un véritable manque à gagner pour les communautés rurales qui ne vivent que de l’activité, autour de ce poisson, très prospère uniquement entre juin, juillet et août.

Antoine Relaxe

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